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LA PÉRORAISON

La péroraison est la conclusion du discours. C'est le dernier effort tenté par l'orateur pour atteindre son but, c'est-à-dire pour persuader son auditoire.

Aussi la péroraison comporte-t-elle deux opérations : achever de convaincre par la récapitulation des preuves, achever d'émouvoir et de

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reinuer, si le sujet le demande; car, comme nous lavons dit, dans certains discours, l'orateur n'a qu'à convaincre.

1. Récapitulation des preuves. — Quand le discours est bref, cette récapitulation n'a pas de raison d'être. Mais, quand la cause est importante, et surtout compliquée, l'auditeur a besoin qu'on lui rappelle les principaux points successivement discutés. Cette récapitulation sert, d'ailleurs, à donner plus de force à l'argumentation déjà faite, en groupant toutes les preuves dans une sorte de faisceau qui remporte la victoire.

Mais elle doit être :

a) Très rapide. Si elle traîne, elle semble être une répétition du discours et ennuie l'auditeur. Il suffit de parcourir les points principaux, ceux qui sont les plus favorables à la cause.

b) Variée dans les formes et les tours. Si elle n'est qu'un banal résumé, elle déplaît. « La péroraison adopte, dit Cicéron, les locutions qui, sans répugner à l'usage, joignent la noblesse, la plénitude et l'harmonie à la magnificence ' . »

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