PRÉFACE XVII
blicaln, et, ea particulier, le démocratique » (1). Il est^ au contraire, certain que le régime démocratique est une source, mais une source bienfaisante de dépenses (2); les idées de solidarité sociale, la participation de la nation au vote des lois financières, exercent leur effet. Les démocraties sont, plus que les autres régimes^ justement soucieuses de faire régner l'aisance et de faire disparaître la misère; elles sont aussi sous l'influence plus directe et plus pressante des intérêts locaux. Montesquieu, au point de vue de l'économie de Tadministration, donnait la préférence au gouvernement despotique (3) ; il est vrai qu'ailleurs il disait exactement le contraire (4). En tout cas, autocratiques ou démocratiques^ tous les États modernes ont essuyé des collectivistes le reproche de consacrer, étant constitués par la force, leurs ressources presque exclusivement à accroître la puissance des classes dirigeantes, et de négliger les transports, rhygiène, 1-instruction, l'assurance ouvrière, qui devraient figurer parmi les chefs principaux de dépenses (5).
La science financière n'a-t-elle pas aussi d'importants rapports avec les autres branches du droit? Elle emprunte au droit civil et au droit commercial Tétude de la question de savoir si TÉtat peut avant Téchéance fixée ou en Tabsence d'échéance déterminée rembourser ses em-
\ . Projet de conalilution pour la Corse, dans seis Œuvres et correspondance inédites^ publiées par Streckeisen-MouUou, 1861, t. lY, p. 67.
2. Comp. Léon Say, Les solutions démocratiques de la question des tmp(ils ; — et Les finances de la France sous la troisième République, t. II, p. 588; Ermetes, La democrazia et la finanza, Rome, 1887.