‹ Principes élémentaires de chimie philosophique, avec des applications générales de la doctrine des proportions déterminéesChapitre 12 sur 21 · MÉTALLIQUES · texte numérisé non relu

MÉTALLIQUES

’oxide de plomb et 72, 5 de baryte; et 67, 5 d'aide molybdique, (45 de métal et 22, 5 d’oxigène) , cmme l’acide molybdeux (45 de métal et i5 d’oxigène) vec 107, 5 d’oxide de plomb forment le molybdate et e molybdite de plomb.

DE L’AMMONIAQUE

L’ammoniaque consiste en une mesure et demi ( d’hydrogène et une mesure d’azote condensés de Lli moitié ou en une mesure; les rapports inverses formeraient de l’azote hydrogéné et, mesures égales de : deux gaz, de l’hydrogène azoté, à moins que propoi’ tions égales d’azote et d’hydrogène ne formassent déjà • comme pour le soufre, cet hydrogène azoté, et unni proportion d’hydrogène avec deux proportions d’a. zote, l’azote hydrogéné, i et i3, 5 pour l’un et i e. 27 pour l’autre. Le premier proportionnement répon-îdrait à celui du phosphore avec l’hydrogène, i et î] d’hydrogène avec i3, 5 d’azote, comme i et 2 d’hy-i drogène avec 10 de phosphore; ces composés existen dans l’air et chez les animaux, mais par de l’eau ei place d’hydrogène. Un composé de trois ijroportionr' d’hydrogène avec une proportion d’un coinbuslibhî acidifiable, et encore moins avec un auti’e corps, n’esconnu que dans l’ammoniaque.

L’azote, comme nous l’avons déjà dit, consiste probablement en quatre proportions d’hydrogène et uniproportion d’acide sec; l’ammoniaque, en sept proportions d’hydrogène et une d’acide sec; et le mêla »-de l’ammoniaque, en huit proportions d’hydrogène san; acide sec, mais avec de la matière inerte; et ce méta est composé de i de celte matière et de 8 d’hydi'ogène. égal à q, qui est le nombre par lequel il est l’eprésenté, son oxide étant représenté par 16, 5. On doii se rappeler qu’alors nous considérons l’acide nitroso-m trique, composé d’une proportion d’azote avec quatre

AMMONIAQUE

proportions d’oxigène, i3, 5 et 3o, comme le degr<S où riiydrogène de l’azote est proportionné en eau. SL ,cela n’était pas, ou si l’acide nitrique était le véritable acide, composé d’acide sec et d’eau non oxigénée, alors l’ainmoniaciim serait de l’hydrogène pur, coniclensé en métal, et tel que Davy et Doebereiner pensent qu’il se condense avec le mercure ; et l’azote se - Irait de l’eau surcombinée de cinq proportions d’iiy- Irogène, et l’ammoniaque, de ce même liquide, sur- |j|combiné de trois proportions de plus d’hydrogène, légal, en ajoutant l’hydrogène de l’eau après la sousraction de l’oxigène, à huit proportions. L’eau serirait donc, dans l’azote, à la condensation de l’hydrogène; et celui-ci, par la substitution d’une proiortion d’hydrogène à une proportion d’eau, dans son oxide, se résoudrait probablement en hydrogène, son état de gaz ne dépendant point du calorique, si du mercure n’était présent pour le retenir. Tous les degrés d’oxigénalion de l’azote, jusqu’à celui de l’acide nitz'ique, seraient de l’eau avec moins d’oxigène, mais cet acide devrait être de l’eau avec le complet de ce l^nncipe , ce qui serait une proposition singulière. L absence de la matière inerte dans l’azote expliquerait comment ce radical, avec autant de matièi'C combustible, puisqu il sature cinq proportions d’oxigène, possède si peu de force combustible. Je ne donne ces

vues que comme possibles et pas môme comme probables, quoiqu’il ne devrait pas être étonnant que les élemens de toute acidification formassent entr’eux lin acide, et que la nature acide de l’eau, constituant 1 acide nitrique, résultât de la manière dont scs éléraens sont successivement surcombinés les uns aux auties, et d abord par de l’hydrogène à de l'eau pour

2^8 ammoniaque.

former l’oïote; ensuite, par del'oaigène, pour former- 1 oxide d azote, encore par de l’oxigène , pour formetr le gaz nitreux et ainsi de suite jusqu’à l’acide nitrique; ce qui fait des condensations différentes, et peut: produire un corps différent de l’eau quoiqu’ayant les^ mêmes jn-mcipes que ce liquide et étant dans les mêmes^ proportions; cependant, en attendant plus de lumières sur un sujet qui intéresse tant la tliéorie générale* de la science , nous aimons autant de considérer commele véritable acide nitrique, composé de 9, 5 d’acide sec*, et de 34 , 5 deau, l’acide que Dulong a obtenu liquidé' sans que ses élémens dussent être unis par de l’eau;; ce qui n’a pas encore été fait à l’égard de l’acide quii existe avec cinq proportions, 87, 5 d’oxigène, ou 9,, 5 d’acide sec et 42, 5 d’eau, égal à 5i, lequel seraitt tout eau. L’acide nitroso-nitrique est celui que M. Du-long a condensé : il consiste en une mesure d’azotei et deux mesures d’oxigène, ou en une proportion, i3,,

5, du premier, et quatre proportions, 3o, du second,, égal à 43, 5 , qui est son nombre, tandis que l’acide ' nitreux proprement dit consiste en une mesure d’a-zote et une mesure et demie d’oxigène; une proportion, i3, 5, du premier et trois proportions, 22 , 5,, du second , le gaz nitreux consistant eu une proportion d’azote et deux proportions d’oxigène, et l’oxide* d’azote, en proportions égales des deux. Ces difficultés, ne changeraient aucunement si l’on voulait donner à 1 azote un nombre double, afin de pouvoir établir son premier proportionnement avec l’oxigène conformément à la composition de l’air, 27 d’azote et 7,

5 d’oxigène , car alors la proportion (j,e ce principe doublerait dans tous ses autres cotnposés, et une proportion d’acide nitrique serait composée de dix pro-

AMMONIAQUE

portions d’oxigène, 75, au lieu de cinq proportions, 37, 5, et cet aeide , consistant alors en 27 d^azote et 75 d’oxigène, aurait pour nombre 102; ce qui est dans le même rapport que i3, 5, à 87 , 5, égal à 5r.

Les élémens de l’acide nitrique tels qu’en dernier lieu, Beribolletles a déterminés, ne diffèrent pas beaucoup de ceux de l’acide nitroso-nltrique.

Lcproportionnement, cru intermédiaire, que M.Gay Lussac a reconnu et qu II a appelé acide pernltreux , est sensiblement dans le rapport de l’acide nitrosonitrique , consistant en une mesure d’azote et une mesure et demie d’oxigène, i3, 5 et 3o.

Berzelius, qui a les mêmes idées sur l’existence de loxigène dans l’azote, en détermine la quantité comme nous; savoir, i4> 8 sur 26, ou volumes égaux d’azote réduit, qu’il appelle nitric, et d’oxigène, sans condensation, ce qui équivaut, à peu de chose près, à 7,5, sur i3 , 5.

En comptant depuis l’azote, supposé réduit, les proportions seraient : azote réduit, 6, et 7, 5 d’oxigè e ou i3 , J d azote ordinaire; 6 d’azote réduit et II, 25 d’oxigène, ou 17, a5, d’air atmosphérique; 6 du meme azote et i5 d’oxigène, ou 21, d’oxide gazeux d’azote; 6 du même azote et 22, 5 oxigène, ou 28, 5 de gaz nitreux; 6 du même azote et 3o d’oxigène , ou 36 d’acide nitreux; puis 6 du même azote et 37, 5 d’oxigène, ou 42, 5 d’acide nitrique; enfin, 6 du même azote et 45 d’oxigène, ou 5i d’acide nitrique ox.géné. Je ne propose cependant pas de partir, dans les calculs concernant l’azote, de ce comusti le léduit, malgré les multiples plus eniiers avec l’oxigène des oxides, qu’il fournit ; mais l’arsenic, mais le phosphore, ne les ont pas plus entiers que

ammoniaque.

aSo

l’azote. Cela provient de ce que l’oxigène de l’acide n’est en aucune relation avec celui de l’oxide; et je ne proposerai egalement pas départir des acides secs muriatique et indique dans les calculs concernant les com-- Ijinaisons directes du chlore et de l’iode. Berzelius estime que l’acide sec dans une proportion de chloi’e est corn-posé de deux proportions, i5, d’oxigène et d’une proportion, g, 5, d’un combustible acidifiable. Nous avons ^ déjà dit qu’à in?J>ins de pouvoir engager avec un autre acide, un acide sec, composé eu oxide, ainsi que' cela peut avoir lieu pour l’azote, l’estimation de l’oxigène dans un tel acide ne peut reposer sur rien de. certain.

Dans la décomposition de l’amalgame à'ammomacum par sa mise en contact avec de l’eau et à l’aide; de l’agitation, on obtient, à côté d[une proportion' d’ammoniaque, une proportion d’hydrogène, lequel! est déplacé d’avec V ammoniacum par une proportion d’eau. On a dû l’adjoindre à l’ammoniaque pour former riiydrure ammoniacal de mercure, espèce de corps qui, dans ses caractères physiques, relativement à sa; composition chimique, serait plus singulier qu’aucun autre composé en lequel on pourrait le dire consister, et dans lequel composé il est étonnant qu’on n ait' pas encore cru voir une simple. combinaison concrète de l’hydrogène avec le mercure.

Je sais qu’on peut dire que l’hydrogene et 1 azote’ sont deux différens degrés d’oxldation du meme métal, le premier étant l’oxidule , et le second, l’oxide,, et que par là on échapperait à la conclusion que leS' métaux sont des corps composés, et cette vue serait! applicable à l’alcali artificiel de Xopium, dont on a nouvellement annoncé la réduction par la pile, si

AMMONIAQUE

du carbone ne faisait, en outre, partie de sa composition. On pouvait de plus, admettre que l’azote est un oxide de métal , et que l’hydrogène s’y surcombine comme il se surcombine au mercure; mais la manière de concevoir la chose en considérant Varnmoniacum comme un^métal artificiel, composé d’azote réduit et d’hydrogène , nous paraît la j^lus simple et la plus adaptée aux faits.

Quant à la vue c[ui tendrait à admettre l’amalgame soit simple, soit avec dnpotassium^CQuime un composé métalliforme et cristallisable d’ammoniaque, d’hydrogène et de mercure, nous venons de dire combien elle serait en opposition avec les phénomènes,meme les plus extraordinaires, de la science. On conçoit un métal très-combustible, qui, par l’influente de la pile et môme sans le secours de l’amalgamation, se forme et se maintient jusqu’à sous l’eau; et 1 on s explique aisément sa formation en la regardant comme la réduction d’un oxide de métal à la faveur de 1 hydrogène de l’eau et avec l’assistance de 1 électricité, et 1 on conçoit encore la réoxidation d’un paieil amalgame par l’effet de l’eau interposée à ses paities et dont une proportion, 8, 5, se substitue à une proportion, d hydrogène, près d’une proportion, Ç), ^ ainmoniacuin d où résulte une proportion, i6, 5, d’oxide régénéré do ce métal; mais l’on chercherait envam le motif d’une union aussi singulière que celle entic du mercure, de 1 ammoniaque et de l’hydrogène A l’appui du calcul d’où résidterait que l’azote ne peut avoir pour élémens que de l’hydrogène et de loxigenc, nous pourrions ra])porler que Miers est du m< me serillment , et que Doebereiner regarde depuis long-tem]).', I hydrogène comme un métal gazilié par le calorique.

AMMONIAQUE

Dans ses combinaisons avec les acides des comburans, l’ammoniaque a la propriété de tenir adjointe à ses sels, , l’eau propre de ces acides , et ainsi de les assimiler dans ces combinaisons, à des acides de combustibles. De tels sels ammoniacaux, si l’on parvenait à les obtenir sans eau, pourraient, par le feu, être résous en combustibles de leurs acides et en azote, car il n’est pas à croire que des acides secs qui, pour leur saturation en comburant , se contentent d’une proportion d’oxigène libre ou même déjà engagé, exigeraient, pour leur saturation en combustible, au-delà des trois proportions d’hydrogène que l’azote pourrait leur laisser.

L’ammoniaque contracte volontiers des combinaisons avec les oxides des métaux dont l’oxigène est assez pourvu de caloi’ique pour former de l’eau; ces combinaisons paraissent même être différentes de celles qu’elle contracte avec des oxides de métaux plus forts, celles-ci consistant en proportions égales d’ammoniaque et d’oxides, et celles-là, en trois proportions d’oxides sur une proportion d’alcali, .le ne saurais me rendre à l’avis de ceux qui considèrent les ammoniures fulminans comme des combinaisons d’azote avec des métaux réduits.

Peut-être que rbulle détonante et la poudre inlactile sont du nmriate et de l’iodate suroxigénés surcombinés d’ammoniaque.

Page 1