DE CLIMAT
gements assez considérables dans l’état de l'atmosphère, pour nous donner une idée de l’influence bien plus importante des forces auxquelles, sous certaines latitudes, peut être attribuée la présence de la terre ou de l’eau , des collines ou des vallées, des lacs ou des mers. Si la science possédait des données exactes sur la valeur numérique des variations locales que peut éprouver le climat dans l’espace de vingt siècles, nous serions sans doute à môme de juger combien de telles variations sont souvent considérables. Nous
verrions, par exemple, que certaines portions des côtes de Hollande et d’Angleterre, qui, au temps des Romains, étaient cultivées, se trouvent aujourd’hui envahies par la mer; et l’on en déduirait naturellement que ces lieux ont dû subir quelque modification climatérique; car on sait que ui le mode de distribution de la chaleur, pendant les diverses saisons de l’année, ni la température moyenneannuelle de l’atmosphère, ne peuvent être les mômes pour la terre ferme et pour la mer.
Quant aux contrées qui sont sujettes à des tremblements de terre et à des éruptions volcaniques, une période beaucoup plus courte suffit pour donner lieu à une variation de climat assez sensible. C’est ainsi qu’au Mexique, le climat de la plaine de Malpaïs, jadis si fertile, doit différer extrêmement de celui qui y régnait pendant la première moitié du siècle dernier;