Wagnbr, Finanz^ 3« partie, p
3. Sous la dénomination de petits impôts, il s'en trouve quelques-uns
— aboiis maintenant (impôts sur le papier et sur les huiles minérales),
— le monopole des allumettes et de la poudre, les taxes qui portent le qualificatif d'assimilées, les impôts sur les huiles végétales et animales, sur la stéarine, etc., etc. qui sont, eux aussi, de véritables impôts indirects.
En France, les véritables iiùpôls directs ne représentent qu'environ un sixième du total des recettes (1), en Russie beaucoup moins. En 1902, les prévisions pour les véritables impôts directs montaient à 130 millions de roubles, sur un budget de 1.800 millions de roubles de recettes ordinaires, c'est-à-dire qu'ils représentaient un peu plus que le treizième (2).
Dans les pays mêmes où la démocratie est l'arbitre du gouvernement et où les dépenses militaires sont plus faibles et, par conséquent, les réformes financières plus faciles, les impôts indirects sont la base des budgets et les impôts directs n'ont qu'assez peu d'importance. Ainsi, à première vue, l'aphorisme de Thiers peut paraître explicable, sinon acceptable, que les impôts indirects vont mieux à la civilisation; justifiable aussi semble l'aphorisme bien connu de Montesquieu, que les impôts indirects sont les plus conformes à un régime de liberté politique (3).
D'après le secrétaire du Trésor des États-Unis, le gouvernement fédéral a eu, de 1791 à 1901, une recette de 33.469.977.531 dollars, qui se répartit de la manière suivante (4) :
Recettes des douanes 8.579.90i.25S
Revenu intérieur (excises) .... 6.057.590.231