CHAPITRE V
DBS OBLIGATIONS DU POUVOIR ENVERS LBS PÀRTICULIKRS BBLATIVEMBNT A L'EXTÉRIEUR.
SOMMAIRE
La protection contre les attaques du dpliors est un dea devoirs de TÉlat — Mais ce genre d'obligation (ippartiect plus paiticulièremeut au droit international.
La société n'étant instituée que comme un moyen d^existencej de sécurité et de perfectionnement y le
pouvoii* manquerait évidemment à l'un de ses prin* cipaux devoirs s'il ne protégeait pas les citoyens qu'il gouverne. 11 est établi pour les protéger contre toute entreprise hostile, soit du dehors, soit du dedans.
D'ailleurs, au point de vue international, les gouvernants et les gouvernés ne font qu'un tout unique. Si l'une des parties de ce tout ne défend pas Tautre, elle n'obéit point à la loi de l'unité sociale et vitale ; il y a déjà dans cette indifférence un germe de mort et de dissolution. La vie politique est éteinte, et les éléments du corps social pourront être facilement séparés et dissipés par une force étrangère et ennemie. Ce ne sont pas là de vaines^iigures, mais des analogies bien marquées que l'histoire se charge de confirmer. Combien de fois n'est-il pas arrivé qu un peuple livré à la guerre civile est devenu la proie d'un autre peuple plus fort parce qu'il était plus uni? Que le prince ou le peuple appelle à son secours une puissance étrangère pour soumettre son adversaire, il commet presque toujours une grande imprudence, car le pacificateur est souvent tenté de devenir un maître.
Nous reviendrons plus amplement sur cette question en traitant du droit international.