Bull, S. L. C, 1897, p
2. D'après des données reçues du ministère des finances des Pays- Bas. On a tenu compte de ce que la Iloliande, pays esseotiellement commerçant, à transactions très développées et à vastes colonies, présente des tendances marquées à la formation de grandes fortunes. Et néanmoins, même chez elle, la richesse est moins concentrée qu'on ue le croit.
150 LA RéPARTinON DB LA RICHESSE ET LE8 MODES D'IMPOSITION
représentaient 1.408 millions de florins, dont 27 0/0 se composaient de revenus de 600 à.4.000 florins et au-dessus; 64 0/0, de revenus inférieurs à 3.600 florins; 26,90 0/0 à peine, de revenus inférieurs à 6.000 florins (1).
En France, il n'existe pas de calculs d'une approximation relative sur la répartition du revenu national ; mais tout porte à afflrmer que la division de la richesse y est généralement poussée plus loin que dans n'importe quel autre pays de l'Europe. Bien plus, de très nombreux écrivains démontrent que le sol de la France est bien plus divisé que le sol des autres pays entre un fort grand nombre de propriétaires (2).
Les revenus mobiliers sont eux-mêmes très divisés en France, non seulement la rente publique, mais encore les titres des grandes sociétés commerciales.
Dans un discours prononcé à Homilly en 1894, Casimir Périer évaluait le revenu moyen des possesseurs de rente publique à 370 francs; Neymarck, en 1896, dans son mémoire sur le Morcellement des valeurs mobilières, à 403 francs ; le Directeur de la Dette publique, Chaperon, à 404 francs. Il est vrai que ces moyennes peuvent être la
1. La répartition était, pour 1899, d'après ce documeul parlementaire :
Catégories do revenus Contribuables Revenue en milliers pour cent
de flonns du total
De 600 à 1.000 florins 404.044 302.400 27.06
Au delà de 6.000
Les revenus inférieurs à 3.600 florins représentaient donc 6/7 des contribuables et 64 0/0 du total des impôts.
2. Cf. Annuaire statistique de la France, 1894, p. 585. Lcg cotes foncières qui payaient pour l'impôt au-dessus de 1000 francs, repréaentalent 10,69 0/0 du total.
LA RÉPARTITION DE LA RICHESSE ET LES MODES D'îHPOSîTION 151
résultante de termes très différents; mais il n'en est pas moins vrai qu'il existe, en France, environ 2 millions de détenteurs de rente publique; si. Ton retranche la rente possédée par les principales personnes morales, la moyenne descend à 222 francs de rente, qui représentent un capital d'environ 7.500 francs (1). En 1870, il y avait 16.062 actionnaires de la banque de France, qui possédaient en moyenne 11 actions chacun, et ces actions, au cours de 2.600 francs, valaient 28.600 francs. En 1900, il y en avait 27.135 avec 6 actions 3/4 chacun, ce qui faisait, au cours de 3.800 francs, de 26.600 à 28.000 francs. Le Crédit foncier de France était représenté, en 1899, par 341.000 actions qui appartenaient à 40.085 actionnaires. La moyenne des actions possédées par chaque individu était de 8 1/2, c'est-à-dire, équivalait à 5.800 francs à peu près, en évaluant chaque action au prix de 675 francs (2).
1. Selon Chaperon, le» reoteâ nominatives qui, en 1830, étaient le plus grand nombre, se divisaient ainsi :
Inscriptions de 10 à 50 francs
9,30 pour cent du total
— 1.501 et au-dessus
En 1888, les proportions avaient subi encore plus de cbaogemcnt.
Inscriptions de 2 à 50 francs
:)5,90 pour cent du total
— l. 001 ai. 500 »
— 1.501 et au-dessus
Chaperon a calculé qu'il existait 1 million et demi de détenteurs de rente, avec un revenu moyen de 404 francs chacun. Valeurs mobi' Hères f vol. l.
2. Les actions du Crédit foncier de Paris étaient divisées, en 1899, de la manière suivante :
Actions.