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deviennent les agents de ces phénomènes.- Ainsi , la cause générale ou particulière des vents, de la pluie, des brouillards et des nuages, de la neige, de la grêle, des trom bes , etc., est l’objet de cette partie de la physique, qui se rattache d’une manière trop indirecte à notre sujet, et qui exige des détails trop étendus, pour que nous puissions l’aborder ici.
L’air, considéré comme véhicule du son , ne saurait entrer non plus dans lecadre que nous noussommes tracé , et qui se borne aux données de la science dont les applications h l’art pharmaceutique sont les plus nombreuses. Nous renvoyons donc, sur ces différents points, les élèves aux traités spéciaux, dans lesquels ils trouveront tous les développements désirables. C’est pour les mêmes motifs que nous ne donnerons que de simples généralités sur le fluide lumineux , qui va faire la matière du paragraphe suivant.
§ 6. De la lumière. La lumière , avec le calorique et l’électricité, forment la série des corps ou des fluides que l’on nomme impondérables , parce que, quelle que soit la quantité de ces fluides qui se trouve accumulée, concentrée dans un corps, celui-ci n’augmente nullement de poids. Ces fluides, qàoique invisibles et impalpables, ne doivent* pas moins être considérés comme des corps, et sont censés jouir des propriétés générales de la matière. Toutefois , comme ils sont incoercibles, insaisissables, et qu’ils ne sont pas accessibles à tous nos sens, on ne peut établir à leur égard que des calculs fondés, non sur leur essence, mais
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sur leurs effets. Les raisonnements à l’aide desquels on rend compte des phénomènes dont ils sont les agents, sont donc plutôt l’explication la plus probable de leur manière d’agir, qu’une théorie positive comme celles qui se rapportent aux corps que nous pouvons explorer directement.
Les nombreux rapports qui existent entre les effets des fluides de la chaleur, de la lumière et de l’électricité, ont fait admettre comme très- vraisemblable que ces trois fluides n’étaient qu’un seul et même corps, dont la présence et Faction se manifestaient de différentes manières, sous l’influence de diverses circonstances. C est ainsi que longtemps on a regardé les phénomènes qui sont dus à Faction de Faimant et de la pile galvanique, comme différents de ceux que Fou attribue à l’électricité: et cependant de nouvelles recherches ont démontré que les effets de Félectricité, du magnétisme, et du galvanisme^ se confondaient dans une même théorie, et pouvaient se rapporter uniquement à Faction du fluide électrique.
Tous les phénomènes qui dépendent de la lumière sont aujourd’hui expliqués à l’aide de deux hypothèses différentes. Dans Fune , celle de Newton , « on regarde un corps lumineux comme la source et 3e centre d’une foule de rayons de lumière, doués d’une vitesse prodigieuse, qui s en échappent en ligne droite dans toutes les directions, et dont Fintensité est en raison inverse du carré de la distance, o Tous les phénomènes qui sont dus à la lumière, lorsqu’elle se meut en ligne droite , sont du ressort dTine Franche de la physique à laquelle on donne le nom à'Optic/ue.
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« Lorsque les rayons lumineux tombent sur un plan oblique et de nature à les réfléchir, ils reviennent sur euxmêmes, comme ceux clu calorique réfléchi, en formant avec la perpendiculaire élevée au point du contact un angle de réflexion égal à l’angle d’incidence. » Les effets de la lumière réfléchie sont Fobjet d’une partie de la science, b laquelle on donne le nom de Catoptrique. -
« D’autres fois, la lumière pénètre et traverse les corps qu’elle rencontre. Dans ce cas , en s’approchant d’un corps dont la densité est plus grande que celle de Fair , elle commence par s’infléchir en vertu de Fattr'action , puis elle change de direction en le traversant. La nouvelle direction que suit alors la lumière est telle, que la ligne qui la représente forme un angle plus aigu avec la perpendiculaire qu’on éleverait au point de contact et à la surface de ce corps. L’effet contraire a lieu quand la lumière abandonne le corps transparent pour rentrer dans Fair. » C’est à cette propriété de la lumière que se rapporte le phénomène connu d’un bâton qui paraît brisé quand onle plonge dans l’eau, et c’est ainsi que le lit d’une rivière paraît moins profond qu’il ne l’est réellement. On dit alors que la lumière s g réfracte, et l’on nomme Dioptrique cette branche de la physique qui calcule les effets de la lumière réfractée. On remarque qu’en général plus un corps transparent est dense, plus il réfracte la lumière, et que plus un corps est combustible, plus sa propriété de réfraction est augmentée. Ainsi, le diamant est le corps le plus réfringent connu, parce qu’il agit sur la lumière en rai-