I. Des essais mécaniques
§. 2. Ces sortes d'essais se réduisent à laséparation des substances mécaniquement mélangées dans les minërais, et s'exécutentpar unlavageàlamain.dans unepetite auge alongée appelée sébille. Aprèsavoirpulvériséplus ou moins soigneusement les matières à essayer par ce procédé, on en met un poids déterminé dans cette petite auge avec un peu d'eau , et, à l'aide de certains mouvemens et de quelques précautions que l'on apprend par la pratique, on parvient à séparer assez exactement les matières les plus légères, les gangues terreuses des plus pesantes . c'est-à-dire des particules métalliques, et sans perdre sensiblement de ces dernières. On obtient ainsi un schlich plus ou moins pur, qui fait juger par sa qualité de la richesse des minérais essayés, et qui peut ensuite être soumis à des essais d'un autre genre qui isoleront tout-à-fait le métal. On pratique le lavage, comme essai, sur les sables aurifères, sur tous les minérais bocardès , et même sur les schlichs déjà lavés , pour apprécier le degré de pureté auquel ils sont parvenus. Les minérais d'étain, où l'oxide est souvent disséminé dans beaucoup <le gangue terreuse, te prêtent avec avantage à ce
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genre Cessai , parce que l'étain oxidé est très-]
également employer l'essai mécanique dont nous parler, à l'égard des minérais dont la partie métallique offre une composition constante, lorsque d'ailleurs ils possèdent une pesanteur spécifique un peu considérable. C'est ainsi que , les minérais de plomb sulfuré (galène) pouvant être réduits à du sulfure presque pur (à î ou 2 centièmes près) par un simple lavage exécuté avec adresse, on en conclura d'abord la richesse de ce minerai en galène pure , et par suite en plomb , puisque lesulfure naturel est toujours composé de 86,55 de métal avec 1 5,45 de soufre. Le sulfure d'antimoine , mêlé de gangue, peut être soumis au même genre d'essai , et le résultat en sera encore plus immédiat, puisque l'antimoine fondu (sulfure fondu) est versé dans le commerce après avoir été débarrassé de sa gangue par une simple fusion.
On se sert aussi de l'essai par lavage pour reconnoître si des scories ou produits quelconques de fourneaux contiennent des grains de métal qu'on en pourroit retirer par le bocardage et un lavage exécuté en grand , procédé assez employé à l'égard des scories de fer, d'étain ou de cuivre.