‹ Principes élémentaires de chimie philosophique, avec des applications générales de la doctrine des proportions déterminéesChapitre 19 sur 21 · PROPORTIONS CHIMIQUES · texte numérisé non relu

PROPORTIONS CHIMIQUES

corps susceptibles de s’engager avec l’hydrogène , représentent la quantité de leur matière avec laquelle se proportionne i de ce principe : i d’hydro«-ène avec 7, 5 d’oxigène, avec 3o et i5 de soufre, avec 6 et 3 de carbone, avec 10 et 6 de phosphore, avec 64 et 32 de chlore, avec a35 et 1 17, 5 d’iode, avec aj, 5 et 12, 75 de radical prusslque.

L’azote suit d’autres rapports ayec l’hydrogène à cause que son objet est de produire l’oxide d’un corps primitif J son proportionnement unique est de 4, 5 de sa matière, lesquels ne font que le tiers de sa proportion propre, avec i d’hydrogène, 3 de ce principe et i3, 5 d’azote formant l’ammoniaque; et le même combustible, comme tous les autres radicaux combustibles d acides, se proportionne avec l’hydrogène sans correspondance de rapport avec l’oxigèue, à cause que ce principe y devient, étranger à tout autre proportionnement que celui de l’acide sec avec l’eau; c’est pour cela que je n’ai point nommé ces acides dans tes proportionnemens des corps avec l’hydrogène quoique j’aie nommé ceux des radicaux comburans et que je les nommerai parmi les corps se proportionans avec 1 oxigene, à cause qu’ils observent un rapport plus ou moins strict avec ce principe.

On a tiré les mêmes nombres pour les corps s’engageant avec l’oxigène, de la quantité de leL malere avec laquelle se proportionnent 7 , 5 de ce prin- 5 d oxigene, avec 7, 5 de calorique, i d’hy-

rogcne, 6, 4 et trois de carbone; i3, 5; 6, 75- 4 5.

O et 6 de phosphoee. 5 , i„ de radicnl prussique, t 5 ac.de „,„,auq„e sec, r.o d’acide iodique si,

J. ->3 de chlore, ij7, 5 et 23, 5 d’iode,

8 du métal ou d’un autre combustible de la silice; 8, 5> du métal présomptif de l’alumine; g à' ammoniacum,’, g, 5 de litlie, ii, 5 du métal présomptif de la magnésie; 17 du métal présomptif de la glucine; 20 du' métal de la chaux; 22 de sodium, 25 de fer , pour l’oxidule, et 12, 5 pour l’oxide, (18, 75 pour l’oxidooxidule) 26 de chrome, (17, 33 pour l’acide) 27 de manganèse (i3, 5 pour le vrai suroxide); 27, 5 de cobalt; 28 de nickel, (pour le suroxide, 18, 66) 3o du métal présomptif de l’yttrie; 3i de tungstène; 32 de' tellure; 32 d’arsenic; 33 de zinc; 33 du métal présomptif de la zircone; 37, 5 de potassium; 38 d’urane; 40, 5 d’antimoine (20, 26 pour le suroxide, et 3o, 17, pour le suroxido-oxide ) 44, 5 de cerere, oxide' constituable seulement en état d’hydrate avec 8 , 5’ d’eau; {22, 2$ pour le suroxide); 45 de molybdène.. {22, 5 pour le suroxide et i5 pour 1 acide) ; 55 d étain pour l’oxidule, et 27, 5 pour l’oxide; 56 de titane; 60 de cuivre pour l’oxidule, et 3o,pour 1 oxide, (45» pour l’oxido-oxidule) 60, apparemment , de rhodium-.. ÇtZ àe palladium de barium; (32, 5 pour le suroxide) ; 67 , 5 de bismuth; 83, 5 de platine pour l’oxi-dule , et 41 , 75, pour l’oxide; 100 de plomb, (5o pouir le suroxide et 76 pour le soxissuroxide ; 102, 5 d’ar-gent; 125 d’or pour l’oxidule , et 62, 7 , po^r l’oxide^ présumable du muriate à oxide; 14S du métal présumable du tantale; igo de mercure pour l’oxidule , elt g5, pour l’oxide. Il est présumable que successivement de nouvelles expériences arrondiront davantage plusieurs des nombres ci-dessus, car on ne peut suppose! 1

que la nature procède par fractions.

Aucuri métal, comme il l’a déjcà été dit, de deux oxides : la plupart n’en ont qu’un;

n’a plut les cen-;‘

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dres des métaux sont composées d’une proportion d’oxide et d’une proportion de métal j les premiers oxides sont composés d’une proportion d’oxigène et d’une proportion de métal , et les seconds oxides dune proportion du meme principe et d’une demie proportion de métal; les oxidules se combinent en vrais sels avec les oxides; et les suroxides, qui sont déjà des sortes de sels, se combinent entr’cux et avec les oxides; ils ne peuvent se combiner avec les oxi^ dules qu’ils convertiraient en oxides. Il n’y a de vrais oxides ou de vrais oxidules que ceux que les acides peuvent dissoudre sans devoir rien en séparer ou rien leur ajouter;, la cendre d’étain est dissoute par 1 acide muriatique sous dégagement d’hydrogène et, par conséquent, avec adjonction d’oxigène; et le suroxide d antimoine se combine avec le même acide sous formation de chlore, et, par conséquent, avec séparation du même principe; et un métal, pour avoir un second oxide, doit avoir un second muriate, un second lodate, un second sulfure, un second phospW (s 11 en a un premier ) et des seconds sels à acides de combustibles , composés d’une proportion a meul avec deux p..„p„„ion, de tous les’^corps qui peinent lui etre adjoints. ^

Il convient de rdpéter, en terminant, ce que nous cuendons par combinaison, parce que c’est d’e la jnsie

S ce de tout ce que nous avons dit. Une combina,son, selon nous, est un; union entre deux ou plu- . cnrs corps, dont fnn où les uns font fonctl de

uon?d ; , *c foi, avec déplace-

•ncntdecalcnque. Quand les corps entre lesquels Vu-

nion a lieu, ont des formes différentes et qui ne changent que par l’effet d’un engagement chimique, alorsla combinaison est d’elle-même spécifiée; car un ga2 cesse de s’engager avec un liquide ou un solide et un. solide, avec un liquide, aussitôt que la satux’ation chimique est saisie; et des corps quelconques dont, après l’engagement, l’un reste gazeux, et l’autre devient liquide ou solide, ou dont l’un peut devenir solide., l’autre restant liquide ou devenant gazeux, et, en gé-néral, tout ce qui se cristallise, est dans le même casa. De même, des corps fondus qui ont une fuslbilitt. différente, une pesanteur différente, qui, pendant h ■ fi‘^ement , se cristallisent, ou n’ont point entre eus d’affinité, même de pénétration, forment des composés chimiques dans des proportions définies ; mais beauxcoup de corps peuvent se mêler en une infinité del'apports ; la plupart des gaz soxxt dans ce cas , le i plupart des corps liquides, des corps fondus, les mé-laux , les sulfures et les phosphures ; le soufre , ld( phosphore, avec les métaux et avec ceux de leurs oxides qxxi sont solubles; ces corps xie sont pas même physiquement unis, et leur engagement est purement mô. canique. Le^ corps, pour être chimiquement unisdoivent avoir une forme doxxxxée, qu’ils conservent dan i toutes les circonstaxxces , au feu, dans 1 eau, à 1 état du vapeur, et qu’ils ne peixvent perdre sans changer d’éla. chimiqxxe: c’est de tels corps seulement qu’est vrax ce qu nous disons du rapport ixxvariable entre les élémen

des coxxxbinaisons.

Nous avons adopté avec-Davy, Doebereiner, Mei neche et autres chimistes, le terme de proportion pou exprimer les moindres poids dans lesquels les corp contractent leurs engagemens; et ce terme, nou

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l’appliquons aux combinaisons après leur formation, comme aux élémens de ees combinaisons avant leur union, et i d’hydrogène, 7, 5 d’oxigènc, 24, 5 d’acide muriatique sec, 3a de chlore, 33 d’acide muriatique, i3, 5 d’azote, 16, 5 d’ammoniaque, g d’^mmoniacum, 49, 5 de murlate d’ammoniaque, 21 d’oxide d’azote, 28, 5 de gaz nitreux, 36 d’acide hyponitreux, 43, 5 d’acide nitreux, 5i d’acide nitrique, i23, 5 de nitrate de baryte, i5 de soufre, 37, 5 d’acide sulfurique, 75 de sulfate de soude, 83, 5 d’hydrate de ce sulfate, et des corps encore plus composés, sont pour nous autant de proportions uniques ;Richter donnait aux élémens des combinaisons, le nom de parties de masse, Hlggins et Berzelius leur donnent le nom de particules, Dalton, celui d’atomes, Schweigger , de parties différentielles, Gay Lussac, de volumes, et ainsi de suite.

Le nom de proportion n’aura donc rien de spécifiant quant au poids du corps, lequel est rendu par son nombre, et chaque fois que nous exprimerons des quantités relatives en poids, ce sera du mot parties que nous nous servirons ainsi , une proportion ou '7 T parties d’acide sulfurique ave’c une proportion

■2 T parties de baryte , forment le sulfate de Jaryte; une demie proportion ou 21 parties d’acide jar onique avec, une proportion ou 16 4. parties

1 ammoniaque, forment le souscarbonate de cet al- ■■ali, etc.

La mesure des proportions par volumes , découerle. comme nous l’avons dit, par Gay Lussac, a déjà onne des résultats plus admirables que tous les aures mesurages. Cette méthode de stoéchiométrie a fait otr que deux mesures d’hydrogène et une mesure oiigene, ayant respectivement le poids de nos pro-

PROPORTIOi^S

portions,,! et 7 , 5, en se combinant, forment l’eau. Un stoécbiomètre célèbre donne à l’oxigène dans ce liquide, un nombre qui correspond avec 8; cependant, il convient que l’hydrogène est i5 fois plus léger que 1 oxigene j ce qui , en changeant l’expression pour dire que l’oxigène est i5 fois plus pesant que l’hydrogène, donne comme produit de la jonction d’un volume du dernier avec un demi volume du premier, 8, 5 d’eau. Si l’union se fait à l’état de gaz, i de calorique est en même temps séparé, et l’eau, sous^ forme liquide, de glace ou de vapeur, reste composée de 7, 5 d’oxigène, 6, 5 de calorique et i d’hydrogène. M. Meinecke donne à la glace la densité de l’oxi-'gène fictivement solidifié, et à l’eau, la même densité , plus celle de l'hydrogène qui sature en eau. l’oxigène concret , cet oxigène ne changeant pas de volume dans cette saturation. Ici, c’est l’oxigène qui. admet l’hydrogène, et, dans la vapeur, c’est l’admission opposée qui a lieu.

On suppose que dans l’air atmosphérique, qui contient quatre volumes d’azote] sur un volume d’oxigène, les gaz sont unis sans condensation. Une pro-portlon d’azote, i3, 5, s’y trouve avec une demie proportion d’oxigène, 3, 75. Nous avons dit ce que nousaugurons de la composition de cet air.

L’oxide gazeux d’azote se compose d’une mesurf d’azote qui , sans c’hanger de volume , admet un demi volume d’oxigène ; le gaz nilx’eux, de mesures égales d’azote et d’oxigène, unies sans changer de volume. L’acide hyponitreux a un volume d’azote et un volume et demi d’oxigène; l’acide nitrique, un volume d’azote et deux volumes et demi d’oxigène; l’acide nitreux, un volume d’azote et deux volumes d’oxigène.

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ou, en proportions de poids, une proportion, i3, 5, d’azote avec une, deux, trois, cinq et quatre proportions d’oxigène> 7," 5; i5; aa, 5; 37, 5 et 3o. L’acide niti’ique oxigéneux a pour éléniens une mesure d’azote et trois mesures d’oxigène; i3, 5 et 4 5. Cet acide, quoique i’oxigène n’y soit que mécaniquement adhérent, ne s’engage pas moins en sels avec les oxides.

L’oxlgène en se combinant avec proportion égale de carbone , double de volume , et avec une demie proportion du même combustible , ne change point de volume. Ainsi, une interposition double de matière rompt de la moitié la cohérence entre les parties du gaz oxlgène qu’une interposition simple ne diminue pas. Le premier composé donne l’oxide de carbone, 6 de combustible et 7 , 5 d’oxigène, et le second, l’acide carbonique, 6 de carbone et i5 d’oxigène. Une mesure d’oxide de carbone condense une demie mesure d’oxigène pour former une mesure d’acide carbonique; et deux mesures du premier avec une mesure du second, 6 de carbone, et ii, 2$ d’oxigène, forment, dans ce cas, 17, a5 d’acide carboneux, qui n’a pas encore été obtenu incombiné. Une mesure d’hydrogene se condense en une demie mesure, en se saturant de carbone pour former ce combustible hydrogéné : en poids, une proportion ou 6 de carbone et une proportion ou i d’hydrogène; et la meme contraction de volume arrive à l’hydrogène qui se soussature par une demie proportion , 3 , de carbone pour former l’hydrogène carboné.

Une mesure de chlore avec une demie mesure d’hydrogene, forme l’acide muriatique soushydrogéné, qui I est liquide et qui lie peut être obtenu que par le dé- ^ placement partiel de l’oxigène du chlore à l’aide de

l’eau, ou par la saturation partielle de cet oxigène à l’aide d’hydrogène sortant d’une combinaison où il est en substitution à du calorique.

Une mesure de chlore et une mesure d’hydrogène, en s’unissant, donnent naissance à deux mesures de gaz acide muriatique lequel , par conséquent , existe sans que ses élémens soient condensés : 3a du premier et I du second.

Une mesure d’acide muriatique avec une demie mesure d’oxigène , forme l’acide muriatique oxigéneux dans lequel l’oxigène est surcombiné à l’çau et non à l’acide sec; cet acide est produit lorsque du suroxide de baryte en mélange avec de l’acide muriatique est décomposé par de l’acide sulfurique : 78, 5 d’oxide de ha?'ium, 7, 5 d’oxigène et 33 d’acide muriatique. L’oxigène, dans cette décomposition, a non-seulement trop peu de calorique pour se gazifier ou former du chlore, mais aussi pour se surcombiner à l’acide muriatique; c’est pourquoi le procédé a besoin d’élre secouru par le calorique que dégage le sulfate de baryte en se concrétant.

Dans l’acide muriatique oxigéneux, l’oxigène, quoique dans le rapport pour foi’mer le chlore , ne couvre point, comme dans ce comburant, l’acidité de l’acide muriatique sec, et il ne change en rien les propriétés de l’acide muriatique ordinaire, ce qui jDrouve qu’il ne fait qu’adhérer à l’eau de cet acide en vertu d’une affinité involontaire et faute de pouvoir se dégager. Aussi, l’oxigène n’y est-il aucunement proportionnant.

Une proportion, 40, 5 , d’acide muriatique oxigéneux avec une proportion de métal, forme une proportion de muriate simple, et une proportion d’eau

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devient amovible; et avec une proportion d’oxide, une proportion de inuriate oxigéneux , dans lecpiel on lie sait pas encore si l’eau reste coengagée avec l’oxigène. Ces dernières sortes de sels, au lieu de se partager, par la cristallisation, en muriates suroxigénés et muriates simples, se résolvent en ces derniers muriates et en oxigène libre. L’acide muriatique oxigénenx peut transmettre son oxigène aux acides fluorique et sulfurique , lorsqu à son aide on décompose le fluate et le sulfate d’argent. Comme les acides fluorique et sulfurique sont beaucoup plus comburans que l’acide muriatique, ce transport de l’oxigéne ne pourrait avoir lieu si le muriate d’argent, par sa solidification, ne laissait échapper du calorique.

Ujie mesure de chlore avec une demie mesure d’oxigène , ,-)2 , et 7 , 5 , forme l’eucblore ou l’oxidule de chlore. Ce composé résulte de trois proportions d acide muriatique qui à une proportion de muriate suroxigéné, enlèvent six proportions d’oxigène en échangé de trois proportions d’eau, ou de deux proportions du même acide muriatique qui, à une proportion d’acide muriatique suroxigéné, enlèvent quatre proportions d’oxigène et le laissent avec deux proportions du même principe. On ne sait pas encore SI six proportions de chlore enlèveraient au même muriate suroxigéné et au même acide muriatique suroxigéné, les six proportions d’oxigène poTir se former en six proportions d’euchlore; et l’on ne sait pas davantage, et même on ne peut exactement prévoir, ce que feraient quatre proportions d’acide muriatique ou huit proportions de chlore , avec une proportion de muriate hypersuroxigéné.

Une mesure de chlore avec une mesure et demie

d’oxigène, 3a et 22, 5, forment l’oxide de chlore. La lumière, avec l’inlermède de l’eau, le partage en acide muriatique suroxigéné et en chlore désoxidé. On peut séparer ce dernier à l’aide de la vaporisation. Les rapports, dans ce partage, sont tels que si de l’acide muriatique simple' pouvait être formé en même temps que de l’acide muriatique suroxigéné, on supposerait que cette formation a lieu. Cinq proportions d’oxide de chlore se dessaisissent , sur deux de ses proportions , de six proportions d’oxigène en faveur des trois autres proportions, lesquelles reçoivent ainsi chacune deux nouvelles proportions de ce principe; d’où résultent trois proportions d’acide muriatique suroxigéué et deux proportions de chlore ; et le partage peut avoir lieu entre deux proportions et demie d’oxide, dont une et demie se forme en acide muriatique suroxigéné, et une redevient du chlore. L’oxidule vrai de chloi’e n’a pas encore été obtenu.

Une mesure de chlore avec deux mesures d’oxigène, forme le chlore suroxidé , 32 et 3o. On ne connaît point la circonstance de sa formation ; il faut qu’une proportion d’oxigène se gazifie ou passe à ùn auti’e corps , par où l’acide muriatique suroxigéné , converti en ce suroxide, deviendrait séparable par les autres acides. C’est avec ce suroxide et l’iode que Doebereiner obtient si aisément l’acide indique suroxigéné.

Une mesure de chlore avec deux mesures et demie d’oxigène , forme Tacide muriatique siu'oxigéné; 24, 5 d’acide sec et 4 5 d’oxigène. Une mesure de chlore et trois mesures et demie d’oxigène, forment l’acide de Sladion ou acide muriatique hypersuroxigéné, 24, 5 d’acide sec et 60 d’oxigêne; ces deux

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dernières combinaisons demandent qu’une proportion d’eau lie leurs élémens, coimne elle lie ceux de l’acide nitrique, de l’acide sulfurique et d’autres corps: ce qui doit faire considérer ces acides comme de l’acide muriatique ordinaire ou de l’acide liydrochlorique, surcombiné de six et de huit proportions d’oxigène, et cela prouve en même temps que c’est avec l’acide muriatique sec et non avec aucune portion de l’oxigène surcombiné , que l’eau , sinon se combine , du mobis se proportionne , dans ces composés.

On a conclu, par analogie avec le chlore, qu’une mesure de vapeur d’iode se combine avec une demie mesure d’hydrogène pour former l’acide iodique soushydrogené, qui est liquide; et avec une mesure entière du même principe, pour former l’acide lodique, dans lequel l’hydrogène se dilate de l’égal de son volume ; en poids , pour le dernier acide , i d hydrogène et 117, 5 d’iode, ou 110 d’acide iodique sec fet 8 , 5 d’eau. Il existe sans le concours deau étrangère; 45 d’oxigène avec iio d’acide indique sec, forment l’acide indique suroxigéné. Cinq proportions de chlore, 160, transmettant à une proportion , 117, 5, d’iode, cinq proportions, 87, 5^ d oxigène , en échange du même nombre de projjortions, 42, 5, d’eau, donnent naissance à une proportion, i55, du même acide. Une mesure d’acide lodique et cinq quatrièmes mesures d’oxigêne pourraient, par le refoulement, donner naissance à cet acide, lequel, dans ce cas, serait hydraté par une piopoition deau; cela ne serait pas beaucoup plus étonnant que la formation de l’iode lorsqu’une mesure du même acide indique est refoulée avec une quatriune mesure d’oxigène. L’iode s’unit en propor-

tions égales avec le chlore, pour former le chlore iodé, dont le nombre est 149, 5, et qui, avec une proportion d’eau à reprendre par l’acide muriatique sec, se résout en une proportion, 33, de cet acide, et une proportion, 126, d’euiode. Ces divers rapports peuvent être donnés en mesures d’iode vaporisée et d’hydrogène , d’oxigène et de chlore.

L’oxigène , en se combinant avec une demie proportion de soufre pour former l’acide sulfureux, augmente de la moitié en densité, sans changer de volume ; en poids , 7,5 d’oxigène et 7, 5 de soufre; et une mesure de ce gaz avec une demie mesure d’oxigène, forme la vapeur sulfurique, qui, pour devenir de l’acide liquide doit être condensée par une proportion d’eau : 7, 5 de soufre, ii, 25 d’oxigène et 4, 25 d’eau sont ses constituans.

L’hydrogène se combinant , en proportion égale , avec le soufre, ne change pas de volume, mais augmente de i5 sa pesanteur spécifique. Dans cette combinaison , 3 de calorique se substituent près de l’acide sulfurique sec du soufre , à 3 d’hydrogène. Le soufre hydrogéné consiste en une proportion d’hydrogène condensé par deux proportions dë^ soufre , et le nombre qui le i-eprésente est 3i. Il se combine avec une et deux nouvelles proportions de soufre, et aussi, 'à proportions égales, avec 1 hydrogène sulfuré.

L’hydrogène en s’unissant par une proportion de sa substance à une proportion de phosphore, pour former le phosphore hydrogéné , ne change pas de volume; mais en se combinant avec une demie proportion seulement de ce combustible , pour former l’hydrogène phosphore, U se contracte de la moitié,

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comme si le premier composé condensait , pour former le second , l’égal de son volume d’hydrogène. Le nombre du premier est ii, celui du second, 12; c’est le contraire de ce qui a lieu avec le carbone.

On ne sait encore en quel rapport le sélène se combine avec l’hydrogène pour former l’hydrogène séléné et le sélène hydrogéné.

Une mesure d’hydrogène sulfuré avec une quatrième mesure d’acide sulfureux, ou fine proportion, 16, du premier avec une demie proportion, i5, du second, étant refoulées, se décomposent en une proportion, 8, 5, d’eau, et une proportion et demie, 22, 5, de soufre. Cette décomposition est due à ce que l’hydrogène, en se séparant du soufre, emporte du calorique qui peut concourir à la formation de l’eau.

L hydrogène prussuré résulte de la combinaison de mesures égales d’hydrogène et de radical prussique sans quil y ait contraction ou expansion de volume; ou dune proportion de ce radical, 25, 5, composé dune proportion d’azote, i3, 5, et de deux proportions de carbone, 12, avec une proportion d’hydrogène.

Mesures égales de chlore et de radical prussique se comliinent sans se condenser : une proportion de radical prussique, 25, 5, avec une pro'porlion de chlore, 82, nombre 5y, 5. En s’unissant à un alcali liquide, ce composé se résout, par l’eau, en acide carbonique, dont une demie proportion est acidifiée par la proportion d oxigène du chlore, et une proportion et demie, si Ion veut, par celui de trois proportions d’eau dont les trois proportions d’hydrogène avec la proportion d azote forment une proportion d’ammonia-

que, le sel consistant en muriaie et carbonate dépotasse et d’ammoniaque ; et ces trois produits se résolvent en volumes égaux d’acide muriatique, étant gazifiés d’acide carbonique et d’ammoniaque.

Une mesure de radical prussique avec une mesure et demie d’bydrogène sulfuré , forme le sulfoprussure hydrogéné , qui est sous forme de cristaux.

Une mesure du même radical avec une mesure et demie d’ammoniaque forme l’hydroprussure de cet alcali.

Mesures égales d’hydrogène phosphoré et d’acide iodique forment un composé dans lequel une proportion de phosphore, lo, surcombinée de deux proportions d’hydrogène, 2, est unie à une proportion, iio, d’acide iodique sec, et forme un sel que, comme les autres sels ammoniacaux à acides de comburans, doit maintenir en composition , une proportion, 8, 5, d’eau, et dont le nombre est , par conséquent, 1 3o, 5.

Une mesure de phosphore hydrogéné et deux mesures d’acide iodicfue forment un composé analogue, mais dans lequel il y a une proportion d’hydrogène de moins.

Ces sels petivent être assimilés aux sels ammoniacaux des acides iodique, muriatique et fluorique, dans lesquels un combustible acidifiable , mais davantage hydrogéné, sature également des acides secs, le sel se surcombinant d’eau; atissi, l’ammoniaque, en raison de l’énergie qui résulte de cette plus grande hydrogénation, décoinpose-t-elle ces sels en se substituant, par un égal volume, à l’hydrogène phosphoré et , par un volume double, au phosphore hydrogéné, d’où, dans les deux cas, résulte une proportion d’iodate d’ammoniaque hydraté par une proportion d’eau.

Que c’est avec le phosphore et non avec l’hydro-

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gène ou avec les deux en même temps, que se proportiojuie l’acide iodique sec, cela résulte de ce que le gaz de cet acide ne prend que la moitié de phosphore hydrogéné, dans lequel, sons le même volume d’hydrogène, est contenu le double de phos]>hore, 1 hydrogène phosphore ne changeant point de volume en devenant du jdiosjihore hydrogène.

Le sulfite d ammoniaque résulte d’une demie mesure d’acide sulfureux avec une mesure d’ammoniaque; une proportion , 3o, de l’un et une proportion , i6, 5 , de l’autre. Parleur mélange direct, et à l’aide d’un léger refoulement, ces deux gaz pourraient se décomposer en une proportion de soufre, i5, deux proportions d’eau, 17, deux troisièmes proportions d’azote , 9, une troisième proportion d’alcali ,5,5, restant indéeomposée.

Mesures égales d’acide muriatique et d’ammoniaque forment le muriate de cet alcali, dans lequel une proportion d’acide sec, 2/,, 5, est combinée à une proportion d’ammoniaque, 16 , 5, et surcombinée d’une proportion d’eau, 8, 5, nombre /,g, 5. Ce sel est pai 1 oau gaianti d être décomposé comme par le même hquMeil est déterminé à se composer, car tandis que le lithe est déjà enlevé par l’oxigène, dans l’acide sec de son muriate, celui-ci, malgré que les deux alcalis aient à-peu-près le même nombre, n’éprouve point cet enlèvement.

Mesures égales d’aeWe iodique el d'ammoniaque forment le muriate de cet alcali : „o d'acide sec, ,6, 5 dammoumque et 8, 5 d'eau, ensemble i35.

esures égalés d’acide carbonique et d’ammoniaque forment le carbonate de cet alcali, une proportion ammoniaque, i6, 5, avec une ]iroportion d’acide carbonique, 40.; et une mesure d’acide avec une

demie mesure d alcali forme le souscarbonate , qui est ainsi composé d’une demie proportion de son premier constituant et d’une proportion de son second constituant, 21 et i6, 5.

Le premier de ces sels demande qu’une proportion d eau le fixe dans sa composition : le second est maintenu composé sans eau. On peut considérer celui-ci comme consistant en l’autre maintenu en composition par une demie proportion d’alcali à défaut d’eau; aussi, lorsque du sous-carbonate d’ammoniaque est laissé en communication avec l’air humide, son ammoniaque de surcombinaison, à mesure que le sel prend de l’eau, se dégage-t-elle et le souscarbonate anhydre devient-il , peu à peu , du carbonate neutre hydraté. Il est déjà singulier que du carbonate neutre ne peut se maintenir en composition sans eau, mais il l’est bien davantage que du gaz ammoniacal se condense et se concrète pour maintenir en composition un tel sel , et passe avec ce sel à la sublimation sans s’en séparer; ceci prouve toutefois que, dans les sels ammoniacaux, c’est l’acide qui n’est pas saturé par la foi’ce de l’alcali et non l’alcali qui n’est pas saturé par la force de l’acide; et que c’est ce dernier qui exige l’eau.

Suivant Berzelius, l’acide sulfui’oso-carbonico-muria tique est composé de mesures égales d’acide sulfureux et d’acide carbonique , avec deux mesurcvs d’acide muriatique; proportions égales des deux premiers avec deux proportions du dernier, 3o, 21 et 49 ^ et le nombre qui le représente est loo.

Une mesure de fluate de silice avec deux mesures d’ammoniaque forme du fluate sec de cet alcali surcombiné de sousfluate de silice en remplacement d’eau;

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XI d’acide fluorique sec avec i6 , 5 d’ammoniaque, pour former le fluate de cet 'alcali, et ii du même acide avec 3i ou deux proportions de silice, pour former le sousfluate; nombre 6q, 5. Le fluate de silice qui, étant libre d’autre combinaison, décompose tous les autres sels et jusques aux muriatcs suroxigénés, dans sa saturation avec l’ammoniaque, ne produit pas le même effet.

Mesures égales d’acide borico-fluorique et d’ammoniaque forment le borico-fluate de cet aleali; une proportion d’acide fluorique sec, 1 1 , et une proportion d’acide borique, 55, saturant par deux proportions de sa matière, avec une proportion d’ammoniaque, i6, 5, forment ce composé, qui est du fluate sec d’ammoniaque, ayant pour nombre, 27, 5, et surcombiné, en remplacement d’eau, de 55 d’acide borique, nombre, 82, 5. Une mesure du même gaz; borico-fluorique avec deux mesures d’ammoniaque, forme du borato-fluate d’ammoniaque ou du fluate sec surcombiné de borate neutre, 27, 5 et 61, 5; nombre, 89 : ensuite, une mesure d’acide borico-fluorique avec trois mesures d’ammoniaque, forme le sousboralo-fluate d’ammoniaque, où une proportion de fluate sec d’ammoniaque est surcombinée, en remplacement d’eau , d’une proportion de sousborate d’ammoniaque , 33 d’ammoniaque et 55 d’acide borique; nombre de celui ci, 88, et du sousborato-fluate, g5, 5. Le nombre de l’acide borico-fluorique est 66:11 d’acide fluorique sec et 55 'd’acide borique. Lorsque, au feu, le borato-fluate neutre a laissé échapper une demie proportion d’ammoniaque, c’est alors du surborate avec du fluate, qui reste.

Une mesure d’oxide de carbone et une mesure

de chlore, i3, 5 et 3z, contractées dans la moitié de leur volume, forment l’acide carbonico-muriatique. Les 7, 5 d’oxigène qui sont dans le chlore se joignent aux 7, 5 du même principe existans dans l’oxide de carbone, et complètent les deux proportions, i5, qui, avec une proportion de. carbone, 6, doivent former l’acide carbonique, ai, auquel s’attache, jusqu’cà son remplacement par de l’eau ou par un autre corps , l’acide muriatique sec ; une proportion d’acide carbonique, saturant seulement comme une demie -proportion, satisfait à la capacité de l’acide muriatique sec , parce qu’il se proportionne avec l’oxigêne que son radical transmet aux corps. Ainsi , dans l’acide carbonique, joint ici à l’acide muriatique sec, se trouvent deux proportions et demie d’oxigène, une appartenant au chlore et une demie, au carbone, en tout, i8, 76. Si le carbone était uni réduit ou sans être oxidé, au chlore, ce serait un sel qui se formerait, parce qu’alors il ne serait c[u’oxidé. Deux ti’disièmes proportions, 4> forment , avec une proportion de chlore, 82, de l’acide carbonoso-muriatique, lequel ne peut être obtenu que sur le chlore sortant de combinaison. Le carbone hydrogéné, uni au chlore, forme aussi un sel. On voit qu’il suffit d’augmenter tant soit peii la combustibilité du carbone pour lui faire contracter des combinaisons auxquelles, sans cela, il se l’efuserait. Un métal se proportionne avec le chlore et forme un sel sec; un oxide se proportionne avec lui, et il on résulte un sel oxigéné; un combustible acidifiable ou Toxide d’un tel combustible, se prête au même proportionnement, et il en l'ésulte encore un sel ou un double acide; il est manifeste que l’oxigène du chlore compte dans le proportionnement , mais il n’est pas

CHIMIQUES

(le même manifeste que l’oxigène qu’on ajoute aux coml)ustil)les acidifiables poux les acidifier j compte dans la même operation; celui-là ne compte, au contraire, pour rien, parce qu’citant déjà saturé, il ne peut en etre transmis à un autre corps , quoique restant coengagé, sans ejue son acide redevienne combustible ou du moins sousacide; et dans toutes les circonstances où les combustibles acidifiables se proportionnent avec les oxides, c’est toujours par une quantité de leur matière dans l’acide sec de laquelle est comprise une proportion d’oxigène, qu’ils le font. Exemple ici le carbone, qui sature par deux proportions de sa matière, 12, et qui dans l’acide carbonico-muriatic[ue n’est engagé que par une proportion, 6, en prenant une proportion d’ammoniaque, i6, 5, se trouve déjà sursaturé en soussel. La mine de plomb de Derbyshire est aussi un souscarbonato-muriate de ce métal, et le souscarbonato-muriate de soude est dans le même cas. De plus, la combinaison entre des propoi'tioris égales de carbonate neutre de chaux et de muriate de la meme terre, que Doebereiner a obtenu, ne peut consister qu’en une demie proportion d’acide carbonique, 21, avec une proportion, 27, 5, de chaux et une proportion de muriate de chaux, 5a, le feu ayant dù expulser l’autre proportion de l’acide carbonique conjointement avec l’eau, car ces sels, dans leur décomposition par les acides plus forts, se résolvent en

volumes égaux d’acide carbonique et d’acide muriatique.

mesure de gaz carbonico-muriallque avec quaesures de gaz ammoniacal , forme le souscarbonato muriate de cet alcali; une proportion , 2/1 , 5, d’aci e myiiatique sec est saturée par une proportion,

i6,5, d’ammoniaque et forme une proportion de muriale sec de cet alcali, auquel est surcombiné, à défaut d’eau, une proportion, 87 , 5 , de souscarbonate d ammoniaque; nombre du souscarbonalo-muriate, 78, 5. Pour avoir du carbonato-muriate neutre il faudrait une demie proportion , 8, a5, d’ammoniaque de moins. Le nombre de ce sel serait 70, a5. Il consisterait en deux sels ammoniacaux dont, ni l’un, ni l’autre, a une existence incombinée. Dans le sel de Doebereiner, si deux proportions de chaux, 55, étaient combinées avec une proportion d’acide carbonico-muriatique , il faudrait que ce fut aussi du carbonato-muriate, ce qui toutefois serait moins étonnant pour ce sel que pour celui à base d’ammoniaque, dans lequel une proportion de muriate de cet alcali ne saurait se maintenir en composition par une demie proportion de carbonate d’ammoniaque neutre, à la place d’une proportion entière d’eau. On conçoit l’existence du double acide par une demie proportion d’acide carbonique, à cause que 1 acide muriatique sec continue d’adhérer à sa proportion naturelle d’oxigène, à laquelle se joint en outre une seconde proportion qui est dans l’oxide de carbone , et que cet acide se contente d’oxigène engagé comme d’oxigène libre, mais l’on ne concevrait pas aussi bien que du muriate d’ammoniaque pourrait, pour son besoin de surhydratation, se contenter d’une demie proportion de sel. Dans les muriates, dits beurres, la demie décomposition par l’ammoniaque gazeuse laisse du muriate de cet alcali surhydralé par le muriate indécomposé du métal, et la décomposition entière, le premier muriate , surhydraté par l’oxide du second; mais ici, les proportions sont égales et une proportion entière de sel ou d’oxide supplée

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au défaut d’une proportion, aussi entière , d’eau. Quelques-uns de ces sels laissent au feu échapper l’ammoniaque : d’autres la retienneni malgré la plus forte chaleur. Le rauriale d’ammoniaque surcomhiné d’oxidule de fer, lequel est blanc, brunit par son contact avec la moindre humidité et forme ainsi un très-bon hygromètre physique; 3a, 5 d’oxidule de fer s’y trouvent, à la place de 8, 5 d’eau, près de 16, 5 d’ammoniaque et 24, 5 d’acide muriatique sec. Une proportion d’eau, 8,5, prend-elle la place de la proportion d’üxidule, le composé devient noir , et une proportion de muriate d’ammoniaque hydraté est rendue séparable par le feu. Avec une proportion de chlore gazeux, le composé blanc brunit et se transforme en muriate sec d’ammoniaque surcombiné de sousmuriate de fer à oxide.

^ Une mesure de carbone hydrogéné et une mesure d acide muriatique , contractées dans la moitié de leur volume, forment la vapeur d’éiher muriatique.

Il est peu apparent que l’acide muriatique, si peu avide d eau, sépare assez complètement ce liquide d’avec 1 alcohol , pour le réduire à l’état de carbone hydrogéné; au contraire, le gaz de cet acide dépose luimême son eau et sépare la moitié de celle de i’alcohol, de sorte qu’il reste, pour former l’éther muriatique, une proportion d’acide muriatique sec, 24, 5, et une proportion d’éther, 22, 5, composée celle’-ci[ de deux proportions de carbone hydrogéné, 14, et d’une proportion d’eau, 8, 5; nombre, 47- Uans la décomposition de l’éther muriatique parle feu, l’eau de 1 alcohol se combine avec l’acide muriatique sec et régénéré du gaz muriatique acide, et du carbone hydiogéné segazifie, 33 et 14, égal à 47. On peut conce-

voir que l’hydrogène de l’eau ou de l’acide muriatique passe au carbone hydrogéné, en fasse de l’hypohydrogene carbone, 12 de caibone et 3 d’hydrogène, ou une combinaison entre les deux, et que le chlore salifie ce composé ; et l’on peut dire la même chose de toutes les combinaisons entre l’acide muriatique et les oxides, avec la différence qu’au lieu d’un combustible réduit , ce serait un combustible oxidé que l’hydrogène fortifierait; et l’addition de l’hydrogène égaliserait la partie de manière à ce que, malgré que le chlore serait uni à un oxide, il n’y aurait point d’oxigène en excès. Les constituans de cette nature de combinaison existent dans les muriales hydratés, et il suffit de les concevoir différemment distribués.

Un mélange de volumes égaux de gaz muriatique acide et de cai'bone hydrogéné , étant vivement refoulé, donnerait probablement de l’éther muriatique, qui, pour cela, n’en serait pas plus composé de cet acide et de carbone hydrogéné, mais qui résulterait du passage de l’eau de l’acide muriatique au carbone hydrogéné.

L’éther muriatique gazeux se décompose aisément par le chlore gazeux et il en résulte de l’acide muriatique gazeux et un composé qui se comporte comme du chlorure de carbone, de l’eau de soude caustique le décomposant en muriate de soude et en oxide de carbone; cependant, sa décomposition n’est que peu sensible lorsqu’on rectifie sur du suroxide de manganèse, de l’alcohol saturé de gaz acide muriatique, et se fait seulement dans le rapport de l’acide qui peut y exister libre. On ne sait point ce que ferait le gaz ammoniacal avec l’éther muriatique gazeux : il ne pourrait que séparer le carbone hydrogéné ou former

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un composé oxidinule triple et tel qu’il en forme avec d’autres muriates secs. Les alcalis anhydres en sépareraient de l’éther non salin , et ceux hydratés pourraient en séparer de l’alcohol ; les principes de ce corps sont présens, et s’il est vrai que l’éther muriatique, au lieu de consister en acide sec et ether, consiste en acide ordinaire et carbone hydrogéné, les produits ne pourront être différens.

Le mélange de deux proportions, 75, l’hydrate absolu d’acide sulfurique avec une proportion d’alcohol absolu, d’où résulte le carbone hydrogéné, donne, par une addition successive de muriate de soude, de l’éther muriatique qui est encore gazeux à zéro de température.

L éther muriatique que l’on prépare avec les niurialcs, est, ou léger , ou pesant, suivant qu’on emploie de ces sels a un ou à deux oxides : sur la première qualité de muriate, l’alcohol ne peut que reprendre 1 acide sec et former de l’éther léger, l’oxide sortant de combinaison, mais, sur la seconde qualité, lorsqu’il est a oxide, il peut reprendre la moitié du chlore et former de l’éther pesant , laissant le muriate se constituer à oxidule.

Aussi long-temps qu’on n’aura pas fait de l’éther lodique avec de l’acide gazeux et de l’alcohol absolu, on ne pourra rien dire de ce composé ; celui qu’on a obtenu est résulté d’acide indique liquide mêlé d’acMe iodeux,et a dû être, enpartie, pesant: une propor- ^lon , no , d’acide iodique sec et une proportion , 22 ,

O d ether, le constitueront, efson nombre sera i32, 5.

huile de térébenthine étant saturée de gaz acide muriatique, se convertit, comme on sait, en un mulate de cette huile, que sa forme et son odeur ont

3Go

PROPORTIOINS

fait nommer camphre artificiel j le rapport entre ses élémens n’est pas rigoureusement connu : on sait seulement qu’il augmente en poids d’au-delà d’un dixième, et qu’il se sépare deux dixièmes d’acide muriatique liquide fumant, lequel tient en solution acidinulée, plus ou moins du muriate de l’huile. Cet acide, dans sa plus grande concentration, ne peut contenir moins de cinq pi'oportions , 4^5 deau sur une proportion, 33, de gaz muriatique acide : il faut donc, dans la supposition que 1 acide soit sature , que cinq 'proportions d’acide muriatique sec, ii2, soient unies à l’huile de térébenthine, une autre proportion , 33 , d’acide non sec restant avec l’eau et étant encore plus ou moins coërcée dans son caractère fumant, par le muriate d’huile qu’elle tient dissous. Pour un tel composé, si les rapports avancés sont justes, il faudrait que le nombre de l’huile de térébenthine fût censé 245, le muriate d’huile étant neutre ou non oxldinule, et il faudroit i225 parties d’huile pour saturer 122 parties d’acide muriatique sec, 75, 5, d’acide muriatique liquide étant d’autre part produits. Le rapport avancé est 1220, ce qui n’est pas sensiblement différent de i225, mais l’acide liquide ne devrait être que 75, 5, tandis qu’il est le double de l’acide sec engagé avec l’huile, et ainsi 244, en supposant que l’acide soit passé à la distillation à l’état de vapeur, 33, d’acide et 8, 5 deau, et cela ne saurait être autrement, la proportion d’eau de l’acide sulfurique passant nécessairement avec le gaz acide muriatique; êt en condensant un cinquième en acide liquide , la quantité serait augmentée de 42, 5, et serait 118; cela est encore insuffisant de plus de la moitié ; mais eu supposant que le pro-

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dult soit du sousmurlate d’imile, alors il augmenterait de la moitié et deviendroit 236j ce (jui , une autre fois, n’est pas très-différent de 244 , pour une expérience où les rapports n’ont pas été irès-rigourensement déterminés. Le nombre du sousmuriate d’huile de térébenthine seroit alors 257, 25; ici on ne peut pas dire que l’hydrogène de l’acide muriatique se soit joint à. l’huile de térébenthine pour en fortifier la combustibilité et que le chlore se soit uni avec ce nouveau combustible, puisque l’hydrogène de l’acide avec l’oxigène du chlore se sont séparés à l’état d’eau.

Mesures égales de chlore et de carbone hydrogéné se condensent en éther muriatique pesant : 32 et 7, Ce mélange étant enflammé au moment d’être fait, se transforme en 33 d’acide muriatique et en 6 de carbone. La nécessité de, restituer au carbone le calorique dans lequel il est déplacé par l’hydrogène, empeche cette décomposition d’avoir lieu à froid.

Proportions égales d’alcohol absolu et d’acide carboneux, ou deux proportions de carbone hydrogéné, i4> luie proportion d’acide carbonique, 21, une proportion d’oxide de carbone, i3, 5, et une proportion deau, 8, 5, ou encore, une proportion d’acide oxalique effleuri, 43, et deux proportions de cai’bone hydrogéné , 14, forment l’éther carboneux, qui est sous forme d’huile, neutre et fixe au feu. Il est facile de former cet éther de ses élémens fictivement gazeux, en proportions de volume. On se le procure en faisant bomlhr jusqu’à déplacement complet de l’eau, de l’aicohol avec de l’acide oxalique. Au feu , l’eau le régé>- -nère en acide oxalique.

L étbci carboneux forme avec i’amnioniaque un

sel insoluble et volatil , dans lequel le carbonile sec d’ammoniaque est probablement surcombiné de carbone hydrogéné, et qui, dans ce cas, consisterait en quatre gaz, savoir, gaz acide carbonique, 21, gaz oxide de carbone, i3, 5, gaz ammoniacal, 16, 5 et gaz carbone hydrogéné, 14, unis en vertu de divers déplacemens de calorique. Ce sel contient aussi les élémens d’une proportion, 26, 5, de radical prussique, de deux proportions, 14, de carbone hydrogéné et de trois proportions, 26, 5, d’eau; et ainsi, d’une proportions, 5i, d’acide étritique , qui avec ks deux proportions de carbone hydrogéné , équivalans seulement par l’oxigène de leur acide sec à une proportion, peut également très-bien former un sel.

Nous le disons encore une fois, toute composition qui existe dans un état chimique, le plus simple comme le plus compliqué , est une proportion et reçoit un nombre, et cela depuis 5, 5 d’ammoniaque, qui forme le nombre le plus bas d’un composé, jusqu’à 884, 5 d’hyposousmuriate de plomb, lequel forme le nombre le plus haut. Cet hyposousinmiate de plomb, suivant Doebereiner qui l’a reconnu, est d’un jaune doré, sublimable et cx'istallisable , et ainsi, d’une composition prononcée. Il répond à une proportion, 84, 5, d’acide muriatique hypersui’oxigéné , qui aurait pris en combinaison sept proportions, 700 , de plomb. Si l’iode foi’inait un composé semblable , il aurait pour nombre, 970 ; 217, 5 d’iodate et 762, 5 d’oxide de plomb. Le nombre de l’ammoniaque n’est ici si bas que parce qu’il est rapporté au nombre de l'hydrogène : il serait 16, 5 en le rapportant au nombre de l’azote, lequel est i3, 5; ce nombre est un nombre vrai, l’acide de i3, 5 d’azote saturant une pro-

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porlion d’oxide, et sou oxide, une proportion d’acide. Le nombre i5, pour le soufre, est aussi un nombre vrai, mais le nombre du phosphore, qui est lo, pour etre vrai, devrait être également 1 5, et le nombre 6 du carbone devrait être i.. C’est par ces nombres qu’étant acidifies, ces combustibles saturent une proportion

acde nunque, qu. est le nombre par lequel cet acrde sature une proportion de métal contenant 7, 5 d'oxi

fcTde- etTs’ r:.''””"'*"™'’ de cet

acide, et ,3, o darote avec 3 d’hydrogène forment

et r°5 T"’ V' 5; -5 de soufre

,8 e- J. . s acide, i5 de phosphore et

. 7U dosigene forment 33 d’acide phosphorioue qui es. également le nombre de cet acide; ra l car boue et 3o d’oxigènc forment 4a d’acide carbonique

q I est aussi le nombre 'dans lequel cet acide salure une proportion d’oxide.

Ainsi, une proportion ^ ^ • •

demie proportion, 3o, de cuivre’ fo'‘^’™‘'

«ou et non une demie proportion 375 “d’o'’’d'’T

enivre. Cette proportion unie à une prop’ortio^^f a, dac.de muriatique sec forme une pronoriion’ ’ de muriate de cuivre à oxide Si I’ ' * • ’

base de cette stipulation , le. ;ombre

O et qui ne peut être moindre son nir

-O, avec deux proportions ^fg^e^’ir

p^dire./„„l;r:;::f-X-

proportions d’acide muriatique sr,X?;C

une proportion de muriate de cuivre à oxide, ou simplement , de muriate de cuivre , en disant murlatule de cuivre pour le muriate à oxidule ; mais ce ne serait plus rapporter le proportionnement à 1 oxigene.

En restant fidèle à cette méthode, il est impossible de s’égarer ; car autant de fois que 7 , 5 d oxigène sont contenus dans l’oxide proportionnant d’un composé, autant de fois ce composé forme une proportion ; et 127 de muriate de mercure à oxide sont aussi bien une proportion que le sont 222 du meme* muriate à oxidule.— N’existent point dans un état chimique ni, par conséquent, dans des proportions définies obligées, les acides oxigéneux ni leurs sels; ett si les rapports de ces proportions s’y rencontrent, cee n’est point par obligation, mais par la circonstance, que c’est sur des composés ayant ces proportions , que. l’oxigène est repris. L’oxigène adhère seulement à cess corps faute de pouvoir s’isoler ; et il ne serait pas. étonnant que cette adhérence pût avoir heu pour plus, d’une proportion du même principe. Il faudrait peutêtre à cet effet, seulement traiter les acides oxigeneuii avec’ de nouvelles quantités de suroxide ; et l’on pourra, dans tous les cas, transférer l’oxigene de cer.

corps sur beaucoup d’autres corps.

On pourrait à l’avenir et lorsqu’on se sera généralement familiarisé avec les nombres des corpss’exprimer toujours par proportions. H su it pies nue, à cet effet, que l’on connaisse les nombres de oxides et des acides; et quand je dis : on triturer, une demie proportion de mercure avec une propor lion de muriate à oxide du même métal, si 1 on sai que le nombre du mercure est 190, le nombre lUigène 7, 5 et celui de l’acide muriatique sec 24,

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on saura qu’une demie proportion de mereure est qS , et qu’une proportion de muriate de mercure , consistant en q5 de métal, 7, 5 d’oxigène et 24> 5 d’acide muriatique soc, est 127; ainsi, on unira dans ces nombres, du mercure vif et du sublimé corrosif, autant de gros, autant d’onces, autant de livres que l’on voudra, et des gros, des onces, des livres d’une valeur quelconque; et en exprimant les nombres, on pourra aussi dire : mêlez g5 parties de mercure vif avec 127 parties de sublimé corrosif; il résultera de ce mélange 222 parties de mercure doux , ce qui est une proportion de ce sel et ainsi le nombre qui le représente.

Agite-t-on 222 parties ou une proportion de muriate de mercure à oxidule fait par la vole humide, avec une proportion ou 82 parties de chlore dissous dans l’eau, on régénérera du muriate à oxide, mais deux proportions au lieu d’une, et ce sera 264 de ce sel que 1 on obtiendra. Ce qui est dit ici des muriates de mercure est applicable a tous les autres composés chimiques.

Prenons un autre exemple et supposons que l’on veuille avoir du sulfate de fer qui soit à oxide , et tel qu on doit désirer de l’avoir pour composer l’encre : rien n’est moins facile ejue d’obtenir ce sel par la voie directe; mais par la voie indirecte et en séparant par le fer un autre métal d’avec un sel où il existe à 1 état d’oxide, on peut très-bien se le procurer, et l’on peut, dans cette vue, séparer par le fer, le cuivre d’avec l’acide sulfurique; mais on ne doit employer que la quantité de fer rigoureusement requise si 1 on ne veut que du sulfate à oxidule au heu de sulfate à oxide, soit produit, ou que du sel

de cuivre reste indécomposé. 37, 5 d’oxide de cuivre et 37, 5 d’acide sulfurique forment une proportion, 75, de sulfate de ce métal; et comme 20 d’oxide de fer avec 87, 5 d acide sulfurique forment aussi une proportion de sulfate de ce métal, il faudra 12, 5 de ce dernier pour séparer les 3o du premier. Ce sont là les nombres des sulfates de cuivre et de fer anhydres ; et dans les calculs des proportions on doit tenir compte de l’eau d’hydratation et de celle de cristallxsâtioti que ces sels prennent, et qui , pour une proportion de sulfate de enivre, est 42, 5, ou 5 proportions. On favorise l’action par le feu. Tout le fer prend la place de tout le éuivre et le sulfate est à second oxide.

A l’avenir, aucune composition ne devra plus être faite dans des proportions arbitraires , et nulle part, lorsqu’on le voudra , il n’y aura plus , ni excès» ni défaut d’un composant ou d’un décomposant; et quand, par exemple, on voudra faire un sulfure à oxide soluble, suivant sa destination, on le rendra sulfure, sursulfure ou hypersursulfurc, en réunissant 66 de souscarbonale calciné de potasse ( 45 d’oxide de potassium et 21 d’acide carbonique) avec i5 , avec 3o ou avec 45 de soufre, et ces divers sulfures seront dans leur exact rapport. Voudra-t-on se procurer. du carbonate neutre d’ammoniaque, sel composé de 16, 5 d’ammoniaque, de 42 d’acide carbonique et de 8, 5 d’eau , on prendra nécessaiiement 46 » 5 de murlate d’ammoniaque (i3, 5 d’alcali et 33 d’acide) et l’on ajoutera 6g, 5 de craie ( 27 , 5 de chaux et 42 d’acide carbonique ) ; et pour avoir de l’ammoniaque caustique, on prendra 27, 5 de chaux anhydre sur 46 de murlate d’ammoniaque, puis de l’eau suivant la force qu’on veut donner à l’alcali.

CHIMIQUES. 367

A-t-on besoin de se procurer du sulfure de magnésie, comme ce n’est pas de l’acide carbonique mais bien de l’oxide de carbone que l’on doit chercher à former, on prendra 56 de sulfate absolu de cette terre (18, 5 de magnésie et 87, 5 d’acide sulfurique) et 18 de carbone, lesquels, par les 22, 5 d’oxigène de l’acide sulfurique seront seulement convertis en 40, 5 d’oxide de carbone; un excès laissei'ait du carbone avec le sulfure et un défaut formerait de l’acide carbonique. Ce sulfure et converti par l’eau en hydrosulfure et en sulfite sulfuré, i5 de soufre unis à 18, 5 de magnésie se partageant les élémens d’une demie proportion, 4 5 ^5, d’eau, de manière à ce que 7 , 5 de ce combustible avec o, 5 d'hydrogène forment une demie proportion , 8 , d’hydrogène sulfuré, et 3, 76 de soufre, avec 3, 76 d’oxigène, une demie proportion d’acide sulfureux ,7,5, lequel prenant en surcombinaison 3, 75 de son combustible, forme de l’acide sulfureux sulfuré, Il , 25; le produit est donc une demie proportion d’hydrosulfure de magnésie, 17 , 25, et une demie proportion de sulfite sulfuré de la même terre, 20 , 26.

Veut-on faire du sel de seignette avec du sulfate de soude et du tartrate de potasse, on prendra 5o, 5 du piemier sel, consistant en 14, y5 de soude, 18, 76 d’acide sulfurique et 17 d’eau, et 116 du second, consistant en 45 dépotasse et 71 d’acide tartarique; il en proviendra 41 , ^5 de sulfate de potasse et 108, 25 de tartrate de potasse et de soude. Dans toute autre proportion, il y aurait un excès de l’un ou de l’autre des composans; 108, 26 est, d’après cela, le nombre qui représente le sel de seignette.

Pour a^oi^ du muriate fumant d’étain qui soit à .oxide, on doit exactement proportionner l’étain avec

le sublimé corrosif ou distiller une seconde fois le produit, car lorsque le métal est en excès, comme le muriate à oxidule se volatilise plus ou moins avec le muriate à oxide, on obtient, à la première distillation, un mélange des deux. Une demie proportion, 27, 5, d’étain et une proportion, 127, de muriate de mercure à oxide, ou une proportion, 222, du meme muriate à oxidule, donnent une proportion, 69, 5 , de muriate d’étain à oxide; 41 » 2^ d’étain donneraient du muriate à oxidulo-oxide.

Une méthode avantageuse de se procurer du muriate d’étain à oxide et en même temps de l’or müsif, est de soumettre à la distillation, une proportion, 70, de sulfure d’étain : i5 de soufre et 55 de métal, avec une proportion, 127, de sublimé corrosif: gS de mercure et 32 de chlore : une proportion de chlore se combinera avec une demie proportion d’étain et formera une proportion de muriate à oxide; et il restera une demie proportion, 27, 5, d’étain avec une proportion, i5,de soufre, d’où résulte du second sidfure ou or musif : une demie proportion de mercure sort d’engagement. On obtient le même produit d’un mélange de proportions égales de premier sulfure et de second muriate, 70 et 5g , 5, qu’on traite au feu, à l’air libre ou dans une cornue; une demie proportion de métal passera du sulfure au muriate, formera du premier muriate et laissera le sulfure à l’état de second sulfure ; le muriate forme le culot, et l’or musif, les scories.

Nous devons répéter, en terminant, que quels que soient les changemens que de nouvelles expériences peuvent apporter à quelques-uns des nombres proportionnels, représenlans les corps, que nous avons^

CHIMIQUES

donnés dans cet àcrit, ce ne sera qu’une plu, grande peifectiou que la science en acquerra

llnZ— ^"Oindre alté^!

■on. analyse des composés du phosphore avec

i ox,gene par des moyens de synihése d'fférens de

a Da josquici, a nouvellement fait conclure

a Davy que le nombre du phosphore devait être .3 7 , i3, 75 de phosphore avec 7 , 5 d’oxigène forme-

av'ec" Td^^’ ^ ''“'"''Me

'cc 7. 5 dox,ge„e déplus, donnerait lieu à o8 -5 d aczde pliosphorique et avec ri i i* ^

denlus « ^ Phosphore

ao plus, a 35 d ac.de hypo-phosphoreux : ce nronor

..onnement ferait disparaître l’irrégularité aLTous vous fait remarquer dans l’acidification du phosphore - .s avant de le substituer à la précédente dl " ’

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raie des corps qui sont ^ composition géné- I qui sont surcomposés.

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