AUTORITÉ SUPRÊME INSTABLE
Nomades : (chasseurs) Dîicotahs, (chasseurs et pasteurs) Comanches, (pasteurs) Kalmoucks.
Dem,i'Sèdentaires : Ostyaks, Beloutchis, Koukis, Bhils, naturels du Congo (qui passent à l'état social doublement composé), Teutons avant le y siècle.
Sédentaires : Chippeouais (de Tancien temps), Cricks, Mundrucus, Toupis, Khonds, certaines peuplades de la Nouvelle- Guinée, naturels de Sumatra, Malgaches (jusqu'à ces derniers temps), nègres de la Côte, nègres de l'Intérieur, certains Abyssiniens, Grecs homériques, An glo- Saxons de FUeptarchie, Teutons du v« siècle, fiefs du x* siècle.
AUTORrrÉ SUPRÊME STABLB
Nomades : (pasteurs) Kirguises.
Demi-sédentaires : Béchiianas, Zoulous.
Sédentaires : Uaupés , Fidjiens (au moment de la découverte), naturels de la Nouvelle-Zélande et des îles Sandwich (à répoque de Cook), Javanais, Hottentots, Dahomeyens, Achantis,
TYPES SOCIAUX ET COIVSTITDTIONS in
certains Abyssiniens, anciens Indiens du Yucatan, de la Nouvelle-Grenade, du Honduras, Chibchas, certains Arabes habitant des villes.
Le second tableau comprend les sociétés qui sont passées un peu, ou beaucoup, ou même complètement, à un état où les groupes simples ont leurs divers chefs subordonnés à un chef général. La stabilité ou l'instabilité de l'autorité suprême, dans ces sociétés, est le caractère de celle du groupe composé et non de celle des groupes simples. Gomme on pouvait s'y attendre, la stabilité de cette autorité suprême composée devient plus marquée à mesure que de l'état errant primitif la société passe à l'état complètement sédentaire : il est évident que la vie nomade ne permet guère que les chefs des groupes demeurent soumis au chef général. Encore que cette fusion ne soit pas toujours accompagnée d'une organisation considérable, elle mène évidemment à l'organisation. Les sociétés composées complètement sédentaires ont la plupart pour caractère une hiérarchie à quatre, cinq ou six rangs bien marqués; des institutions ecclésiastiques officielles; des organes industriels qui attestent une division du travail poussée fort loin, tant générale que locale; des bâtiments permanents groupés en des lieux d'une certaine étendue; enfin des procédés perfectionnés.
Dans le tableau qui va suivre, nous plaçons les sociétés formées par une combinaison de ces groupes composés, ou dans lesquelles plusieurs gouvernements dont les types ont déjà pris place dans les premiers tableaux se trouvent assujettis à un gouvernement plus élevé dans l'échelle sociale. Le premier fait à noter, c'est que ces sociétés doublement composées sont toutes complètement sédentaires. En même temps qu'une intégration plus avancée, nous voyons dans
bien des cas, mais non uniformément, une organisation politique plus savante et plus serrée. Lorsque Vautorité suprême politique qui régit ces sociétés doublement composées est devenue complètement stable, on y trouve aussi, le plus souvent, une hiérarchie ecclésiastique compliquée. En devenant plus complexe par l'effet de la division du travail, l'organisation industrielle a souvent pris la structure des castes. La coutume est devenue plus ou moins une loi positive; enfin les observances religieuses sont devenues définies, rigides et complexes. On trouve partout des villes et des roules, et il s'est opéré des progrès considérables dans les sciences et les arts.
Sociétés doublement composées.
AUTORITÉ SUPBÉMB ACCIDENTELLE
Demi-sédentaires.
Sédentaires : Samoans.
AUTOniTÉ SUPRÊME INSTABLE
Demi-sédentaires,
Sédentaires : Tahitiens, Tongans,* Javanais (accidentellementj, Fidjiens (depuis Tintroduction des armes à feu), Malgaches (depuis peu), Confédération athénienne, Confédération laoédémonienne, royaumes teutoniques depuis le vi« siècle au ix% grands fiefs de France au xiii^.