DEMI-MODULATION
462. Quoique cette matière eût dû trouver plus haut sa place logique (310), nous avons cru devoir réunir sous la même rubrique toutes les transitions tonales, même sans changement de série.
La demi-modulation, surtout lorsqu'elle n'est pas affectée d'altération, comporte en soi un caractère un peu vague qu'explique le maintien formel de la même famille d'accords. Elle peut par suite se faire très simplement, sans qu'il soit toujours indispensable, môme en usant d'un seul accord transitionnel, de remplir, comme dans le schéma suivant, les conditions indiquées (293, 405) comme nécessaires et suffisantes pour préciser la série.
Des successions plus simples y suffisent, comme celles contenues dans les marches (310). Mais c'est toujours le mouvement de basse de dominante sur tonique qui joue le plus souvent son rôle ordinaire dans la détermination tonale.
Des cadences plus complexes indiquent toutefois plus fermement la volonté de s'arrêter un certain temps dans la tonalité visée, à moins du parti pris de continuer la marche qui forme le schéma des transitions pour chaque degré. Après ce que nous avons dit des cadences, les formules ci-après s'expliquent d'elles-mêmes; nous avons indiqué à titre d'exemples, entre parenthèses, quelques altérations possibles, en évitant celles qui donneraient une sensation réelle, quoique non invincible, de changement de série. Remarquons que, si le haussement qui donne une note dite sensible à un mode mineur ne crée pas cette présomption, il en est souvent autrement pour la gamme V, de même que pour l'abaissement du si dans la gamme IV (452).
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TtA
En **, la continuation du modèle n'existe que pour la régularité de la marche, sans déterminer aucune demi-modulation, puisqu'il ne saurait exister de ton Si VII. La même observation s'applique à toutes marches de ce genre non modulantes (286).