‹ Principes du christianism unitaireChapitre 2 sur 27 · I. — ÉCRITS RELIGIEUX · texte numérisé non relu

I. — ÉCRITS RELIGIEUX

Du système d'exclusion et de dénonciation en matière religieuse (1815). L'intolérance est d'ordinaire, comme on sait, la traduction des prétentions à l’orthodoxie. L'Église presbytérienne orthodoxe, qui était l’Église dominante à Boston, ne voulait donc pas reconnaître les unitaires comme chrétiens. Channing revendique au contraire cette qualité pour eux au nom des grands principes de charité et de tolérance.

De la manière de précher le Christ (1815). I s'agit surtout,

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selon le ministre unitaire, d'insister sur les vérités enseignées par le Christ, et non sur les circonstances particulières de sa vie; d'élever le caractère, de s'adresser à l’intelligence et au cœur, de présenter le christianisme d’une manière rationnelle. A cet écrit on peut rattacher les suivants, parce qu’en les réunissant, il serait possible de former, pour ainsi dire, un excellent petit manuel des devoirs qui incombent aux ministres du culte : Des moyens de répandre le christianisme. Le principal de ces moyens, c'est l'exemple ,/c’est la moralité de ceux qui ont mission de l’enseigner. — Sur l'extension de l'éducation théologique à l'université de Cambridge (1816). L'auteur fait ressortir ce point que notre époque de lumières exige des ministres du culte éclairés, et il ajoute que des ministres éclairés sont de puissants agents du progrès. — Des exigences de notre époque quant au ministère religieux (1824). L'état actuel de la société réclame des ministres instruits, zélés, qui appuient surtout sur les preuves internes et rationnelles du christianisme et qui soient animés de l'esprit d'amélioration. On voit que ce thème est à peu près le même que le précédent. — Du ministère chrétien (1826). Le devoir des ministres du culte est d'exercer une influence salutaire sur l'intelligence, la conscience, les sentiments et la volonté morale de leurs auditeurs. — Instruction sur la manière de prêcher l'Évangile aux pauvres. Dans ce discours , l'orateur recommande de prêcher avec un esprit d’indépendance, d’après ses convictions personnelles, de respecter et d'aimer les pauvres, d'aller au-devant d'eux. — Ajoutons encore deux discours, l’un, préparé en 1839, pour l’ordination d’un ministre unitaire à Large, l’autre, prononcé en 1840, lors de l’ordination d’un autre ministre unitaire à Northampton, en Massachussets, et un écrit intitulé : Du respect dû à tous les hommes, dans lequel l’auteur parle encore du respect pour les pauvres.

Le christianisme unitaire (1819). C’est le discours dont nous donnons la traduction. A cet écrit se rattachent les Objecfions contre le christianisme unitaire (1819), où sont reproduites ces objections avec leur réfutation. C’est en quelque sorte le commentaire du précédent morceau — Le christianisme unitaire est très-favorable à la piété (1826). L'auteur motive cette opinion sur ce que l’unitarianisme professe l'unité et la spiritualité de Dieu, a une haute idée de ses perfections morales, et enfin est une religion rationnelle. — Du culte chrétien (1836). La religion est la plus haute fin de l’homme ; l’unitarianisme est la religion la plus avancée, parce qu'il a une saine conception de l'unité et du caractère essentiellement paternel de Dieu, et qu'il s’occupe moins du culte extérieur que du culte intérieur.

… Des preuves de la religion révélée (1894). L'auteur y cherche à concilier les miracles avec la raison, et à établir que le christianisme doit son origine à des moyens surnaturels. — Dans un autre écrit, intitulé : Des preuves du christianisme, il cherche à mettre hors de doute la vérité de l'Évangile et de la révélation. — Dans un troisième : Le christianisme est une religion rationnelle, il soutient que le christianisme est fondé sur l’autorilé de la raison et ne peut se mettre en opposition avec celle-ci, sans travailler à sa propre ruine.—Dans un quatrième : Le grand but du christianisme (1828), il enseigne que ce but, c'est d'imprimer de l'énergie à la volonté, d'élargir nos sentiments, de donner à l'intelligence plus de clarté et de vigueur.

De la ressemblance avec Dieu (1828). La vraie religion consiste à nous proposer pour but essentiel de devenir de plus en plus semblables à Diéu. — Du caractère du Christ. L'auteur y appuie sur tout ce que le caractère de Jésus présente de sympathique et il ajoute que la raison de l'amour du Christ pour l'humanité, c'était sa conviction de la grandeur de l’âme humaine. — Dans

un autre discours, il traite de l’Imitation du caractère du Christ, et dans deux autres, de l'Amour pour le Christ; enfin, dans un dernier, intitulé : Le philanthrope (1837), il dit que Jésus-Christ est le premier philanthrope.

Deux discours de Channing roulent Sur le renoncement de soimême. Il entend par là la soumission des principes inférieurs de notre nature aux principes les plus élevés, et non l'abaissement de la raison ou l'anéantissement de la volonté. Le disciple de Jésus-Christ, recueil mersuel du progrès moral et religieux, publié à Paris par M. Martin Paschoud, contient, dans son numéro de juin 4835, une traduction du premier de ces discours. La même question est aussi traitée dans l’Essai sur Fénelon, que nous citons plus loin.

Du mal du péché. Le mal moral est le plus grand des maux, ét il exerce de l’influence jusque sur la vie future. Tels sont les principaux points de ce morceau. — Dans deux discours, l’un Sur la vie future (183%), et l’autre Sur l’immortalité, Channing fait dériver l’immortalité de la nature même de l'esprit humain et semble professer la doctrine d’un développement de l’homme au-delà de cette vie. — De la prière quotidienne. Le matin et le soir sont présentés comme les époques de la journée les plus favorables à la prière.

De la liberté spirituelle (1830). Le but de ce discours est de montrer que la liberté intérieure ou spirituelle est le bien suprême de l’homme, et que la liberté civile et politique a peu de valeur, si elle ne découle pas de la première et ne lui imprime pas de la vigueur. L’orateur s'y occupe aussi de la religion et du gouvernement comme moyens de faire progresser la liberté spirituelle, c’est-à-dire de donner de la force et de l’élévation à : l'âme. — De l'importance de la religion pour la société. La religion est l’âme de la liberté, telle est la conclusion de ce petit écrit.

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