‹ Principes élémentaires de chimie philosophique, avec des applications générales de la doctrine des proportions déterminéesChapitre 11 sur 21 · MÉTALLIQUES · texte numérisé non relu

MÉTALLIQUES

On peut demander si dans les métaux qui sonj; iusceplibles d’acidification , l’acide sec est aussi préexisantj on doit répondre que «non, et dire qu’il se li'orme de la première proportion d’oxigène, dès Tinst ant que les proportions suivantes sont moins saturées jue dans l’eau; cett(T moindre saturation résulte de la écomposabilité de pareils acides en oxides, par le ‘eu; un acide de métal est une sorte de comburant cidifiable avec amovibilité iri'cstituée de son oxi-> ijbène, et dont i’oxide, s’il pouvait être surcombiné 'hydrogène, deviendrait un combustible acidifiable , t cela aussi aisément qu’un tel combustible, en se urcorabinant d’hydrogène, devient un oxide de méal. Nous nous habituons chaque jour davantage à oins spécifier et à plus généraliser les caractères !|ies corps; car on voit les effets être produits par les causes en apparence les plus disparates, et pour ne 'ji’arréter qu’à l’objet qui nous occupe, ne voit-on point 'acidité être produite par presque tous les genres de ^:orps; par les comburans et les combustibles acidifia- ,:des, avec l’oxigène; par les premiers et un des der- «liers, avec l’hydrogène, par ces deux sortes de corps »"mtrcux, par les métaux, avec l’oxigène; parles acides les métaux entr’eux; par le carbone hydrogéné et 1 eau, par le carbone azote et l’hydrogène et par le flnéme carbone azoté et l’oxigène et l’eau, etc. ?

1 Que serait l’acidité sinon le résultat presqu’inéviablc d’une combinaison c^uelconque, si on ne lui donlait l’o'xigène pour composant requis? Et que faut-il ’i>our lui donner un pareil composant, sinon admette 1 existence de l’acidité sèche dans les comburans -I les combustibles sujets à être acidifiés.

Dans les acides des métaux, Toxigène est l’acidi-

ACIDES

fiant manifeste; là il ne développe point le caractèir acide, mais il le compose; la première proportio d’oxigène forme l’acide sec après que la proportio ou la demie proportion suivante a saturé l’hydn; gène excédant en eau. On ne peut considérer commi acides, quoiqu’ils ne s’unissent qu’à des oxides, dit degrés uniques d’oxidation d’un métal. Il n’est pas uii seul acide de métal qu’on peut croire saturer les oxki des par plus de deux proportions de sa matière, qu’: soit sousacidifié ou acidifié au complet; ce qui prouw que c’est entre la première proportion d’oxigène m l’oxlgène de l’oxide que s’établit le rapport, comnm si cette première proportion d’oxigène était d’acide set( Une proportion ,33 , d’acide muriatique est saturée neutre ou détruite dans son acidité, par une propoir lion, 67, 5, d’acide molybdique, 4 5 de métal et 22’ ■5 d’oxigène; et cet acide cesse lui-même de manifess 1er son acidité. Se forme-t-il du chlore et de l’acid i bypomolybdeux ? ou de l’acide hypomurlatique, 3 ! de chlore et o, 5 d’hydrogène, et de l’acide molyfj deux, 45 de métal et i5 d’oxigène. Cependant, aui cune odeur de chlore n’est perceptible à moins qu’o x n’évapore pour séparer l’acide molybdeux. Les pro’ duits, dans la première supposition, seraient sani goût acide, mais ceux dans la seconde , en auraient un très-fort : il faudrait donc que ceux-ci fussent corai binés. Il est peut-être permis de considérer l’acid molybdique, qui est incomparablement moins acid que l’acide molybdeux et qui sature dans le raémi rapport de métal, comme un acide soussuroxigénéi et comme de l’acide hypcrmolybdiqne. L’acide chro™ mlque est encore dit consister en 26 de chrome f> 22, 5 d’oxigène, ou 48, 5, qui satureraient 107, •

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