partie des travaux de VE cote Pratique
C. Dans le premier semestre de la seconde année , se terminerait : i°. Le cours de Physique , interrompu l’année précédente, au moment d’aborder l’histoire des fluides impondérables. Au point oii nous sommes parvenus, cette histoire peut être reprise et développée sans crainte qu’elle paraisse trop abstraite. La chaleur, la lumière , l’électricité, ces trois parties d’une même théorie, qui bientôt n’en formeront plus qu’une seule , mais dont les subdivisions sont déjà si étendues , fournissent un champ immense aux développements de ce cours, qui, réduit à ses applications les plus directes à la pharmacie, peut remplir facilement
DE PHARMACEUTIQUE. â/fO
la durée de cette première moitié de Tannée scolaire. 2°. A la même époque, aurait lieu le cours d’ Histoire naturelle des Drogues , cours spécial qui , dans ses rapports avec la pharmaceutique, est aux sciences naturelles ce que le cours de pharmacie est aux sciences physiques , mais qui n’atteindrait qu’imparfaitement son objet, si les étudiants se contentaient des leçons du professeur et de la vue des échantillons qui leur sont présentés. Aussi croyons-nous indispensable que l’élève , à mesure que les démonstrations se poursuivent , s’applique h composer luimême un droguier, qu’il formerait d’échantillons choisis, étiquetés avec soin , et comparés à ceux du musée de l’école; collection précieuse qui lui servirait plus tard pour reconnaître et apprécier les substances qui lui seront fournies parle commerce. 5°. En même temps, on reprendrait l’étude de la Chimie générale , seconde partie du cours de l’année précédente, ou bien seconde année du même cours; ce qui achèverait de familiariser l’élève avec les détails et les théories les plus élevées de la science , tandis que , 4°, dans la seconde partie du Cours Pratique , comme dans les cabinets et les laboratoires de l’école , il s’exercerait aux manipulations les plus délicates de la pharmacie, de la chimie et de la physique expérimentale.
D. Arrivé an dernier semestre de la période solaire, on reprendrait: i°. L’étude de Thistoire naturelle en général, et de la Botanique en particulier. Celte dernière science serait envisagée sous le nouveau point de vue de la physiologie végétale, delà géographie botanique et des propriétés des plantes comparées avec leurs formes extérieures. 2°. Le
cours de Zoologie compléterait 1 ensemble des connaissances (pii composent les sciences naturelles; car si le nombre des médicaments tirés du règne animal n’est pas considérable , le pharmacien ne doit pas moins connaître d’une manière approfondie la classification générale, la distribution méthodique des êtres de cette classe, ainsi que la physiologie comparée des grandes familles qu’elle renferme. 5°. A la même époque, serait repris le cours de Chimie Organique ( 2e partie), et celui d e Toxicologie, qui tous deux se rapportent à la zoologie et s’appuient sur des connaissances empruntées à l’histoire naturelle des animaux.
C’est aussi pendant la durée de ce dernier semestre que les élèves se prépareraient à leurs examens et à soutenir leur thèse inaugurale. Enfin , les données théoriques qu’ils auraient recueillies pendant toute cette période ne seraient point complètes, s’ils n’y joignaient des notions plus ou moins étendues sur Y histoire de la matière médicale , de la chimie et de la pharmacie , sur la biographie des pharmaciens célèbres, et sur la bibliographie pharmaceutique. Ces documents pourraient même devenir la matière d’un cours particulier, qui couronnerait l’ensemble de toutes les études et répandrait un intérêt nouveau sur des recherches souvent aussi graves que laborieuses.
Le tableau suivant peut montrer d’un coup d’œil le système des études scolaires, disposé d’après l’ordre que nous venons d’indiquer. Cette distribution n’a rien d’absolu, et peut être modifiée suivant les circonstances ; mais quel que soit l’ordre que l’on adopte, le point essentiel est de n’y pas laisser de lacune.