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de poitrine ont des symptômes beaucoup moins cvidens et plus lentement mortels après une fluxion de poitrine. D’oii vient cela? de ce que le malade a l’habitude de l’oppression et que sa faiblesse le réduit à l’immobilité. Meme chose a lieu chez les vieillards, et la cause en est semblable. Les épanchemens aussi sont moins évidens après de grandes saignées *, et cela se conçoit bien , outre que l’expérience le prouve : moins de sang pénétrant le poumon, plus aisément beaucoup d’air y circule. Observons bien la nature ! nous y trouverons une science toute faite.
Il est plusieurs questions importantes , relatives à l’asphyxie, dont on ne s est pas encore assez occupé : je citerai avant tout la question de survie ou survivance : elle est du plus grand intérêt en médecine légale. On sait bien en général que la respiration est indispensable à l’existence; mais sait-on à quel âge ou dans quelles circonstances particulières le manque d’air, le délaut de respiration ou l’action de gaz irrespirables produisent plutôt la mort ? Sait-on si la femme est plus vite asphyxiée que l’homme, ou l’enfant plutôt que sa mère? Possède-t-on enfin sur l’asphyxie les mêmes données que sur l’inanition ? Je ne le pense pas.
Toutefois nous n’en sommes plus à ce sujet aux premiers élémens. On s’est assuré que l’enfant
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cjiu est viable sans etre a terme , se passe plus ion g» temps de respirer que l’enfant parfait. Le trou de botal et le canal artériel n’étant pas encore oblitérés chez l’enfant qui vient de naître, ses poumons n’etant pas encore pénétrés de beaucoup de sang, du sang artériel pur n’ayant point arrose ses organes , on sait qu’il résiste mieux à 1 asphyxie qu’il n’y résisterait quelques jours après la naissance. La destruction du nerf pneumo-gastrique ou de la moelle allongée ont alors des effets moins subits, la submersion un danger moins soudain (i). Vite on s’est hâté de conclure d apres ces faits, que « le danger de Yasphjæie est en raison directe de l’âge. » Examinons si la chose est toujours ainsi.
Dernièrement une femme de trente cinq ans, réduite au désespoir par la jalousie et par beaucoup de malheurs, résolut de se faire périr elle et sa fille, jeune enfant de cinq ans, par les vapeurs du charbon. Un de ses voisins, se doutant des funestes desseins de cette femme par l’exaspération quelle laissait voir, inquiet de ne plus 1 entendre, entra chez elle. L’odeur du charbon.
(0 Voy Buffon et Legallois. — Voy. aussi M. Fodéré,dont il faudrait toujours se rappeler le nom et les ouvrages chaque fois qu on s occupe de ce qui touche aux plus chers intérêts de l'humanité.
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un grand brasier allume, et tous les apprêts d’une asphyxie concertée, furent les premiers objets qui frappèrent ses regards. Près de là, dans un coin de l’appartement, étaient deux corps sans mouvement. Justement effrayé pour lui-même, ce voisin appela du secours. Aussitôt il en vint de toutes parts. On s’empressa d’examiner les deux asphyxiées : une d’elles était déjà sans vie. Laquelle, croyez-vous? D’après le principe ci-dessus ce devait être la mère : trente ans de plus, l’affaiblissement né des malheurs, et plus que tout cela, des remords anticipés pour le crime d’entraîner un être innocent dans l’abîme qu’elle s’était choisi ; toutes ces choses auraient du rendre sa mort plus prompte que celle de l’enfant. Cependant ce dernier seul était sans vie, et quelques soins empressés tirèrent bientôt la mère de son évanouissement profond.
Peut-être donc pourrait-on dire qu’un enfant meurt avant ses parens d’ asphyxie comme de faim ; mais cela doit nécessairement varier pour beaucoup de causes. La privation d’air ne fait pas mourir comme la présence d’un air délétère, ni le gaz du charbon comme le gaz hydrogène. Un de ces gaz étant plus léger et l’autre plus pesant que l’air, on voit qu’il n’y a pas jusqu’à la stature des hommes qui ne puisse avoir de l’influence sur la production de l’asphyxie.