CLASSIFICATION DES FRUITS
Le gland.
Le carcérule.
I La cariopse.
Fruits secs \ L’akène.
et indéhiscents, i Le poiakené. Le fruit gynobasique. La samare.
wJ
Fruits secs et déhiscents.
Le follicule.
La silique.
La silicule.
La gousse.
La pixide.
L’élatérie.
La capsule.
SE
CS
Fruits charnus.*
La péponide.
L’hespéridc.
La drupe.
La noix.
La nuculaire. La baie.
La balauste.
2a Classe.
^ Le syncarpe.
La mélonide.
A pépins.
A nucules.
3e Classe.
Le cône.
Le sorose.
Le sycône.
§ 2. Taxonomie. L’objet des classifications botaniques est de disposer les plantes d’après un ordre systématique qui permette d’arriver le plus facilement possible à les reconnaître et à les désigner par leur nom.
Il y a deux moyens de classer les végétaux : le premier consiste à prendre pour base la considération d’un seul organe , pourvu qu’il soit de première importance et qu’il se retrouve dans le plus grand nombre des êtres : c’est ce que l’on nomme un système. Ainsi la classification deTournefort repose sur la considération de la corolle, et le sys* tème de Linné sur celle des étamines. Le second moyen, plus rationnel et plus sûr, est ce qu’on appelle une méthode. Celui-ci consiste à classer les plantes d’après l’ensemble des caractères tirés de la considération de toutes les parties du végétal; la méthode de Jussieu remplit ces conditions.
Les classifications les plus généralement employées aujourd’hui sont celles de Linné et de Jussieu. La première porte le nom de système sexuel , et la seconde celui de méthode naturelle. Néanmoins , la classification deTournefort, long-temps suivie avec succès, peut donner des idées assez justes sur quelques grandes familles, et comme c’est d’après ce système modifié qu’est encore disposé le jardin botanique de l’École de Pharmacie de Paris, nous commencerons par en exposer les bases principales.
Système de Tournefort. Le système de Tournefort renferme vingt-deux classes. La première distinction qu’il
établit entre les végétaux repose sur la grandeur et la consistance de leur tige. Ainsi il place dans une première division les herbes et les sous-arbrisseaux , et dans la seconde, les arbrisseaux et les arbres. Les plantes herbacées fournissent les dix~sept premières classes, et les plantes ligneuses les cinq autres. Parmi les classes de la première division, il y en a quatorze qui sont pourvues de corolle (ou de calice coloré) : il les appelle pètalées; les trois autres en sont dépourvues et se nomment apétalées. Au nombre des plantes herbacées munies de corolle, on compte onze classes dans lesquelles les fleurs sont simples, et trois où elles sont composées, c’est-à-dire réunies sur un réceptacle commun. Parmi les plantes dont la fleur est simple, il en est dont la corolle est rnonopHate ■; d’autres dont la fleur est poly pétale. Les monopétales peuvent être régulières ou irrégulières , et chacun de ces caractères sert encore à tes subdiviser.
Les plantes ligneuses qui composent les cinq dernières classes sont fondées sur des considérations semblables; par conséquent elles sont divisées en pétalées et apétalées, en monopétales et polypétales, en régulières et irrégulières.
Les classes sont subdivisées en sections et en ordres. Les caractères de ces subdivisions sont tirés des modifications de la corolle, ainsi que de ia forme, de la consistance, de la composition et de la disposition des fruits et des feuilles.
Le système de Tournefort donna dans le temps une grande impulsion à l’étude de la botanique. Son apparition date de la fin du xvn° siècle, et déjà, à l’aide de sa classification.
Fauteur avait pu décrire près de sept cents genres et plus de dix mille espèces végétales.
Les inconvénients du système de Tournefort sont, d’abord, sa division générale en plantes herbacées et en plante» ligneuses. Cette distinction, d’ailleurs peu tranchée, sépare des plantes dont les caractères sont trop semblables pour qu’elles se trouvent placées dans des classes différentes. Dit reste , la même plante , selon la culture et le sol dans lequel elle croît, peut être tantôt ligneuse et tantôt herbacée* La forme de certaines corolles n’est pas non plus tellement arrêtée que l’on ne puisse les confondre entre elles : c’est ce qui arrive surtout à plusieurs monopétales régulières. Le tableau suivant présente les vingt-deux classes dont se compose le système de Tournefort , avec les principaux caractères qui les distinguent.