‹ Principes de politique positive d'après SolvayChapitre 15 sur 17 · POSTULAT SOCIOLOGIQUE FONDAMENTAL · texte numérisé non relu

POSTULAT SOCIOLOGIQUE FONDAMENTAL

Pour atteindre à son but, pour assurer la continuité et la perpétuation de son action dégradatrice, la cellule, réaction chimique vivante, se cor^stitue préalablement dans .son milieu propre, et en limitant son champ d'action, sa self-organisation élémentaire, avec un service d'entrée et de sortie des matériaux réactionnels nécessaires à sa continuité.

Puis, pour mieux assurer sa perpéiuation, elle a, en vertu de la loi du groupement progressif, une tendance à accroître sa complexité et donne lieu

à l'être pluri cellulaire, à l'homme, aux sociétés, à la société. Elle a enfini une tendance à se perfectionner, pour mieux atteindre son but initial,] conformément à la loi du progrès obligé.

Elle pose une question de self-organisation, ime question de fonction-j nement, une question de perfectionnement.

L'énergie potentielle totale répandue dans le monde est suffisante pour satisfaire aux besoins inférieurs et su])érieurs de toute la réaction vivante * mondiale.

Il y a actuellement production et consommation anormales des énergies. Les moyens de production sont insuffisants. Ils peuvent permettre de capter et de transformer à peine les énergies nécessaires à la self-organisation physiologique de tous les individus. Conséquemment, il faut envisager le problème à ce point de vue actuel, puis au point de vue de la consommation intégrale et maximum éventuelle, enfin au point de vue d'u bien-être maximum général.

La société organique envisagée ici est une société particulière, formf transitoire.

Aussi bien que Téconomie nationale a succédé à l'économie familiale, l'économie mondiale s'impose comme conséquence obligée et nécessaire du développement de la réaction et de. son évolution.

L'économie mondiale n'est possible que dans la liberté mondiale, par conséquent par le recul des limites du droit de cliacun jusqu'aux frontièi^s du mondé.

Il y a nécessité et intérêt à prendre toutes mesures susceptibles de favoriser, dans un sens international, la production, les échanges et la consommation de tous les systèmes d'énergies et de préparer ainsi la fusion de toutes les sociétés particulières dans la société-organisme finale. l'Humanité.

§ 1. Self-Orgaiiisation politique.

La loi énergéto-dégradatrice détermine la formation du lien social. Seul, l'homme ne pourrait produire tout ce (jui est nécessaire à sa vie et à son bien-être. Le lien social conséquemment est naturel. Il y a dans l'organisme interdépendance obligée et utile.

L'unité du tout est maintenue par la convergence interne des activités de chacune des parties.

Le tout favorise la partie et la partie peut influencer de plus en plus 1 h tout. L'organisme social existe pour l'individu et l'individu, pour l'organisme social. Il V a synergie du tout et des parties pour mieux atteindre au but de la réaction fondamentale et il y a intérêt à ne pas la contrarier.

La société-organisme assure avant tout sa coniinuité par adaptation au monde extérieui*, en captant, en transformant les énergies ambiantes et en le créant ainsi des services d'entrée et de sortie des mat^^riaux énergétiques.

La notion de la réaction vivante d'ensemble s'identifie avec les caractères d'un être physico-chimique abstrait et devient, dans l'ordi-e social, l'être juridique moral, l'Etat.

Il y a intérêt à séparer l'Etat, entité politique, de l'Etat, entité économique,

La participation active de tous est nécessaire pour atteindre au but de sa loi énergéto-dégradatrice, et dans les conditions requises par les besoins de la réaction fondamentale.

Les faibles sont censés jouer le même rôle que les individus actifs.

Le même but ne peut être atteint que dansTordre et la parfaite coordination de toutes les manifestations énergétiques sociales.

Tous les pouvoirs politiques tendant à assurer la continuité et le développement de la réaction d'ensemble émanent des parties.

Les peuples sont maîtres de leurs destinées.

Les pouvoirs juridiques qui doivent assurer et accroître l'ordre social émanent également des parties.

Le droit doit tendre à maintenir l'équilibre au sein de la société, eD tenant compte de plus en plus, dans l'application, des principes logiques de justice consacrés par la coutume, de Féquité fondée sur le droit producliviste.

Pour favoriser de plus en plus le développement et le perfectionnement de la réaction vivante, il y a nécessité de faire intervenir de plus en plus le tout à titre de régulateur supérieur, })Our coordonner les activiiés des parties dans la production, les échanges et In consommation, empêche^' les dissipations d'énergies et au profit des parties.

La collaboration obligée de tous au développement de la réaction vivante entraîne la reconnaissance, au profit de chacun, de droits égaux à l'égard du tout, avec l'obligation de tous de remplir les devoirs que requiert l'intérêt du tout.

Il n'y a, dans le tout, aucune distinction d'ordres ni de classes.

Il n'y a pas de liberté absolue. La liberté de chacun est limitée par l'intérêt de la réaction vivante d'ensemble. Elle est garantie par ie tout.

Le droit à l'existence s'ouvre au profit de ceux qui participent directement, toutes choses étant normales, à l'aide de leur travail physique ou intellectuel, à la production générale, dans la mesure de leurs moyens.

La société prendra toutes mesures pour que ce droit soit rendu effectif. Sa mise en pratique est ie premier but vers lequel doit tendre la société correctement gouvernée.

Le régime idéal vers lequel tend automatiquement une société organisée d'après les principes productivistes intégraux est celui dit de Y égalité au point de vue de départ, en capital et en droit capacitaire offerts à Î0U5, et qui doit coïncider avec Vétat dit économique supérieur, avec aine production intégrale maximum.

§ 2. Fonctionnement

Production

L'homme est énergôto-productiviste par « nécessité vitale v, quand il est isolé. Il est avant tout un appareil producteur d'énergie utilisable au .profit de la continuité de sa réaction.

Cette énergie est exté4:'iorisée par lui, soit sous forme de travail mécanique, soit sous forme de travail cérébral utilisés à la production de choses indispensables ou utiles à la continuation de sa vie réactionnelle.

La société est avant tout un appareil producteur d'énergie. Elle doit s'organiser et mettre tout en œuvre de manière à maintenir à •son niveau acquis la production de ce qu'elle consomme actuellement ; puis

<jil.e doit, [K)ur inieiix se perpétuer, améliorer sans cesse cette production, pour se rappro(^bcT de plus en plus de l'étîit de régime économique supérieur. J.a pro<luction, en régime définitif, sera entièrement coordonnée.

La société doit donner à tous ceux qui le désirent la garantie du travail. Nul n'est tenu d'exécuter le travail ofïert, pour jouir des avantages qu'il comporte, ^ue dans la mesure où il est compatible avec son âge, son état de santé, st^ aptitudes professionnelles et les exigences de la vie familiale.

Subsidiairem^nt, le travail est complété ou remplacé par le capacitariat.

L'amélioration du bien-être de l'homme dépend uniquement de la pro iluction intégrale. Ï4a société doit améliorer progressivement, d'une maniéi'e continue et indéfinie, le bien-être de l'homme universel moyen, par r augmentation de la production générale et spécialement par Tamélioration des rendements phjsio- et psvcho-énergétiques de l'homme moyen.

Il est essentiel, {)Our que ce but soit atteint, d'améliorer le milieu social, en améliorant l'homme moyen au triple point de vue de son développement physique, de sa capacité intellectuelle et de sa valeur morale, puis (le; faire en sorte que les énergies individuelles composant le milieu social soient utilisées de plus en plus complètement et rationnellement au point de vue collectif.

Il y a intérêt à laisser se créer transitoirement des associations ou syndicats de production, pour autant qu'ils puissent assurer un rendement meilleur à la production générale ou déterminer un abaissement des prix au profit des consommateurs.

Il y a intérêt à intei^nationaliser les associations ou syndicats de production et par suite la production correspondante, en vue notamment de i'endre possible ultérieurement le libre échange des énergies de toutes espèces.

Il y a intérêt à laisser se constituer transitoirement des associations ou groupements, t^>m[)oraires ou j>ermanents, à but matériel, intellectuel et moral, susceptiblevS d'améliorer le bien-être de tous ou des parties et de rapprocher la société de l'état économique supérieur.

La société prend toutes mesures susceptibles d'entraver la création d'entreprises de production anormale et agrée celles qui sont reconnues conformes à l'intérêt général.

Pour favoriser le développement de la production, il y a intérêt à ce qu'elle prenne en outre une participation progressive dans toutes les entreprises agréées à titre d'encouragement, grâce à des fonds libreme^ mis à sa disposition par les parties et à mesure qu'ils augmenteront, de manière à pouvoir, après prélèvement d'un intérêt dû aux déposants, affecter le surcroît des bénéfices à l'amélioration du bien-être intégral des producteurs.

Il y a lieu de eommunaliser, provincialiser et nationaliser progressivement l'exploitation de tout ce que comporte une consommation intégrale normale et, subsidiairement, tous les objets dont la production sera sûrement plus avantageuse au bien-être en général qu'elle ne le serait autrement.

Les ressources nécessaires au fonctionnement de l'organisme social et celles requises par les besoins de l'accroissement de la productivité de chacun, doivent être fournies par l'impôt direct, dû par tous, proportionnellement à leurs ressources.

Le capital est légitime avant tout dans la mesure où il provient de la rétribution productiviste du travail et de la capacité. Comme tel, il repré sente de l'énergie ac<".umulée, c'est-à-dire du travail aiitérieur, intellectuel et physique, équivalent au travail actuel, physique et intellectuel, employ^^ dans la production.

Dans toute transmission successorale, le capital est d'autant moins légitime qu'il tient de plus loin à celui qui en est l'édificateur. Conséquemment, son imposition doit être au moins proportionnelle à son degré d'éloignement d'avec ce dernier, aussi bien en ligne directe (j^ue cx)llatérale, et dr façon que le capital, ne se constituant pas, il finisse par s'éteindre.

En période transitoire, le capital non légitime doit être beaucoup plus imposé que le capital légitime.

L'impôt unique fin de vie et progressif et qui remplace les impôts annuels est le plus rationnel. En régime transitoire, Fimpôt sur le revenu conjointement avec V impôt successoral y est plus rationnel que tous lp^ autres systèmes d'impôts.

Sous l'empire do l'iinpôl successoral réitéré et de la Caisse générale ute de libre parlici[)atiou ou socialisation, le ca])ital privé sera remplacé |>rogressivement par le capital social, celui-ci subsistant seul sous le régime de l'égalité au point de départ.

Il devrait être prélevé sur l'impôt, après les capitaux requis pour l'organisation du régime dit de l'égalité au point de départ, toutes sommes nécessaires à l'organisation des services sociaux, puis à l'entretien des faibles, temporaires ou permanents, partiels ou totaux.

ÉCIUNGKS

La nécessité des échanges résulte de l'impossibilité de chacun de produire ou de se procurer tout ce qui est requis par les besoins de la vie et du bien-être, les besoins physiques, aussi bien que les besoins psychiques.

Les objets matériels nécessaires à l'économie organique, le travail dit manuel, le travail intellectuel et le [capital, sont des systèmes d'énergie interchangeables qui se font par transactions.

Il y a intérêt à ce que la société favorise les transactions. Il y a intérêt aussi à organiser, dès maintenant, le libre-échange absolu entre toutes les sociétés particulières.

Les transactions doivent être faites sans la monnaie-métal, par système comptabiliste, chaque homme ayant pour le représenter et dès sa naissance '• son compte social -, courant et officiel, à l'aide duquel il est possible par surcroit de dresser à tout moment son bilan social productiviste et de distinguer la fortune acquise par les efïorts de celui qui la possède de la fortune transmise. Dans le système comptabiliste l'unité monétaire, manipulatoire, est remplacée par V unité inscriptive.

Tout agiotage, toute spéculation sur quelque système d'énergie que ce soit sont nuisibles aux échanges et à la consommation. Ils doivent être supprimés progressivement jusqu'à interdiction absolue.

Les pouvoirs publics, communes, provinces et Etat, doivent intervenir de plus en plus pour régler la consommation intégrale normale, dans la pratique des transactions, en les réglementant au besoin.

En régime de production maximum, ioiites les traiisactions se foudirectement à leur intervention.

Les valeurs transactionnistes devraient tliéoriquement être de simples représentations de la valeur énergétique des choses et il devrait en princi]Mexister un équivalent physio-énergétique de leur valeur transactionniste.

Dans un régime de production intégrale, imparfaite, incoordonnée ei insuffisante, les échanges des énergies utilisables doivent nécessairement être effectués d'après le système de l'offre et de la demande. Logiquement aussi, les objets les moins produits, en qualité aussi bien qu'en quantité, acquièrent une plus-value proportionnelle à ces qualité et quantité.

Les systèmes d'énergies interchangeables se rapprocheront de plus en plus de leur valeur physio-transactionniste, physio-énergétique, à mesure que seront réalisés des progrès dans leur production et leur diffusion, grâc^ à une politique productiviste et capacitaire intégrale maxima.

La survalue attribuée aux produits de première nécessité d'abord, celle des autres produits ensuite, diminueront progressivement à mesure que sera augmentée la production générale, ainsi que la participation de l'Etat dans celle-ci, jusqu'à extinction complète dans l'état économique supérieur.

La valeur du travail dit manuel, qui est à la fois physique et intellectuel, ira en diminuant à mesure que la diffusion du savoir généralisé et le développement du sa^voir spécifié substitueront au travail manuel le travail de la machine.

L'intérêt et la plus-value attribués au capital iron* en diminuant dans la mesure où sera développée la production intégrale générale et où l'Etat augmentera sa participation dans la production aussi bien que dans les transactions de tout ce qui intéresse la consommation intégrale.

La rémunération due au travail intellectuel ira nécessairement en augmentant et d'autant plus qu'il représente du savoir spécifié.

La part de travail intellectuel nécessaire à la produetio» par machines va en augmentant et devra être conséquemment de mieux en mieux rémunérée.

L'action productivisto et capacitaire de la sociéU*, ayant pour conséquence de porter atteinte de plus en plus au droit à l'existence et au bieiu être des producteurs actifs, entraîne pour celle-ci l'obligation d'intervenir de manière que tout travail social utile soit de mieux en mieux rémunéré par heure, la durée de la journée de travail devant être de moins en moius longue, sans que son prix diminue.

La société fixera la durée de la journée de travail ^t il sera payé à tout producteur, par l'Etat, indépendamment de sa jouniée de travail, la valeur d'une journée sociale, fixée en tenant compte du boni de la caisse de libre socialisation.

L'homme acquiert en principe, vis-à-vis de ses semblables, des droits réels correspondant à sa productivité sociale utile. La société doit tendre vers un régime sous lequel le capital individuel n'est légitime que s'il provient du travail.

Consommation

Le droit à l'existence s'entend pour une consommation intégrale normale compatible avec le rendement physio-énergétique maximum de l'homme normal moyen, et éventuellement une consommation intégrale minima pour sa femme légitime et chaque enfant au capacitariat primaire.

La consommation intégrale diffère peu lorsqu'il s'agit d'un rendement psycho-énergétique et ne porte au sur])lus que sur le facteur énergétique direct.

La consommation intégrale comprend tout ce qui e^t indispensable à un homme normal moyen en vue d'un rendement physio-énergétique maximum, c'est-à-dire 5a nourriture, son vêtement, son logement, sa protection, sa distraction, en quantité et en qualité appropriées à son tempérament, à son état de santé, au lieu et à la contrée qu'il habite et à son genre de travail. Dans la fixation de la valeur de la consommation intégrale il doit être tenu compte, pour la femme et les enfants, d'un coeflicient spécial.

Il y a lieu de tenir compte, dans la pratique sociale courante, de la formule d'évaluation du rendement maximum (trav^l musculaire) de Phomme, universel moyen, par heure et en kilogrammètres, puis en calories.

Cette formule s'applique à tout travail de production, mécanique ou inteUectuel.

Il y a lieu de tenir compte de formules pratiques d'évaluation des énergies nécessaires pour une consommation alimentaire correspondant à une heure de travail maximum, par homme universel moyen.

Il y a lieu de rectifier la valeur énergéto-productiviste et celle de la consommation correspondantes, ainsi déterminées par l'introduction d'un coefficient spécial, représentant l'âge et le sexe, puis la localité, la région, le climat et certaines circonstances susceptibles de l'influencer.

Ces coefficients sont établis au bout de quelques années et valables pendant quelques années.

Il y a lieu d'établir des tables de risques, pour m<Uadies, accidents de travail, maladies professionnelles, invalidité prématurée, mort, de manière à fixer le coût d'une assurance intégrale par an et par personne, en tenant compte de l'âge et du sexe.

Il y a lieu de rectifier la valeur de la police d'assur-ance intégrale moyennant un coefficient spécial tenant compte des circonstances locales et régionales qui influencent les risques d'une manière constante.

Il y a lieu de déterminer un minimum de vêtements nécessaires annuellement et auxquels ont droit chaque homme, producteur social, sa femme et ses enfants en capacitariat primaire, en tenant compte des facteurs qui peuvent avoir une influence sur leur usage courant.

Il y a lieu de fixer un nombre annuel minimum de jours de repos et partiellement consacrés à des distractions esthétiques publiques, en tenant compte des localités et des régions.

Si la rétribution productiviste, quelle que soit sa forme énergétique, est insuffisante, la société intervient au profit des ayants-droit, jusqu'à concurrence de la valeur énergétique correspondant à la consommation intégrale, déduction faite des ressources énergétiques indépendantes dont l'intéressé dispose effectivement.

Le droit à l'existence est garanti eiïectivement par la société à tout producteur réputé tel, lorsque, pour une cause indépendante de sa volonté

et d'ordre économique, it est mis en état de chômage, }>ermanent ou ])ériodique, pai'tiel ou total, sans préjudice du devoir corresf>ondant, d'ex(kiuter un travail qui lui est otiert par la société, dans des conditions d'aptitudes physiques, intellectuelles et professionnelles normales, et de se soumettre au c.apaczYaritt^ complémentaire.

Le droit à l'existence est étendu aux producteurs accidentés, ou en état de maladie, aux invalides, aux vieillards, aux anormaux, y compris les soins requis par leur état de santé. Ils peuvent être tenus, chaque fois que celui-ci Le permet, de travailler temporairement ou partiellement et de se soumettre au capacitariat, dans des conditions compatibles avec leur; âge, leur santé et leurs aptitudes.

Les orphelins de l'un et l'autre sexe sont à charge de la collectivité jusqu'à la fin de leur capacitariat spécial et dans la mesure où leurs ressources personnelles ne leur permettent pas de subvenir à leur consommation intégrale. •

Les producteurs qui ne disposent pas de ressources supérieures à celles nécessaires à leur conâoinmation intégrale, femme légitime et enfants compris, sont es;emptés transi toirement de tout impôt.

Il y a intérêt à ce que l'homme puisse librement emprunter à son milieu, dans les meilleures conditions de facilités et de prix, les énergies vitales alimentaires et autres, ce qui entraine la suppression totale des impôts sur les produits de consommation intégrale de première nécessité.

§ 3. — Perfectionnement.

La tendance de la réaction vivante à accroître sans cesse sa complexité et sa self-organisation, exprimée par la loi du progrès obligé, se traduit socialement et indépendamment de la tendance au groupement par la tendance et la nécessité d'améliorer constamment le bien-être intégral de l'homme universel nioyen. C'est l'accroissement du bien-être social en qualité aussi bien qu'en quantité qui représente le progrès social.

Le bien-être de l'homme universel moyen est déterminé par la faculté de jouir de tout ce que comporte la consommation intégrale de l'homme moyen, par conséfiuent envisagé au point de vue matériel, intellectuel et moral. *

D'autre part, le temps consacré par l'homme au travail est considéré

généralement comme pénible et l'homme vise dans un sens, au moindre eflort. La formule de son activité reste : le plus d'effets utiles pour le moins d'efforts.

L'amélioration de la consommation intégi*ale dépend uniquement de la production intégrale. Il y a donc lieu de prendre toutes mesures susceptibles de l'améliorer et de l'accroître, dans la collaboration de chacune des parties.

Une production intégrale maxima ne peut être obtenue que par le travail de l'homme capable, utilisant son intelligence, sa force de volonté et sa puissance d'action sur d'autres hommes et sur des machines, associé, d'un côté, à celui de l'homme de moindre capacité agissant principalement comme moteur vivant, et de l'autre, à celui de la machine.

La société a intérêt à accroître constamment, dans toutes les directions et à tous les degrés, sans jamais entraver la production existante, le nombre d'hommes capables, et comme conséquence, le nombre de machines et appareils spéciaux en usage dansla production intégrale.

La formation d'hommes capables, et la création de machines et autres moyens de production sont déterminées par la difiusion de l'instruction capacitaire productrice intégrale, dans un sens universel, le capacitariat devant déterminer l'accroissement du savoir et du savoir-faire, c'est-à-dire de la capacité de science, de la capacité de volonté et de la capacité d'action, ces trois facteurs étant conjointement nécessaires comme agents du progrès.

L'action du capacitariat sur les hommes donne lieu à la formation d'hommes d'élite, possédant à tous les degrés ces trois facultés : l'imagination créatrice, le jugement et le pouvoir de travail, représentant le savoir spécifié et, d'autre part,d'hommes se caractérisant seulement par du savoir généralisé.

Il y a à l'état latent,dans toute société,un nombre déterminé d'hommes d'élites à tous les degrés, dont l'action se développe à mesure que s'accroît le savoir généralisé. On peut en inférer que toute augmentation de savoir généralisé multiplie à la fois, et le nombre d'hommes d'élite agissant, et le «avoir spécifié qu'ils représentent.

Les hommes d'élite, en possession du savoir spécifié, déterminent la progression du bien-être social ; sa diffusion est l'effet de l'action de la masse, en possession du savoir généralisé et en agissant sur les hommes d'élite.

Une action complète l'autre pour assurer le progrès dans le sens de la captation et de la transformation des énergies ambiantes, et leur diffusion de plus en plus grande au sein des masses.

L'état de régime dit de Végalité au point de départ sera atteint d'autant plus vite que le savoir généralisé et le savoir spécifié auront été accrus dans un temps relativement plus court et plus vite que ne s'accroît la population.

Il suit de là, comme aussi bien de la nécessité de développer la production, que le capacitariat doit être organisé par les pouvoirs publics et être rendu obligatoire et gratuit pour tous ceux qui sont aptes à le recevoir, dès l'âge où leur réceptivité est suffisante et pendant un temps suffisamment long pour les préparer au capacitariat spécial.

Le programme du capacitariat primaire comprend nécessairement et indépendamment d'un enseignement général l'enseignement des bases du déterminisme universel, ainsi que les notions et vérités générales relatives à l'Energétique.

Il comprend, en outre, l'enseignement des règles de la morale scientifique applicables, dans un large esprit de tolérance et de respect à l'égard de tout idéal d'ordre supérieur, et en s'inspirant toujours de ce principe : <i ne faites à pas autrui ce que vous ne voudriez que l'on vous fît. »

Les jeunes gens et les jeunes filles sont tenus de se soumetti e dès la un du capacitariat primaire, au capacitariat technique spécial, correspondant aux divers métiers, professions ou états auxquels ils se destinent et ce, pendant le temps requis par les besoins de l'enseignement de chacun de ceux-ci.

L'enseignement technique spécial sera complété par l'éducation sociale et notamment l'explication des devoirs, droits et responsabilités qui s'attachent à la qualité de bon citoyen, c'est-à-dire de la morale sociale.

L'hjgicne sociale productivistc sera enseignée progressivement aux divers degrés du capacitariat.

14gi

L'instruction supérieure, scientifique et positive, sera développée et généralisée le plus possible, avec la -préoccupation constante de lui assurer la prépondérance sur toutes les autres formes d'instruction supérieure.

La foriaule idéale de la capacité productrice intégrale dans la société se ramène à ce principe : le temps économisé dans le travail de la production intégrale, grâce à l'intervention de l'homme capable et à l'usage des machines, doit être intégralement consacré à l'instruction capacitaire intégrale, mais ne doit pas être perdu, dissipé ; pour chaque homme qui devrait être supprimé pour cause d'amélioration réalisée dans le roulement courant de la production intégrale existante, il faut qu'un autre homme, qui devrait y rentrer pour cause de son accroissement, soit capacitarié en vue d'une production quelconque ou serve à en câpacitarier d'autres.

Cette formule sera celle du régime définitif de production maximum mtégraXe, cestr-k-àire àe réôat. économique supérieur.

Dès maintenant, il y a intérêt à ce que tout producteur normal, en état de chômage pour cause d'ordre économique, soit tenu, pour pouvoir bénéficier des avantages garantis en vertu du droit à l'existence, de se soumettre au capacitariat professionnel complémentaire.

Dans toute réaction vivante, la tendance au progrès, exprimée par la loi du progrès obligé, se manifeste en raison inverse de la complexité de la réaction, l'absence de cohésion et l'inappropriation étant d'autant plus grandes que la réaction est plus complexe.

L'unité de temps sociologique est donc infiniment plus longue que celle de l'homme, puis de la cellule.

Malgré la régression temporaire déterminée par des perturbations de certaines des parties ou du tout, le progrès social et humanitaire reste déterminé. Il grandit et se propage, mais ne doit être envisagé qu'en tenant compte de Vunité de temps déterminée multiple de l'unité de temps cellulaire, qui doit mesurer l'énergie qui en dérive.

Page 1