‹ Principes élémentaires de pharmaceutique. Ou, Exposition du système des connaissances relatives à l'art du pharmacienChapitre 40 sur 66 · PRINCIPES ÉL É M E N T A 1RES · texte numérisé non relu

PRINCIPES ÉL É M E N T A 1RES

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marne, tantôt celui de la cire, comme quelques pé~ tro silex.

4. Les caractères optiques sont ceux que l’on peut tirer de l’action de la lumière sur certains minéraux. Ceux-ci sont transparents quand ie fluide lumineux les traverse assez facilement pour que l’on puisse apercevoir d’autres corps à travers leur épaisseur. On les nomme translucides lorsqu’ils se laissent pénétrer par la lumière, sans que l’on puisse distinguer les corps placés derrière eux. Quand iis sont tout-à-fait imperméables à la lumière, on dit qu’ils sont opaques .

La réfraction est la propriété dont jouissent les corps transparents de dévier les rayons lumineux qui les traversent. La double réfraction est la faculté que possèdent certaines substances cristallines de partager le rayon lumineux qui les traverse en deux faisceaux, de manière à présenter à l’œil une double image de l’objet placé derrière eux. Nous avons parlé de ces deux propriétés dans le chapitre 5 du 2e livre. Qu’il nous suffise de rappeler que la double réfractionne se montre jamais dans lescristaux qui appartiennent au système de cristallisation cubique; par conséquent, le diamant ne la possède point. Le minéral qui jouit de cette propriété de la manière la plus prononcée est le spath d’Islande.

La couleur, la phosphorescence, c’est-à-dire, la propriété qu’ont certains minéraux de devenir lumineux dans l'obscurité, soit par le frottement, soit en élevant leur température, soit en accumulant sur eux Je fluide électrique.

DE PHARMACEUTIQUE. 2 G î

fin fin , leur éclat, c’est-à-dire, la manière dont ils reflètent la lumière, sont autant de propriétés du même ordre et qui doivent figurer au nombre de leurs caractères physiques.

5. Poids spécifique. Nous avons vu précédemment (page ii-5) qu’on entendait par îe poids spécifique d’un corps, le rapport qui existe entre son poids et celui d’un autre corps que l'on prend pour terme de comparaison , sous le même volume. Ainsi, un volume d’eau étant pris pour unité, un volume égal d’argent sera 10 et le même volume de plomb sera i i | : c’est ce que l’on nomme leur poids spécifique. Nous avons dit aussi que pour le déterminer, on se servait de divers instruments dont nous avons décrit la forme et l’usage; nous ne reviendrons donc pas sur ce point.

6. La résistance aux agents mécaniques s’apprécie par les sens, ou au moyen de quelques instruments fort simples. Ces caractères sont : V élasticité, qui permet à certains corps de se courber sous l’effort d’une pression, et de revenir à leur position primitive quand cette force a cessé d’agir; la dureté, qui consiste dans la faculté de résister au choc du marteau, à la pression des doigts, à l’action de la lime, ou à celle d’un autre corps pour le rayer; enfin, la ténacité, la flexibilité , la ducticitè et la malléabilité, propriétés diverses dont nous avons eu déjà l’occasion de parler dans la partie physique de cet ouvrage.

y. Propriétés électriques. Elles consistent dans la manière dont se comportent les minéraux lorsqu’ils sont mis en rapport avec l’électriêfté ouïe magnétisme. Chez quelques-

uns, le frottement , la pression on l’élévation de îa température, suffisent pour développer la propriété électrique» Il en est qui manifestent féîectricité vitrée ou positive; d’autres, l’électricité résineuse ou négative; chez d’autres enfin, les deux sortes de fluides se développent à la fois et se séparent en deux pôles. Certains minéraux reçoivent et transmettent rapidement le fluide électrique : iis sont bons conducteurs ; d’autres l’admettent moins vite et le retiennent plus long- temps : ce sont des corps isolants.

Le fer, le nickel et le cobalt sont les seuls métaux sur lesquels agisse le magnétisme. La tourmaline échauffée présente deux pôles, à îa manière d’un barreau aimanté.

8. Enfin, on réunit sous le titre de propriétés diverses , quelques autres caractères physiques, comme ceux qui sont relatifs à îa saveur et à- Y odeur particulière que manifestent certains minéraux. lien est aussi qui paraissent gras, onctueux ou âpres au toucher. Quelques-uns happent à la langue, comme la plupart des argiles; d’autres s* e (fleurissent à l’air, en perdant leur eau de cristallisation, ou bien attirent l’humidité de l’air et sont déliquescents. Mais ces derniers caractères sc rapprochent déjà des propriétés chimiques, que nous allons maintenant passer en revue et définir succinctement.

§ 2. Caractères chimiques. Quelle que soit 1 importance des caractères physiques qui servent à distinguer les minéraux, on ne parvient à les reconnaître d’une manière certaine et complète qu’en y joignant leur analyse, c’està-dire, en constatant la nature des éléments qui entrant

dans leur composition chimique. Néanmoins, cette analyse, quoiqu’elle exige des connaissances étendues en chimie, n’a pas besoin d’être aussi exacts que s’il s’agissait de connaître les proportions relatives des principes élémentaires du corps examiné. Il suffit le plus souvent de s’assurer de la nature de ces éléments, soit pour confirmer les présomptions tirées des caractères physiques, soit, en s’aidant de ces derniers, pour en déduire les proportions relatives des principes que l’analyse y a découverts. Ainsi, lors même que d’autres caractères n’apprendraient pas la différence qui existe entre le sel marin et le spath fluor, qui tous deux cristallisent en cube, l’analyse nous la ferait bientôt reconnaître; et de même, l’analyse ayant découvert qu’un minéral est formé d’arsenic et de soufre , les caractères physiques suffiraient aussi pour distinguer l’orpiment du réalgar et, par suite, pour connaître les proportions relatives des deux éléments dont ce minéral est formé.

Sans revenir ici sur les données élémentaires et les théories principales de la chimie, nous nous bornerons à indiquer les moyens assez simples auxquels ie minéralogiste a ordinairement recours, lorsqu’il veut se rendre compte instantanément de la composition chimique d’un minéral. Il y a deux moyens d’analyse ; l’une a lieu par la voie sèche , et fautre par la voie humide. La première consiste dans l’emploi du chalumeau ; la seconde s’exécute à l’aide des réactifs.

Essai par la voie sèche. Le chalumeau n’est autre chose qu’un tube de verre eu de métal, courbé a angle droit et

ronflé 011 boule vers une de ses extrémités, laquelle est effilée et se termine par une ouverture très- étroite. Quand on veut se servir de l’instrument , l’opérateur place dans sa bouche l’autre extrémité du chalumeau, puis il en dirige la pointe sur la flamme d’une bougie ou d’une lampe, et il souffle fortement. L’air insufflé porte la pointe de la flamme sur le corps soumis à l’expérience. Ce corps, que l’on place tantôt à l’extrémité d’une pince de platine, tantôt sur une feuille légèrement concave du même métal, tantôt sur un morceau de charbon creusé , éprouve alors une très haute élévation de température, et, selon qu’on emploie le chalumeau seul, ou bien secondé par Faction d’un corps auxiliaire que Ton nomme un fondant , on peut obtenir des résultats très- variés.

A, Ceux que l’on peut retirer de l’emploi du chalumeau seul, se réduisent aux trois catégories suivantes : i° le minéral peut éprouver une simple altération, c’est-à-dire, qu’il peut décrépiter et se fondre, perdre de sa transparence , s’exfolier, s’effleurir, bouillonner légèrement, ce qui annonce le dégagement de quelque gaz; mais tout cela sans perdre de ses caractères importants. 20 II peut subir la fusion : dans ce cas il se couvre à sa surface d’une sorte de vern is vitreux, lorsqu’il est incomplètement fusible ; s’il se fond tout-à-fait, iî peut présenter l’aspect d’un verre transparent incolore ou de couleur variée; d’un émail ou d’une matière vitreuse opaque, diversement colorée ; d’une fritte ou d’une scorie, si la matière est devenue boursoufïïée et poreuse. 5° Enfin , il peut se volatiliser , et, dans ce cas.

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on peut encore reconnaître, à l’odeur et à la couleur, certains gaz qui en seraient le résultat, ou Lien les recueillir sur l’appareil pneumatique et les examiner chimiquement.

On peut encore obtenir divers résultats par la manière dont on applique le chalumeau. Si Ton expose un fragment métallique à la pointe du dard de la flamme et au contact de l’air, le métal peut être oxidé. Si , au contraire , on le place dans l’intérieur de la flamme, c’est-à-dire en contact avec l’hydrogène carboné dont elle est formée , il peut y avoir désoxidation , ou ce qu’on nomme réduction du métal.

B. Les principales substances employées comme fon demis , sont le borax, le sous-carbonate de soude, le phosphate de soude et d’ammoniaque, et le nitrate de potasse. Le borax est le plus employé. 11 forme avec la plupart des oxides métalliques, des verres de différentes nuances qui servent à les reconnaître.

Le sous- car bonate de soude donne souvent lieu à des sels doubles solubles ; il forme un verre avec les corps siliceux, et sert à réduire les oxides et les sulfures métalliques. Le phosphate de soude et (T ammoniaque peut aussi donner lieu à des sels doubles solubles, à l’aide de sa base fixe, tandis que son acide très-énergique dissout les métaux et même la silice des silicates. Le nitre sert à la fois de fondant, et convertit les métaux en oxides, lesquels communiquent aux verres des couleurs caractéristiques.

Essai par ta voie humide. Parmi les cinquante-quatre

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