‹ Principes de physiologie médicaleChapitre 5 sur 163 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

Des Muscles et du mouvement musculaire.

Il sera surtout question dans ce chapitre des muscles soumis aux commandemens delà volonté.

Les muscles sont des organes charnus, contractiles ) composes de fibres rouges , ridées \ de fibres réunies par du tissu cellulaire en faisceaux progressivement accrus, et terminées par des organes fibreux et inertes , qui les fixent aux parties solides du corps»

4;6 LIV. Y , DES MOÜVEMENS DE l’hoMME.

Les fibres musculeuses sont droites pendant le xepos} elles sont aussi partout homogènes dans les muscles volontaires. Divisibles jusqu’à l’infini, la plus petite de ces fibres paraît absolument disposée et organisée comme la plus grosse. Toutes reçoivent des nerfs et des vaisseaux abondans; toutes sont jointes au tissu fibreux blanc ; toutes sont pleines , nonobstant les théories qui éprouvent le besoin de les supposer creuses.

On a rapporté la contraction musculaire à 1 influence de l attraction. Cette idée n’est, il est vrai, ni de Newton, ni dTIarvey, ni de Haller, ni de Bichat. Toutefois , il n’y a pas jusqu’à Newton lui-même qui n’ait fourni son contingent aux rêveries hypothétiques dont l’action musculaire a été le sujet.

Mais nous ne voulons relater ici que des faits certains.

Tout muscle qui se contracte se raccourcit et se gonfle : la contraction est un raccourcissement. Mais comme le muscle regagne d’un coté ce qu il perd de 1 autre, et que d’ailleurs il n’existe ni vide ni lacune dans nos organes, il en résulte que les muscles n augmentent ni ne diminuent de volume pendant leur contraction : des expéi icnces multipliées ont fourni la preuve de ce fait, auquel on a attaché plus d’importance qu’il nen mérite. On conçoit , au reste, que si la

Page 1