BiiU. S. L. C, avril
LA RÉPARTITION DE LA RICHESSE ET LES MODES d'iMPOSITIOX 149
moins de 5 millions d'habitants, 115 personnes seulement avaient, en 1894, un patrimoine de 2 millions de florins et au-dessus, au tolal 399 millions; 287 avaient de 1 à 2 millions, et tous ensemble 377 millions; 905, de 500.000 florins à 1 million, et tous ensemble 1.007 millions; 3.326, de 200.000 à 300.000 florins, au total 1.007 millions; inversement, 6,274 individus avaient de 100.000 k 200.000 florins, en lout86i millions; 12.005, de 50.000 à 100.000 florins, ensemble 836 millions et 54.668, de 13.000 à 50.000 florins, au total 315 millions (1). Mais dans les premières années, l'application de Timpôt sur le patrimoine fut incertaine et difficile. Les données plus récentes ont une plus grande importance. De l'impôt sur le patrimoine sont exclus les biens patrimoniaux inférieurs à 13.000 florins. Or, en 1901, les patrimoines frappés, ceux de 13.000 florins et au-dessus, représentaient une richesse totale de 5.729 millions (2).
Ceux qui avaient de 13.000 à 100.000 florins possédaient tous ensemble une richesse de 2.295 millions ; ceux qui possédaient de 100.000 à 500.000 florins représentaient ensemble une richesse de 2.033 millions; les vrais riches, ceux qui possédaient au-dessus de 500.000 florins, représentaient, au total, une somme de 1.600 millions. Mais le très grand nombre se compose, même en Hollande, de gens qui possèdent au-dessous de 13.000 florins.
56. Dans les grands États, la situation n*est pas difl'érente. En Autriche, à Toccasion de la discussion du budget de 1893, le revenu des pays représentés au Reichsrath était évalué, dans un document parlementaire, à 3 milliards de florins. Toutefois, les revenus soumis au nouvel impôt sur le revenu