MODES MINEURS
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Fa II
Grave
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Fa VI
Me'dian
La VI
TF~
Fa III
Aigu
Mi III
Mi II
MiVI
Mi III
En prenant pour base, dans la série UT, la gamme Fa IV, les cinq autres s'obtiennent par la suite normale des armures bémolisées appliquées aux notes susceptibles d'altération inférieure dans la même série ; en partant de la gamme III, nous retrouvons en sens inverse toutes les autres parla suite normale des armures diésées.
171. La prééminence des deux modes médians est ici suffisamment soulignée. A un autre point de vue, on trouve déjà ici l'indication des deux pôles d'unité estbétique, qui régissent tour à tour la composition musicale, unité de série, unité de tonique. Autour du premier a évolué à peu près uniquement la période monodique de l'art. Le second surtout a servi de guide jusqu'ici aux premiers perfectionnements de la technique polyphonique, à laquelle il convient aujourd'hui d'appliquer sans exclusivisme les procédés dérivant des deux principes.
Nombre de Gammes effectives dans la conception tempérée
172. En raisonnant enharmoniquement et prenant pour bases successives les douze degrés chromatiques susceptibles chacun de former le premier lerme d'une série tonale, on trouve que le compositeur a à sa disposition 72 gammes naturelles.
Pratique historique de la pluralité des Gammes diatoniques naturelles
173. Toutes ces tonalités dont nous affirmons la possibilité ne sont pas de pures conceptions de notre esprit. Elles ont existé, elles existent toujours, à l'état naturel ou plus ou moins modifié, dans la musique ancienne ou du moyen âge, dans le chant populaire et même quelquefois dans certaines productions de l'art moderne, qui a eu longtemps le tort de montrer à cet égard l'exclusivisme le plus étroit, malgré la pratique journalière des cantilènes du plain-chant dans les cérémonies du culte. Mais le point de vue antiquaire, que nous ne méprisons pas, n'est pas ici le nôtre, et nous voulons surtout montrer qu'aucun de ces modes ne doit être qualifié, comme on l'a fait, de purement mélodique et que les artifices de l'harmonie peuvent leur être appliqués à tous sans exception, ce qui ne veut pas direqu'ils doivent, dans l'art liturgique, l'être en fait, question esthétique toute différente.
Voici un exemple de gamme VI sans note sensible dans un contour mélodique :
Allegro
Albrk, Lac des Fées.
Bk.mmt aine, Editeur-propriétaire.
CHAPITREgXII