EXTRACTION' DE LA POIX AU MOYEN DK LA RESINE
Prt;i)aration ilc la poix , <[u"ou ajipcUa pois de Bourgogne.
La résine obtenue par le grattage est mise dans
une marmite avec un peu d'eau; elle est coulée dans un sac de toile grossière, — le sac à résine, — et comprimée dans une presse à résine, composée d'une auge sur laquelle se trouve un cadre en bois muni de bouchons. Pendant que le sac est comprimé entre les bouchons, la poix ne tarde pas à se réunir en une masse, et on l'introduit de force dans des tonnes, après en avoir fait écouler l'eau noire : c'est là principalement le mode de préparation de ce qu'on appelle la poix de Bourgogne.
Préparation de la poix blanche et rouge.
Pour apprêter de la poix blanche et rouge, on introduit de la résine dans un grand chaudron à poix, muré dans un grand fourneau, et dont l'ouverture inférieure se trouve au-dessus d'un conduit du fourneau. Si alors on allume un feu modéré au-dessous du chaudron, la résine liquide ou le goudron coule du chaudron par le tuyau dans un vase placé en dessous , et ensuite on les laisse bouillir jusqu'au point de la réduction en poix. Les parties impures et ligneuses, qui forment le résidu de la première ébullition dans le chaudron à poix, donnent ce qu'on appelle les dépôts de la résine, et sont, dans l'usage, utilisées en les brûlant pour en faire du noir de fumée.
Dans les environs d'Eibenstock , dans l'Erzgebirge, on fait bouillir la résine dans un chaudron de cuivre de (-'00 .svrtiuici — pots de Dresde) 196 li-
1res 400 millil. ou I hectolifif 90 lilres 'lOO inillil. ; puis, avec un vase en cuivre et à long manche, on la fait couler sur ce qu'on appelle une passoire, d'où elle filtre, à travers de la paille et des ramilles de bois, dans une cuve ou dans une fosse. On brûle à ce moment la passoire au-dessus d'une pierre creusée, et alors il en découle de la poix noire ou autrement dit de la poix de passoire (de couloir).
Lorsqu'on fait bouillir la poix, on a toujours un terme moyen de 30 pour 100 (de perte) d'après le poids : de telle sorte que l'on doit admettre que (lOOlJfunb — livres) 46 kilog. 691 gramm. de résine pure donnent 3*2 kilog. 683 gramm. 70 cenligr. de poix».
Deuxième oBiapitre.
EXTRACTION DE LA POIX AU MOYEN DU GOUDRON PRODUIT DANS DES FOURNEAUX PARTICULIERS.
De la matitre.
Pour brûler du goudron ou de la poix, on emploie surtout les souches et racines du pin (pinus sjlvestris). Plus ces souches sont restées longtemps en terre, après la coupe, plus elles contiennent de goudron. Après l'exlirpalion des souches, on les
— i'A — partage en morceaux de (12 à 18 3ou — pouces) 282 à /i23"""'"" de longueur, en les fendant trésmince, et on sépare le bois le moins chargé de résine, surtout l'aubier.
Des fourneaux.
Le goudron, lorsqu'il n'est pas traité comme un produit secondaire de la charbonncrie en fosse, est cuit dans des fourneaux ronds, voûtés en dôme, de (10 à 12eunt.— aunes) 5"* 665'"'"'"' à 6"" 798'"""'" de hauteur, et de 3'" 399'""""' à /i-" 532'"""'" de largeur, surmontés, d'ailleurs, d'un manteau dont le fond, concave vers le milieu, est pourvu d'un tuyau d'écoulement. Le chauffage de ces fourneaux se fait dans les ravons des courants qui se trouvent en cercle autour de la partie inférieure des fourneaux, sous le manteau; on introduit le bois résineux, en partie par le bas, au travers d'une porte, en partie par le haut, dans les fentes d'une fenêtre pratiquée sur la coupole.
Dans la Rœhn, on se sert de fourneaux semblables, de plus petites dimensions (9 Si'fj — pieds), 2'"' 538'"'""" de hauteur et 1" 4 10'"'"''" d'ouverture au jour. Toute l'opération dure deux jours, sous la surveillance d'un homme; les résultats sont :
4C.C91 à 70 kilog. o3C gr;im. ao centig. de poix,