‹ Principes de science des financesChapitre 49 sur 184 · Parbto, op. cil · texte numérisé non relu

Parbto, op. cil

2. G. KiNo îa Davb:iant, PolUical and commercial works, II, 184 ; J. fl. S5. XLIII, 462; — Ccnningham, The grovHh of Englisk industry and commei*ce in modem limes. Cambridge, 1872, p. 699.

L'ACCROlSSBUEirr DKSDÉPBNSBSPUBLtQUBS ESf'îl RÉBL? 79

bliqnea^ mais sa population, elle aussi, a augmenté rapidement. Elle avait à peine 900.000 habitants en 1570; mais en 1700, elle en avait presque réuni 1 mitlion et demi, 2 millions et demi en 1815 ; 5.150.000 eh 1900. La population de la Norwège a passé, de 1800 à 1898, de 883.000 habitants à 2.122.400; la population de la Prusse de 13.707.000 habitants en 1800 k 31.855.123 en 1895; la population de Tllalie de 17 millions en 1800 a 33 en 1900 (1). La Franoe qui, d'après le recensement de 1896, possède 38 millions 500 mille «habitants, en avait 20 au commencement du xvm* siècle, et moins de 25 au temps de la Révolution (2).

Il y a maintenant telle nation, en Europe, qui a plus d'habitants que n'en avait eu l'Europe entière au temps de Charlemagne.

34. Maissilapopulations*estaccrue,larichesse s'est accrue bien davantage. Les revenus annuels de chaque nation se sont augmentés en Europe extraordinairement, d'une manière presque incroyable, durant le xix* siècle, dans les États-Unis d'Amérique et dans les pays les plus riches de l'Europe. Aucun pays encore n'a sans doute atteint ce haut degré de richesse^ suffisant pour assurer un niveau élevé d'existence à la grande masse des citoyens ; mais bien que ces parallèles soient très difficiles, on peut dire qu'un Anglais est maintenant immensément plus riche qu'il y a deux siècles. La richesse de tous les pays d'Europe, pendant le xix« siècle, s'est accrue d'un tel pas qu'on ne rencontrerait rien de pareil dans le passé. Les progrès accomplis dans la technique industrielle ont été si grands que le bas prix des produits a pu coïncider avec une plus forte rétribution du travail. Certains pays où l'augmentation de la richesse a été plus grande, comme la Suède, nous offrent di-

4. Suède j vol. 1; Norvège (publication pour Texposition de Paris eu 1900).

2. Lbvasseur, dans V Histoire de la population française^ tient que la Gaule avait, au temps de César, de 6 à 9 miUions d'habitants.

80 l'accroissement des dépenses publiques est-il réel?

reclement la possibilité de voir s'augmenter la richesse de chaque habitant plus fortement que ses contributions aux dépenses de TÉtat et des entités collectives.

Le revenu des citoyens français a singulièrement grossi. Selon les enquêtes de la Direction générale des contributions directes, les revenus de la richesse immobilière ont passé de 1.440 millions en 1791 à 4.671 en 1879. Les revenus mobiliers, estimés par Délai d'Agier à 1.050 millions en 1791 étaient, selon Wolowski, d'environ 6 milliards en 1881. Les calculs postérieurs ont démontré une augmenta* lion très rapide. M. Peytral, dans un projet de loi présenté le 30 octobre 1888 à la Chambre des Députés, a calculé que les revenus nationaux étaient de 16 milliards; et plus tard, de Foville supposait environ 20 milliards, A. Coste 22 milliards et demi.

Donc l'accroissement de la richesse dans les pays qui ont fait le plus de progrès est tel que, si vertigineux soit-il, Taugmentation des dépenses publiques ne l'emporte pas beaucoup. Sans doute, ce que l'on a dit de la Suède, ce que l'on a pu dire de la Grande-Bretagne, des États-Unis d'Amérique, de l'Allemagne, de la Suisse et de la Belgique et des pays les plus riches, on ne peut le dire des autres pays où il est arrivé réellement que les dépenses publiques ont grandi plus rapidement que larichesse des habitants (1).

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