ACCORDS DISSONANT SUR DISSONANT
415. 11 n'y a pas lieu d'insister sur les suites bien connues de septièmes ou neuvièmes par quinte descendante à la basse. On peut seulement faire une observation sur l'emploi successif d'agrégations de trois et de quatre sons dans les marches dites de septièmes à quatre parties (ce que des traités appellent suppression de la quinte dans un des termes de la progression). Cette suppression n'a évidemment d'autre but que d'éviter les quintes de suite par mouvement direct ou contraire entre la basse et une autre partie.
A vrai dire, ce cas est un de ceux où les successions de quintes seraient le mieux tolérées.
On arriverait au même résultat d'emploi unique d'agrégations de quatre sons au moyen delà résolution implicite, fort admissible, semble-t-il, en la circonstance :
Mît ; i
dans ce cas, la préparation est aussi implicite dans les 3e et 5° accords. Nous ne voyons aucun obstacle à des successions telles que :
on mieux
. . • . il
— -•• » — * — etc
on mieux
efc.
Voici quelques autres exemples
JL*
efc
efc.
« r t ; Il j ijppâ
— ♦ * <u $+*?*- £etc
Comme agrégation complexe, rappelons l'exemple remarquable déjà cité (338).
etc.
Emploi des accords dissonants dans chaque Gamme naturelle
Ton I
Ex. schématique
RI
Quoiqu'il ne soit pas employé dans cet exemple, nous n'entendons nullement nier l'immense importance de l'accord de septième dominante dans le ton I, dont nous avons même précisé les raisons. L'abus qu'on en a fait, et que les meilleurs auteurs classiques reconnaissent (Reber, 213), n'y contredit pas.
Ex. schématique
Ml Gl
rrT
Ton VI
rft
Pi
Pèd\ | — On.
bàéé