Rhipiptères
\ 12. Diptères.
( Pédicellés,
/ Tubicoles.
’ Dorsibranches Abranches.
/ Décapodes.
Stomapodes.
Amphipoaes.
Lœmodipodes, Isopodes.
( Branchiopode ( Pœcilopodes.
À. Animaux vertébrés. Cette classe, à laquelle l’homme appartient, renferme les animaux dont l’organisation est la plus compliquée et la plus parfaite. Ils présentent , pour caractère primordial, un squelette osseux, composé de plusieurs pièces annulaires nommées vertèbres , superposées les unes sur les autres, et formant une sorte de colonne creuse qu’on nomme colonne vertébrale , dont la cavité intérieure renferme le cerveau et ses dépendances. Des différents points de celte colonne partent des appendices qui forment les cavités de la poitrine et de Y abdomen, ou bien les membres , qui ne sont jamais qu’au nombre de quatre. Ce squelette est la charpente de l’animal ; il sert d’attache aux muscles et aux ligaments qui en réunissent les parties et les recouvrent. La tête forme l’une des extrémités de la colonne vertébrale, et contient les yeux, les oreilles, la langue et le nez, organes de la vision , de l’audition , de la gustation et de l’olfaction. Le centre de la colonne est creusé en un canal qui renferme la moelle épinière, prolongement du cerveau, d’où partent les nerfs qui se rendent aux organes des sens ou à ceux du mouvement. L’appareil de la digestion se compose d’un canal plus ou moins allongé, que l’on nomme le tube digestif , lequel se termine supérieurement par la bouche , et inférieurement par Y anus, Ce tube présente plusieurs renflements, dont l’un est l’estomac ; il reçoit différents fluides propres h faciliter la digestion , et qui sont sécrétés par des glandes plus ou moins volumineuses, comme les glandes salivaires, le foie, le pancréas, etc.
Les mâchoires sont au nombre de deux , l’une supé rieure , l’autre inférieure , et sont armées de dents. Les oiseaux et quelques tortues ont un bec. Le sang est rouge. La respiration s’exécute à l’aide d’un organe celluleux que l’on nomme poumons , et dans les poissons au moyen des branchies . Les membres sont disposés par paires , deux supérieurs ou antérieurs, et deux inférieurs ou postérieurs. Dans les animaux qui vivent à terre, les membres sont disposés pour la station ou la marche; dans les oiseaux ils prennent la forme d'ailes, et dans les poissons ils sont élargis en nageoires.
iro Classe. Les Mammifères composent la première classe des animaux vertébrés. Ils comprennent des êtres si différents par leurs formes et leurs dimensions , qu’il a fallu les diviser en plusieurs ordres. Cependant ils se rapprochent par des caractères de première importance. Tels sont la présence des mamelles, organe glanduleux qui contient du lait destiné à la première nourriture des jeunes individus ; un cœur à deux ventricules et à circulation double; le sang, qui est rouge et chaud; les cinq sens complets; un cerveau volumineux; enfin un diaphragme ou cloison , qui sépare la poitrine de l’abdomen.
Les mamelles sont plus ou moins nombreuses , et leur nombre est en rapport avec celui des petits qui naissent à chaque portée. Les petits naissent vivants (vivipares) , tandis que dans les oiseaux, les reptiles et les poissons, ils viennent au monde enveloppés dans un œuf (ovipares). Parmi les
mammifères, îe plus grand nombre vivent sur la terre,* quelques-uns, comme les chauves-souris, ont des ailes et peuvent voler; d’autres, comme les phoques, sont amphibies , tandis que les baleines, les dauphins et autres cétacés vivent exclusivement dans l’eau.
Les mâchoires sont garnies de dents dont la forme varie beaucoup et sert de caractère important pour la classification. Les dents incisives sont placées à la partie antérieure et sont taillées en forme de coin; elles servent à couper les aliments. Chez l’homme , on en voit quatre à la partie moyenne de chaque mâchoire. A côté d’elles, à droite et à gauche, en haut et en bas, on voit une dent d’une autre forme, conique, pointue, et propre h déchirer la chair : on nomme cette sorte de dents canines. Enfin , les dents molaires ont la couronne presque plane, mais garnie de petites aspérités ou tubercules; elles servent â broyer les aliments. Ces trois sortes de dents se rencontrent dans l’homme, mais n’existent pas toutes constamment chez les autres mammifères. Leur système dentaire est en rapport avec les aliments dont ils se nourrissent, et sert par conséquent à éclairer plusieurs autres points de leur organisation.
La conformation de l’extrémité des membres ou des doigts est encore un des caractères sur lesquels se fonde la distinction des mammifères. Chez l’homme, par exemple, les doigts sont bien séparés; le pouce est disposé de manière â pouvoir, en se rapprochant des autres doigts, saisir les objets ; c’est â cette conformation que l’on donne
le nom de main. Chez d*aulres , le cinquième doigt on le pouce ne peut plus former opposition avec les antres doigts. II en est chez lesquels les doigts sont soudés ensemble* ou enfermés dans un étui corné que Ton nomme sabot. Ceux dont les doigts sont mobiles et pourvus d’ongles forment six ordres, et on les nomme onguiculés. Les deux ordres suivants comprennent Jes mammifères ongulés , ou ceux dont les doigts sont enveloppés dans un sabot. Le dernier ordre renferme ceux dont les doigts sont réunis en nageoire. Exposons brièvement les autres caractères généraux qui s’appliquent a chacun des ordres de cette grande classe.
1er Ordre. Bimanes. Quatre extrémités , dont les postérieures ou inférieures sont propres à la marche, cl les antérieures terminées par des mains ; trois sortes de dents , incisives, canines et molaires; corps organisé pour la station verticale; deux mamelles pectorales. Ex. : l’homme.
2e Ordre. Quadrumanes. Quatre extrémités terminées par des mains; trois sortes de dents; deux mamelles pectorales. Ex. : les singes.
5e Ordre. Carnassiers. Quatre extrémités, jamais terminées par des mains ; trois sortes de dents ; mamelles en nombre variable. Ex. : le chien , le lion.
4e Ordre. Marsupiaux. Quatre extrémités , jamais terminées par des mains; système dentaire très - variable ; poche placée sons l’abdomen, et servant h contenir les petits après leur naissance. Ex. : les sarigues, les kan-
5e Ordre. Rongeurs. Extrémités analogues à celles des deux ordres précédents; seulement deux sortes de dents: les incisives et les molaires. Ex. : les lapins, les marmottes.
6e Ordre. Edentés. Extrémités terminées par des doigts munis d’ongles très-longs et recourbés ; jamais d’incisives, rarement des canines , souvent point de dents. Ex. : les fourmiliers, les paresseux.
7e Ordre. Pachydermes. Nombre des doigts variable; peau épaisse; estomac simple. Ex. : l’éléphant, le cheval.
8e Ordre. Ruminants. Deux doigts , ou pieds fourchus ; plusieurs estomacs disposés pour ruminer. Ex. : les bœufs, les moutons.
9e Ordre. Cétacés. Dents en nombre variable, souvent remplacées par des lames de corne; corps organisé pour vivre dans l’eau ; deux mamelles souvent pectorales. Ex. : la baleine, les dauphins.
2e Classe. Les Oiseaux, qui forment la seconde classe des animaux vertébrés , sont ovipares , à sang chaud, bipèdes, destinés à vivre dans l’air. Leurs membres antérieurs sont développés en ailes. Iis ont quatre doigts dis tincts, terminés par un ongle épais et recourbé. Trois de ces doigts sont placés en avant, et le quatrième en arrière, de manière à pouvoir saisir les corps arrondis; quelquefois il y a deux doigts en avant, et deux en arrière. Chez les oiseaux qui vivent sur le bord ou à la surface des eaux, les doigts sont réunis par une membrane qui leur donne la forme d'une rame. Le squelette est
formé de pièces osseuses fortement soudées, cl donne un appui solide aux ailes. Les poumons adhèrent h Sa colonne vertébrale, et permettent à l’air d’arriver dons le col, dans l’abdomen , dans les os, et même dans les plumes , ce qui diminue le poids spécifique de l’animal. Leur corps csttrès-chaud, soit à cause de l’étendue des fonctions respiratoires, soit en raison de l’épaisseur de leur vêtement emplumé. La poitrine n’est pas séparée de l’abdomen par un diaphragme. Le larynx, organe de la voix, est trèsdéveloppé; les organes des sens le sont peu, h l’exception de la vue, qui est très-perçante. Le bec est formé de deux pièces cornées qui se meuvent comme des mâchoires , et en tiennent lieu.
L’œuf est composé de trois parties distinctes : la coque, le blanc ou albumine, elle jaune. La coque n’est qu’une membrane destinée â protéger le germe. L’albumine a pour objet de lui fournir son premier aliment. En dehors du jaune on remarque les chalazes , sous la forme de brides transversales qui se réunissent en un tubercule gélatineux , qui est le germe ou l’embryon. Les œufs ont besoin d’une chaleur de 58 degrés pour éclore. Le jaune disparaît aussi au moment oh le jeune oiseau se développe et brise sa coquille pour paraître au jour.
La classification des oiseaux repose principalement sur la considération du bec et des pattes. On les divise en six ordres, savoir:
1er Ordre. Les Oiseaux de proie. Bec crochu, à pointe recourbée et très -aiguë; doigts munis d'ongles crochus
Dû PIIARMA.Ç EUTIQUE.
cl acérés que Tou nomme serres. Ils sont carnassiers et attaquent les autres oiseaux, même les mammifères. Ou les divise en deux familles : les oiseaux de proie diurnes , ex. : les aigles, les vautours; et les oiseaux de proie nocturnes , ex. ; les liibous , les chouettes, les ducs.
2e Ordre. Les Passereaux. Ils sont très-nombreux et de
formes très-variées. Ils se nourrissent d’insectes, de fruits.
mais surtout de grains. Les doigts extérieurs sont unis en partie par une membrane. Ex. : les merles , les fauvettes, les moineaux, les alouettes.
5e Ordre. Les Grimpeurs. Deux doigts en avant et deux en arrière, ce qui leur donne beaucoup de facilité pour saisir les branches des arbres. Ils se nourrissent de grains et de fruits. Ex. : les perroquets , les pies.
4* Ordre. Les Gallinacés. Oiseaux lourds et peu disposés au vol. Bec convexe , narines recouvertes par une écaille cartilagineuse. Ils pondent à terre, sur un peu d’herbe. Cet ordre comprend plusieurs familles connues sous le nom d’oiseaux de basse-cour , comme les faisans, les perdrix, les pigeons, les dindons, les coqs de bruyère.
5e Ordre. Les Echassiers , ou oiseaux de rivage. Mem bres inférieurs très-allongés , pattes palmées , doigts réunis par une membrane, cou et bec très-allongés, ce qui les rend propres à saisir les poissons dont ces oiseaux se nourrissent. Ex. : les cigognes, les grues, les hérons, les bécasses.
6e Ordre. Les Palmipèdes. Destinés à vivre sur l’eau, ils marchent lourdement et difficilement sur la terre. Pattes
entièrement palmées et propres l\ la nage, cou très-allongé. Ex. : les cygnes, les canards, les pélicans.
3e Ci , asse. Pieptiles. Les reptiles, animaux ovipares et à sang froid, respirent au moyen de poumons celluleux très- développés. Ils ont quatre membres ou seulement deux; l’ordre des ophidiens en manque totalement. Leur peau est nue ou recouverte d’écailles ; leur système nerveux est peu irritable et peu développé. Les œufs sont enveloppés d’une membrane fort mince , en sorte que les petits éclosent au moment de la ponte. Les reptiles changent complètement de forme et d’organisation à certaines périodes de leur vie. Ils respirent d’abord au moyen de branchies , comme les poissons, et leurs membres ont la forme de nageoires. Plus tard, ils respirent avec des poumons, et leurs membres deviennent propres à la natation comme à la marche. Les reptiles se divisent en quatre ordres, dont les caractères sont bien tranchés, savoir :
ier Ordre. Les Chèloniens ou Tortues , pourvus d’une double cuirasse, Tune inférieure et l’autre supérieure, formées par îa colonne vertébrale, le sternum et les côtes intimement soudés. Celte boîte solide, dans laquelle l’animal peut renfermer sa tête et ses membres, est recouverte d’écailles. Les mâchoires sont conformées comme le bec des oiseaux. Les tortues se nourrissent de matières végétales. Les unes vivent sur la terre, les autres dans les eaux douces ou salées; elles sont ovipares.
2e Ordre. Les Sauriens ou Lézards , reptiles à quatre pieds , quelquefois deux , recouverts d’une peau écailleuse;
DE PHARMACEUTIQUE. 0 O CJ
mâchoires armées de dents, corps allongé, terminé par une longue queue. Animaux terrestres à poumons vésicnleux très développés; doigts armés d’ongles ou de griffes. Ex. : les crocodiles, les lézards, les caméléons.
5e Ordre. Les Ophidiens ou Serpents. Leur corps est cylindrique, très allongé , terminé par une queue pointue. Ils sont privés de membres ; les mâchoires sont garnies de dents, quelquefois de crochets mobiles, marqués d’une rainure h la base de laquelle est une vésicule remplie de venin. C’est cette liqueur qui , versée dans la plaie qu’a faite la dent , produit des accidents funestes. Dans quelques espèces les œufs éclosent au moment de quitter la mère, ce qui les rend vivipares; ex. :1a vipère, le Irigonocépliale.
ZD Ordre. Les Batraciens. Fiepliles h quatre pieds ; doigts dépourvus d’ongles; peau nue et sans écailles; respirant d’abord par des branchies , et ensuite par des poumons très- développés; cœur à ventricule simple ; mâchoires pourvues de dents très-fines. Les salamandres ont une queue; les grenouilles et les crapauds n’en ont pas. Au moment où les œufs éclosent, les petits ne présentent point de .membres apparents; ils ont une queue comprimée et une sorte de bec corné. Iis se nomment alors têtards. Dans la deuxième époque de leur vie, les membres apparaissent et les poumons se développent.
4e Classe. Les Poissons forment une très-grande classe parfaitement caractérisée. Toutes leurs parties sont diposées relativement à l’ élément aqueux dans lequel ils vivent. La
conformation générale de leur corps, les nageoires , la queue dont ils sont armés, sont remarquablement propres à la natation. Les poissons respirent à l’aide de branchies , organe feuilleté à travers lequel l’eau passe, et avec eUel’air dont elle est chargée. Les lames des branchies sont recouvertes par une membrane qui communique avec le cœur par de nombreux vaisseaux. Le cœur est simple, c’est-à-dire à un seul ventricule et une seule oreillette, comme dans les reptiles. La peau est recouverte d’écailles imbriquées. Les mâchoires sont armées de dents. Les testicules , dans les mâles, sont placés dans l’abdomen : ce sont deux glandes connues sous le nom de Laitances . Chez les femelles, les ovaires occupent le même espace dans l’abdomen,* elles pondent une grande quantité d’œufs, que le mâle féconde après la ponte, en passant au-dessus. Les nageoires qui répondent aux membres antérieurs des mammifères se nomment pectorales; celles qui répondent aux membres postérieurs sont appelées abdominales. Celle du dos se nomme dorsale ; une autre, placée près de l’anus, est la nageoire anale; enfin, la queue elle-même n’est autre chose qu’une nageoire que l’on nomme caudale. C’est sur ce caractère qu’est fondée en partie la classification des poissons. On appelle vessie natatoire un organe creux rempli d’air, placé dans la partie supérieure de l’abdomen. Cet organe sert à diminuer leur poids spécifique, et en le dilatant ou en le contractant, les poissons acquièrent la faculté de descendre, de monter dans l’eau, ou de se maintenir en équilibre à sa surface. Leur squelette est tantôt osseux ,
DE PHARMACEUTIQUE. 56 î
tantôt cartilagineux : ce qui les a fait d’abord séparer en deux grandes divisons, lesquelles sont ensuite subdivisées en neuf ordres. Les poissons osseux composent îa première division, qui comprend six ordres, savoir:
ier Ordre. Acanthoptèrygiens. Nageoire dorsale divisée en deux; la première portion est soutenue par des rayons épineux dont on trouve quelques-uns à l’anale et aux abdominales.
Le 2e, le 3e et le 4e ordre renferment les poissons osseux nommés malacoptèrygiens , dont les rayons de la dorsale sont mous. Dans les abdominaux (2e ordre) , les nageoires ventrales sont situées en arrière de l’abdomen. Dans les subbranchiens (5e ordre) , elles sont suspendues h l’appareil de l’épaule. Enfin , dans les apodes (4e ordre), ces nageoires manquent tout-â-fait.
5e Ordre. Plectognates. Os maxillaire et arcade palatine engrenés au crâne; divisés en deux familles : les gymno don tes et les sclérodermes.
6e Ordre. Lon ho branche s. Mâchoires complètes; branchies ayant la forme d’une série de petites houppes.
La 2e division renferme les poissons cartilagineux ou chondroptêrygiens ; elle comprend les trois ordres suivants:
7e Ordre. Cyclostomes. Mâchoires soudées en un anneau immobile; branchies ouvertes par des trous nombreux.
8e Ordre. Sélaciens . Branchies semblables â celles des précédents, mais non les mâchoires.
9e Ordre. Sturioniens. Branchies ouvertes , comme à l’ordinaire , par une seule fente garnie d’un opercule.
Chacune des branches de l’histoire des vertébrés peut former l’objet d’une étude très-étendue, et presque d’une science complète qui porte un nom particulier. Ainsi, l’histoire des mammifères se nomme la maîiimologie ; celle des oiseaux s’appelle F ornithologie ; celle des reptiles est Y erpétologie 9 et l’histoire des poissons prend le nom à’ichthyologie.
B. Animaux mollusques. Les mollusques, qui forment la deuxième branche du règne animal, et qui comprennent les coquillages, les vers et les tuyaux de mer , sont dépourvus de squelette. Les muscles qui servent au mouvement de l’animal sont attachés à la peau qui le recouvre entièrement, et qui est molle, contractile en tous sens , quelquefois nue, souvent recouverte d’inscrutations calcaires, de plaques pierreuses que l’on nomme coquilles , et qui varient de nombre, de formes et de couleurs. Tantôt les coquilles sont d’une seule pièce, comme dans les limaçons ; on les
nomme univalves ; tantôt elles sont doubles, comme dans
les huîtres, et elles portent le nom de bivalves; quand elles sont formées de plusieurs pièces, comme chez les anatifçs, on les appelle multivalves.
Leur système nerveux se compose de plusieurs masses éparses, plus ou moins volumineuses, réunies par des filets nerveux, et dont la principale constitue le cerveau. La circulation est double , et s’opère à l’aide d’un système
veineux et d’un système artériel. Les mollusques respirent,
comme les poissons, au moyen de branchies. Les organes de la digestion se composent d’une ouverture qui forme
une bouche sans mâchoires, et qui communique directement avec l’estomac, avec ou sans œsophage. Les membres n’existant pas, la progression s’exécute par la seule contractilité de la peau. Les mollusques sont souvent hermaphrodites. La fécondation s’opère tantôt par un seul individu, tantôt par un double accouplement, comme dans les hélices et quelques annélides. Les organes des sens n’existent pas tous ; ceux du goût et de la vue sont faibles. Les yeux sont tantôt sessiles , tantôt portés sur un pédicule plus ou moins long. Le toucher ne s’exerce que par la peau. On les divise en deux grandes classes; les acéphales et les céphatés. Chacune de ces classes est elle-même subdivisée en trois ordres que nous allons successivement décrire.
ier Ordre. Céphalopodes. Le corps a la forme d’un sac ouvert par-devant; il en sort une tête bien développée, autour de laquelle sont placés de forts appendices, au moyen desquels ils marchent et agissent; ils habitent les mers. Ex. : les sèches, les poulpes, les argonautes.
2e Ordre. Ptéropodes. La tête se distingue du reste du corps, mais elle n’a que de courts appendices en forme d’aile sou de nageoires membraneuses. Ex. :lescîios,les hyales.
5e Ordre. Gastéropodes. Tête distincte; on trouve sous le ventre un disque charnu , sur lequel s’appuie le corps pour ramper. Ex. : les hélices. Cet ordre se divise en huit familles : les pulmonés, les nudibranches, les inférobranehes, les tectibranches, les hétéropodes, les pectinibranohes, les scutibranches et les cyclobranches.
4° Ordre. Acéphales. La lôtc n’est pas distincte ; la bouche est cachée dans le manteau, ainsi que les branchies et les viscères. Coquille bivalve; animaux hermaphrodites, aquatiques. Ex. : les moules, les huîtres.
5e Ordre. Les Brachiopodcs, sans tête, comme les précé dents; la bouche est entourée de tentacules mobiles et charnus dont ils se servent pour saisir les objets. Coquilles bivalves. Ex, : les orbicules.
6e Ordre. Clrrhipodcs . Également acéphales, ils diffèrent des précédents par des tentacules nombreux, cornés, articulés. Coquille fixée, dépourvue de locomotion. Ex. : les lepas.
La plupart des mollusques peuvent servir d’aliment.
C. Anima ux articulés. La troisième branche du règne animal comprend les animaux dont l’organisation a pour caractère principal d’être formée d’articulations ou de pièces mobiles articulées, comme les vers, les insectes , les écrevisses, etc. La peau, rarement molle, souvent cornée ou pierreuse, se divise en segments ou articles. Six membres au moins , excepté lorsqu’ils manquent tout-à~ fait. Le système nerveux consiste en de longs cordons placés sous le ventre , renflés d’espace en espace par des nœuds ou ganglions d’où partent de nombreux filets. Les mâchoires, quand ils en sont pourvus , sont latérales et se nomment mandibules. Les articulés respirent au moyen do branchies lorsqu’ils sont aquatiques, et par des trachées lorsqu’ils vivent dans l’air. La circulation varie beaucoup ; elle a lien tantôt h l’aide d’un cœur, tantôt au moyen des
trachées, qui paraissent servir également de vaisseaux sanguins. La vue est le seul sens bien développé. Une seule famille montre de l’ouïe. Le toucher s’exerce au moyen des antennes , organe particulier placé à la partie antérieure de la tête , aussi composé de pièces articulées, et qui servent de caractère pour la distribution des genres. On divise les animaux articulés en quatre classes : les annélides, les crustacés, les arachnides et les insectes.
iIe Classe. Les Annélides. Ce sont des vers à sang rouge, dépourvus de pieds. Leur corps est mou, formé d’anneaux ou de segments dont le premier, qui est la tête, diffère à peine des autres, quoiqu’il renferme la bouche et les organes des sens. Leur circulation est double, c’est-à-dire artérielle et veineuse. Ils portent à la face inférieure du corps, au lieu de membres, des soies raides sur lesquelles ils s’appuient pour ramper; ils respirent au moyen de branchies et sont presque tous aquatiques. Les annélides sont divisés en trois ordres.
ier Ordre. Tubicoles. Munis de branchies disposées en panaches et placées à la tête; coquille tuberculeuse. Ex. : les serpules, les amphilrites.
2e Ordre. Dorslbranches. Branchies en forme d’arbres ou de lames , placées à la partie moyenne et latérale du corps. Souvent pourvus de tuyaux calcaires qui leur servent de fourreaux. Ex. : les néréides, les aranicoles.
5e Ordre. Abranches. Dépourvus entièrement des organes de la respiration. C’est parmi eux que l’on trouve les sangsues et les lombrics ou vers de terre.
*2e Classe. Les Crustacés. Les crabes, les écrevisses , les homards, font partie de celte classe d’animaux, remarquables par l’enveloppe plus ou moins dure, crustacée ou calcaire, qui recouvre les différentes parties de leur corps. Leur sang est blanc, leur circulation est double; ils rcs-
pirent au moyen de branchies diversement situées, soit sur les bords du test qui les enveloppe, soit extérieurement, sur les parties latérales du corps. Le système nerveux se compose tantôt de nombreux renflements disposés par paires, tantôt de deux ganglions noueux, dont l’un est situé h la tête et l’autre au thorax. Ils ont ordinairement quatre antennes, six mâchoires latérales, et cinq paires de pieds au moins. Leurs yeux sont quelquefois à facettes et portés sur un appendice articulé; d’autres fois simples et sessiles. On divise les crustacés , d’abord en deux grandes sections : i° les Malacostracès , qui ont les téguments plus ou moins durs et calcaires, et de dix à quatorze pieds terminés par des pinces; ils comprennent cinq ordres; 2° les Entomostracés , insectes â coquilles ou téguments minces, cornés ; un test d’une ou de deux pièces, en forme de bouclier ou de coquille bivalve, recouvre tout le corps. Cette division forme deux ordres, en sorte que les crustacés renferment les sept ordres suivants :
Ier Ordre. Décapodes. Dix pattes en cinq paires; tête réunie au thorax et recouverte par le test ; branchies placées sous la carapace ; les deux pieds antérieurs en forme de pinces. Deux familles : les brachyoures , qui ont la queue plus courte que le tronc , ex. : les crabes ; et les macroures ,
dont la queue est plus longue que le tronc, ex. : les écrevisses , les homards , les langoustes.
2e Ordre» Stomapodes. Nombre de pieds variable; les deux antérieurs rapprochés de la bouche. Branchies découvertes et adhérentes aux pattes. Deux familles : les un ic air as ses, dont le test est simple, ex. : les squilles ; et les bicuirassésy dont la carapace est divisée en deux parties , ex. ; les phylîosomes.
5e Ordre. Amphipodes. Yeux sessiles et immobiles ; bran chies vésiculaires à la base des pattes; tête séparée du tronc, corps arqué et comprimé latéralement. Ex. : les crevettes.
4e Ordre. Lœmodipodes. Les deux pieds antérieurs font partie de la tête ; la queue existe h peine. Corps filiforme. Ex. : les cyames.
5e Ordre. îsopodes. Quatorze pieds à peu près égaux ; corps large et aplati , formé de1 segments égaux, b la suite les uns des autres. Ex. : les cloportes.
6e Ordre. Branchiopodes. Bouche composée de six à huit pièces , avec les branchies antérieures. Crustacés microscopiques. Ex. : les monocles.
7e Ordre. Pœcilopodes. Ni mâchoires ni mandibules; corps recouvert d’un test en bouclier; pattes de formes variées. Ex. ; les limules.
3e Cl asse. Les Arachnides. Les arachnides ont ordinairement huit pieds articulés ; la tête et le thorax sont réunis en une seule pièce; ils n’ont ni ailes ni antennes, comme
les insectes; leur peau est molle; ils respirent par des poumons ou des trachées ouvertes par des stigmates placés sous l’abdomen. Les yeux, en nombre variable, sont simples et lisses; la bouche est armée de mâchoires. La circulation est double. Ils se nourrissent ordinairement d’insectes. Un très-petit nombre d’arachnides vivent dans l’eau. Cette classe se divise en deux ordres :
ier Ordre. Pulmonaires . Us respirent au moyen de sacs celluleux qui tiennent lieu de poumons. Deux familles : les fileuses , dont les palpes sont sans pinces et terminés par de petits crochets , ex. : les araignées ; et les pédipalpes , dont les palpes, très-longs, sont terminés par une sorte de griffe, ex. : les tarentules, les scorpions.
2e Ordre. Trachéennes. Munies de trachées rameuses au moyen desquelles elles respirent. Trois familles : les faux scorpions , les pycnogonides et les holètres , parmi lesquels on trouve les mites et les acarus.
4e Classe. Les Insectes. Cette classe est la plus nombreuse du règne animal et celle dans laquelle on remarque les formes les plus variées. Leur corps se divise en trois parties et en un grand nombre d’articles. Ces trois parties sont ; i° la tète , qui porte les antennes, la bouche et les yeux; 2° le thorax ou corselet, qui supporte les pieds et les ailes; 5° l’abdomen, qui renferme les viscères principaux. Tous les insectes ne sont pas pourvus d’ailes; ceux qui en sont pourvus ne les apportent point en naissant. Avant le moment oü elles se développent, iis passent par deux formes : celle de chenille et celle de chrysa-
DE PHARMACEUTIQUE. 5f>9
Üde. La respiration s’exécute au moyen de trachées qui reçoivent l’air par des stigmates ouverts sur les côtés. Un long canal qui s’étend le long du dos, et que l’on nomme vaisseau, dorsal , paraît remplir les fonctions de cœur. Les insectes ont, le plus souvent, six pieds attachés au thorax. Le nombre des ailes varie de deux à quatre. Chez quelques-uns, elles sont recouvertes par deux lames cornées, opaques, mobiles, qu’on nomme des èlytres , sorte d’étui qui cache les ailes; les insectes qui en sont pourvus se nomment coléoptères.
Latreille a partagé les insectes en douze ordres. Les trois premiers ordres sont composés de ceux qui sont privés d’ailes , ne changent point sensiblement de formes et d’habitudes, et sont sujets seulement, soit à de simples mues, soit à une ébauche de métamorphose.
j ex Ordre. Myriapodes. Ils ont plus de six pieds (vingt quatre et au-delà), disposés dans toute la longueur ducorps sur une suite d’anneaux qui en portent chacun une ou deux paires, et dont la première, et même dans plusieurs, la seconde, semblent faire partie de la bouche. Ex. : les iules , les scolopendres.
2e Ordre. Thysanoures. Six pieds; abdomen garni sur
les côtés de pièces mobiles en forme de fausses pattes, ou terminé par des appendices propres pour le saut. Ils sont aptères (sans ailes). Ex. : les lépismes et les podures.
3e Ordre. Parasites . Six pieds, point d’ailes. Ils n’offrent pour organes de la vue que des yeux lisses. Leur