I. En ceux causés par les eaux stagnantes ^ et
II. En ceux causés par les eaux courantes. L'eau stagnante fait du tort :
I^En rendant le sol marécageux, l'acidifiant et
détériorant, et 2' Par son exhalaison.
Pour parer au premier inconvénient, il n'y a d'au-
tre moyen que le dessèchement; mais la place nous manque pour discuter ici en particulier les régies à prendre en considération à cet égard.
L'eau stagnante devient encore nuisible pour les localités limitrophes, en ce que , par son exhalaison, elle produit du froid , et par cette raison est souvent la cause qui fait périr les jeunes bourgeons e( plantes.
Ce n'est toujours que par le dessèchement qu'on peut supprimer la cause du dégât de la gelée. L'eau courante peut devenir nuisible :
1° Par l'enlèvement du sol et du bois même; 2" Par le comblement du sol avec du sable , des
pierres, etc.; 3° Par l'inondation trop prolongée des fleuves,
par laquelle le jeune bois se gâte dans l'eau ; 4° Par la circonstance que l'eau des fleuves débordés , par suite du dégel , gèle de nouveau , ce qui , par la croûte de glace qui se forme , devient souvent la ruine totale du jeune bois ; et 5° Par le choc des glaçons.
Pour écarter, autant que possible , ces maux , le forestier doit pourvoir :
1 ° A ce que les bords des rivières et ruisseaux parcourant les forêts soient convenablement plantés de bois, surtout de saules; mais il faut avoir soin de toujours couper le bois très-jeune , parce que les arbres placés aux bords des rivières rompent facilement, et par là font plus de mal que de bien;
2" A ce que les lits des ruisseaux et rivières de la. forêt soient tenus libres, et à ce que les sinuosités dangereuses soient percées; 3° A ce que, dans les contrées montagneuses, partout où l'eau menace de se faire jour, principalement lorsque le sol est mouvant, prés de montagnes escarpées , on n'enlève pas de litière , que même , s'il est nécessaire, on y fasse les constructions que réclame le danger; 4° A ce que les eaux sans lit déterminé soient surtout écartées de tous chemins des forêts , et que les issues nécessaires pour l'écoulement des eaux soient partout ménagées sur ces chemins. L'économe forestier doit, de plus, veiller attentivement à ce que les localités exposées à de fréquentes inondations ne soient pas traitées d'une manière qui rende nécessaire la régénération au moyen des semences.
Pour s'opposer au dommage produit par l'irruption des glaçons, il est bon d'entretenir constamment dans les bois, à quelques (?\utl)en — perches) 13 mètres de distance du bord de la rivière , une lisière étroite de bois, que l'on traite, du reste, en jardinant.
Ue la garde des torèts relativement aux maladie» des essences de boi*.
Les maladies suivantes du bois sont importantes pour l'économe forestier, par le rapport qu'elles ont avec la garde des forêts :
1° La combustion par le soleil ;
2° Le dépérissement par langueur; 3° Le sèchement; 4° La mortalité du faîte; 5" La pourriture, et 6" L'écoulement de la sève.
On pare le mieux aux maladies du bois, par un bon traitement, approprié partout aux localités.