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Voici des exemples de considérations extensives

Résolutions retardées et successives.

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On voit dans les deux derniers exemples l'usage harmonique de la seconde majeure provenant de deux altérations de même sens, inadmissible mélodiquement sans moduler (430

Considération fragmentaire.

Sol sous-entendu * Schéma

Sch<

EÈ

La considération fragmentaire facilite souvent l'emploi d'agrégations altérées compliquées, qui, entendues dans leur ensemble simultané, surtout dans la même région, seraient insupportables, tandis que la division en deux fragments successifs en rend aisée à l'oreille l'analyse instinctive (V. aussi 430).

Schéma

D'autre part, l'attaque du deuxième accord, écrit comme il doit l'être, sans que le premier ait eu sa résolution, ne se comprend que si cette résolution n'a été que retardée, donc si les deux agrégations n'en forment en réalité qu'une seule arpégée.

Cette explication normale et suffisante doit faire écarter la considération enharmonique.

Ce genre de succession est très fréquent dans les ornements polyphoniques (529), mais est fort admissible harmoniquement.

Résolution implicite .

Sol sous-entendu

Il n'est pas inutile d'entrer dans quelques détails à ce sujet.

Soit, se produisant en série UT, un accord supposé purement altératif sans modulation et contenant par exemple le sot*. Lui faire succéder un autre accord simple comportant le solo, (l'un de ceux d'ut, nota ou mi), donc le retour du soin au so/fc|, impliquerait, ou que le Ier accord avait un caractère modulatif.possible mais contraire à notre hypothèse, ou que, par une écriture défectueuse, le solï remplacerait indûment le la?. Trois autres accords simples contenant le la, ceux de fa, fa, ré, offriraient une résolution directe ou implicite du solï. L'accord simple restant, celui de si, ne pourrait succéder au 1er qu'avec considération fragmentaire, comme formant, avec le sous-entendu du maintien du soit:, un autre accord dissonant altéré.

Pour d'autres altérations ou des cas plus compliqués, les explications seraient analogues.

Encore par analogie avec les principes qui régissent les dissonances (362), contrairement a l'opinion de Reber, nous ne voyons nul inconvénient à doubler une note altérée prise et quittée par mou céments différents, la résolution étant formelle pour l'un des degrés doublés et implicite pour l'autre.

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Effet de la Non-résolution de l'altération

430. On ne peut guère contester la fonction modulative de quatre mouvements mélodiques rétrogrades, conjoints par ton entier, de notes altérées possibles dans une série donnée, soit, en supposant antérieurement la série UT :

Le motif en est le caractère franchement diatonique dans d'autres séries de ces successions, et la manifestation de la volonté d'éviter par le mouvement inverse les résolutions naturelles que comporteraient ces altérations en série UT (84). L'exemple harmonique cidessus paraît donc inadmissible, même par voie de considération fragmentaire, qui pourrait au contraire parfaitement être invoquée dans les suivants très acceptables.

Schéma

Schéma

Schéi

g=B^±g±-gg • H f? : I g: Il ^=Fg- Il P- I P- H H-^F^

Dans les deux premiers exemples, le mouvement chromatique nettement indiqué justifie l'interprétation purement altérative, nécessitée du reste par la concomitance du fa naturel à la basse (cf. 429).

On ne saurait admettre à titre de résolution le mouvement de ton entier d'une note altérée sur une autre note altérée [a\ Ce mouvement nécessairement modulatif se produit souvent transi loiremenl dans le mode mineur de forme courante (b).

Le mouvement de ton entier de la note altérée implique donc toujours modulation (184, 472, 474).

Ainsi que nous l'avons fait ressortir déjà, le mouvement chromatique inverse d'une note supposée altérée dans la série en cours, comme soin en c, implique presque nécessairement modulation (nous nous plaçons toujours en série initiale UT), en admettant une écriture non défectueuse.

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En c, la modulation du premier au deuxième accord et du deuxième au troisième n'esl pas douteuse, avec le contrepoint ornemental. Il suffit de remarquer que le mouvement fat à soit ne peut exister même par altération dans la série UT (cf. 435, 538.

Mais à défaut de partie ornementale, il est certain que récriture normale, comme moins divergente et non modulante, est d, malgré l'homopbonie : c'est ce que suffit à prouver l'adjonction en c?' d'un contrepoint très possible de série UT sur le deuxième accord.

La nécessité de l'écriture d (à défaut de détermination absolue contraire comme en c) devient plus manifeste encore quand les successions de ce genre se répètent plusieurs fois. L'écriture du soit au lieu du la\? en e serait tout à fait ridicule, ce que démontre l'adjonction du sol grave en e ' qui la rendrait absolument impossible.

Attaque et Préparation des altérations

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