CHAPITRE XVI
Difficulté d’apprécier sans erreur l’influence des nerfs sur les
mouvemens du cœur.
Les nerfs qui se répandent dans le tissu du < (jeur donnant aussi des ramifications à d’autres organes, on ne peut savoir bien pre'cise'ment dans quelle dépendance les mouvemens du cœur sont de ces nerfs. Touclie-t-on , par exemple , aux nerfs vagues ou au cerveau? irrite-t-on la moelle épinière? Aussitôt les phénomènes respiratoires sont troublés , et bientôt aussi, mais par
contre-coup , les mouvemens du cœur et toute la circulation du sang.
5 26 UV. V, DES MOUVEMENS DE l’hOMMË.
Pour évaluer jusqu’à quel point les nerfs par-* * ticipent aux mouvemens du cœur, il faudrait donc pouvoir agir sur ces nerfs sans compromettre aucunement la respiration ni rien de ce qui peut la troubler, Il faudrait, par exemple, qu’on pùt opérer sur le fœtus 5 dont le cœur bat déjà , mais dont les poumons sont encore inactifs : ou bien il faudrait qu’on pût expérimenter sur un animal privé de respiration \ ou du moins sur un animal dont les organes respiratoires eus-* sent des nerfs nettement séparés, séparés d’origine et de distribution d’avec les nerfs du cœur. Sans doute la nature fournit des êtres propres à ce dernier genre d’épreuves. Mais voici une nouvelle difficulté. Ces êtres , si différons de l’homme, n’ont plus avec l’homme assez d’analogie pour servir à éclairer les points obscurs de son histoire.