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chaînes de montagnes, indépendantes les unes des autres, ont été soulevées subitement à des époques particulières; 2° que toutes les chaînes contemporaines ainsi soulevées ont conservé leur parallélisme, même dans les régions les plus éloignées entre elles.
Ces opinions, ainsi que plusieurs autres qui se trouvent exprimées dans le même essai, sont tellement opposées à celles qui ont été soutenues dans le chapitre précédent , et au mode de raisonner que j’ai recommandé de suivre, lorsqu’on entre dans le domaine des théories, que je ne puis me dispenser de faire connaître en quoi consiste la différence entre mes idées et celles de M. de Beaumont. Cette explication . du reste, est d’autant plus nécessaire, que les généralisations dont il s’agit sont dues à un savant dont le talent comme écrivain est égal à celui qui le distingue comme observateur. Je commencerai par faire un exposé succinct des propositions principales que renferme son ouvrage.
« 1° L’histoire de la terre, dit M. de Beaumont, présente, d’une part, de longues périodes de repos comparatif pendant lesquelles le dépôt de la matière sédimentaire s’est opéré d’une manière aussi régulière que continue ; et de l’autre, de périodes de trèscourte durée , pendant lesquelles ont eu lieu de violents paroxysmes qui ont interrompu la continuité de celte action.
Cil AP. XII.)
DK MONTAGNES.
« 2° Chacune de ces époques de paroxysme, ou de révolution dans l’état de la surface de la terre, a déterminé la formation subite d’un grand nombre de chaînes de montagnes.
« 3" Toutes les chaînes soulevées par la même révolution ont une direction uniforme, et sont parallèles les unes aux autres, à un petit nombre de degrés près, lors même qu’elles se trouvent situées dans des contrées très-éloignées entre elles. Quant aux chaînes soulevées à des époques différentes, elles ont. pour la plupart, des directions différentes.
« 4° Chacune de ces 4 révolutions, ’ ou comme on les appelle quelquefois, de 4 ces effroyables convulsions.’ a toujours coïncidé avec un autre phénomène géologique, savoir 4 le passage d'une formation sédimentaire à une autre, ’ caractérisée par une différence considérable dans ses 4 types organiques.
« 5° Outre que ces mouvements violents de paroxysme ont eu lieu depuis les époques géologiques les plus anciennes, ils peuvent encore se reproduire à l’avenir; de sorte que l’état de repos dans lequel nous vivons actuellement, sera peut-être un jour interrompu par le soulèvemeut subit d'un nouveau système de chaînes de montagnes parallèles.
« 6® On peut supposer qu’une de ces révolutions a eu lieu dans les temps historiques, lorsque les Andes atteignirent leur hauteur actuelle; car cette chaîne.
V88 TH. DU SOUL SUBIT ET DU PARAL. (l-ivn* i,
qui probablement a été soulevée la dernière, est la plus nettement tranchée de toutes celles qu’on observe aujourd'hui à la surface du globe, et celle qui présente les traits les moins altérés.
« 7° Comme l’émersion subite des grandes masses de montagnes hors de l’Océan doit occasionner une agitation violente dans les eaux, ne se pourrait-il pas que le soulèvement des Andes eût donné lieu à ce déluge temporaire dont les traditions d'un si grand nombre de peuples font mention?
« Enfin, les révolutions successives dont nous venons de parler, ne peuvent être rapportées à des forces volcaniques ordinaires, mais il est probable qu’elles sont dues au refroidissement séculaire de l'intérieur de notre planète (’). »
Le plus grand nombre des sujets énoncés dans le sommaire précédent ayant été déjà discuté dans le dernier chapitre, je me bornerai, quant à présent, à examiner ce que les preuves que l’on a alléguées en faveur du soulèvement subit et de l'origine
(■) Annales des Sciences Naturelles, Septembre, Novembre et Décembre 1829. — Revue Française, N° 15, Mai 1833. — La dernière édition de l'exposé de celte théorie qu'a donné M. de Beaumont, a été insérée dans la troisième édition du Manuel de M. de La Bêche. Voir aussi le traité de Géognosie, par d’Aubuisson, 1835, tonte m, p 282, cl les Instructions pour l’exploration de l’Algérie, 1838, rédigées par M. de Beaumont.
chap. xii.) DES CHAINES DE MONTAGNES.
contemporaine des chaînes parallèles me semble avoir d’insuffisant. En même temps, je ferai remarquer que la masse de faits recueillis à cet égard par M. de Beaumont sera toujours d’un secours inappréciable pour la science, en ce sens que de tels faits tendent non-seulement à confirmer l’hypothèse de la formation successive de différentes chaînes de montagnes, mais aussi à prouver l’existence de certaines lignes déterminées de direction, dans les strates de diverses contrées.
Ce qui suit peut être regardé comme l’analyse des . preuves sur lesquelles repose la nouvelle théorie.
« Lorsqu’on examine avec soin la plupart des chaînes de montagnes, on remarque, dit M. de Beaumont, que les couches les plus récentes s’étendent horizontalement jusqu’au pied de ces chaînes, comme il est à croire que cela aurait eu lieu si elles se fussent déposées dans des mers ou dans des lacs dont ces montagnes auraient en partie formé les rivages ; tandis que les autres lits sédimentaires, redressés, et plus ou moins contournés sur les flancs des montagnes, s’élèvent quelquefois jusqu’à leurs cimes les plus hautes (*). » Il existe donc dans chaque chaîne de montagnes, et dans leur voisinage immédiat, deux classes de roches sédimentaires, — les strates anciennes
(*) l’hil. Mag. and Aimais, n" 58, New Sériés, p. 2i2.
V90 TU. DU SOUL. SUBIT KT DIJ PARAL. (LIVRE l .
ou inclinées, et les couches récentes ou horizontales. D'après cela, n’est-il pas évident que le soulèvement de la chaîne elle-même « a dû avoir lieu entre l’époque a laquelle se sont déposés les lits aujourd’hui inclinés, et celle où se sont Tonnées les couches horizontales qu’on observe à ses pieds. »
Fig. 11.
C’est ainsi par exemple, que la chaîne A prit sa forme actuelle après l’accumulation des strates b, qui ont subi de grands mouvements, et avant la formation du groupe e, dont les couches n’ont éprouve aucun dérangement.
Si dans une autre chaîne (voyez celle qui a été représentée en B, figure 12), non-seulement le groupe b, mais aussi les couches c se trouvent dérangées de leur position primitive, et qu’elles reposent sur leurs tranches, on doit en conclure que cette chaîne est d’une date postérieure à celle que nous avons désignée par .4; car la chaîne B doit avoir été soulevée après la formation de c, et avant celle de rf.
r.HAl». Xll.) DES CHAINES DE MONTAGNES. '(91
tandis que le soulèvement de la chaîne .4 a eu lieu avant ('accumulation des strates c.
Fig. 1±
On a déduit de là que pour reconnaître si d’autres diaînes de montagnes sont contemporaines de .4 et de 7i, ou si elles doivent être rapportées à des époques
différentes , il suffit de rechercher si, dans chacune » d’elles, les séries de couches inclinées et horizontales correspondent à celles des types A et U , ou si elles en different.
Ce raisonnement est parfaitement exact tant que l’on ne confond point les périodes de l’accumulation des groupes locaux b etc avec les époques pendant lesquelles vécurent les animaux et les plantes que l'on a trouvés à l’état fossile dans ces formations, et tant que l’on donne au mot contemporain un sens aussi étendu que celui qui lui convient ici ; car ce mot doit être entendu comme faisant allusion, non à un simple moment, mais à tout le temps, soit qu’il ait été de courte ou de longue durée, qui s’est écoulé entre deux événements, savoir, entre l’accumuîation des strates inclinées et celle des couches horizontales.
W2 TH. DU SOUL. SUBIT ET DU PARAI., (livre i.
Malheureusement, l’auteur du traité que nous examinons ne s’étant point attaché à éviter une telle source de confusion, il en est résulté que les termes de chacune de ses diverses propositions sont équivoques, et la durée de quelques-uns des intervalles qu’il admet a pu être si longue, qu'affirmer que toutes les chaînes soulevées pendant ces intervalles sont contemporaines, c’est faire un véritable abus de mots?
l*our rendre cet argument plus sensible, je l’appuierai par un exemple, et cet exemple me sera fourni par les Pyrénées. Cette chaîne de montagnes, dit M. de lieaumont, fut soulevée d’un seul jet (*), jusqu’à sa hauteur actuelle, à l’époque comprise entre la formation des couches crétacées et celle des dépôts tertiaires, ainsi que le prouvent, d'une part, la verticalité , la courbure et les contournements que présentent sur les flancs de cette chaîne les dépôts crayeux b, et de l’autre, l'horizontalité des couches tertiaires c, qui reposent à sa base sur la Craie. Voyez Fig. 11.
Ainsi, la preuve de l’extrême soudaineté de la convulsion qui détermina le soulèvement des Pyré-
(") Dans la dernière édition de l'expose de son système (Voyez, la note de la page 488 du présent chapitre), M. de Beaumont ne parle de la convulsion qui donna lieu au soulèvement des Pyrénées que comme a de l’une des plus violentrs que l’Europe ait jamais éprouvées. »
ciiap. xil.) DES CHAINES DE MONTAGNES.
nées consiste dans la courte durée du temps que l’on suppose s’ôtre écoulé entre la iormation de la Craie et celle de certaines strates tertiaires (*). Mais lors mômeque cet intervalle serait restreint à une telle limite, il se pourrait encore qu’il embrassât un laps de temps très-long. On ne peut cependant, sans s’écarter de la rigueur qu’exige tout raisonnement, permettre à l’auteur d’exclure entièrement soit la période Crétacée, soit la période Tertiaire de la durée possible de l’intervalle pendant la totalité ou unepartieduquel l’exhaussement s’est produit ; car il n’est point à supposer que ce mouvement ait eu lieu après la fin de la période Crétacée. Tout ce qu’il est possible d’admettre, c'est qu’il s’est manifesté après l’accumulation de certaines couches déposées pendant cette période. D’un autre côté , quoiqu’il soit vrai qu’il ait eu lieu avant la formation de certaines strates tertiaires situées à la base des Pyrénées, il ne s’ensuit nullement qu’il ait précédé toute la période tertiaire.
Le soulèvement des Pyrénées peut donc s’ôtre produit soit avant que les animaux de la période Crétacée cessassent d’exister, soit pendant que les couches de Maastricht étaient en voie de se déposer, soit durant l’intervalle immense qui a pu s’écouler entre l'extinction des animaux contemporains de cette foiv
(') l’bil. Mag. i'l Annales, n» 58, New Sériés, p. ‘243
TH. DU SOUL. SUBIT KT DU PARAL. (UVBK i,
mation, et l'apparition des tribus Éocènes, soit lors de l'accumulation des strates Éocènes, soit enfin , pendant la durée entière d’une seule de ces périodes. ou de plusieurs d’entre elles, ou même de toutes.
( le serait faire une supposition entièrement gratuite . que d’admettre que les couches crayeuses inclinées (b, Fig. 11) qui s’appuient sur les flancs des Pyrénées, sont précisément les dernières qui furent déposées durant la période Crétacée, ou qu'aussitôt qu’elles eurent été redressées, toutes, ou du moins presque toutes les espèces d’animaux et de plantes qu’elles renferment aujourd’hui à l’état fossile, furent subitement détruites. Cependant, à moins dcn avoir la preuve positive, on ne peut affirmer que les Pyrénées n’ont pas été soulevées pendant la période Crétacée: et, par conséquent, il'se pourrait qu’une autre chaîne de montagnes, ayant à sa base des roches crétacées horizontales, eût été élevée comme la chaîne A, Fig. 11, pendant une partie de la même grande période.
Il existe en Sicile des montagnes de deux ou trois mille pieds (600 ou 900 mètres) de haut, terminées ci leur sommet par un calcaire, dont presque toutes les espèces de coquilles et de zoophytes fossiles, s’accordent avec celles qui vivent de nos jours dans la Méditerranée. Là, comme dans plusieurs autres contrées, les dépôts actuellement en voie de se former dans la
ch AP. Xll. J DES CHAINES DE MONTAGNES. i9">
mer, renferment des coquilles et d'autres fossiles, d’espèces’identiques avec celles des roches qui constituent le continent voisin. De même, il y a certaines îles dans la Mer Pacifique où une masse de coraux morts a été émergée et s'élève à une hauteur considérable audessus du niveau des eaux, tandis que d’autres portions de cette même masse sont encore sous la mer, où chaque jour elles augmentent de volume par suite du développement des coquilles et des zoophytes vivants dont elle est formée. Or, cet exemple ne prouvet-il pas qu'à quelque époque ancienne, la craie des Pyrénées a pu être soulevée jusqu'à une hauteur de plusieurs milliers de pieds, en même temps que les espèces trouvées à l’état fossile dans cette formation continuèrent à avoir leurs représentants dans la faune de l'Océan voisin? En un mot, on ne peut supposer que la formation d’une nouvelle chaîne de montagnes ait, tout à la fois, mis fin à la période Crétacée, et servi de prélude à un nouvel ordre de choses dans la création animée.
Pour rendre plus sensibles les graves objections que nous venons d’avancer contre la théorie exposée dans ce chapitre , nous supposerons qu’en un certain pays, trois ordres d’architecture, savoir, l’ordre grec, l’ordre romain et l’ordre gothique, aient dominé successivement, chacun pendant mille ans; puis, que durant une de ces trois périodes, un tremblement de
i96 TH. DU SOUL. SUBIT ET DU PARÀL. (uvue i,
terre assez violent pour renverser tous les monuments, ait eu lieu dans le pays. Si un antiquaire curie*ux de connaître l’époque de cet événement, arrivait dans une ville où il trouverait, d’une part, plusieurs temples grecs en ruines et à moitié engloutis, et de l’autre, un grand nombre de monuments gothiques debout et sans la moindre altération, pourrait-il, sur ces données , déterminer l’époque de la secousse souterraine? Pourrait-il même exclure une des trois périodes, et décider que cette secousse a dû être produite pendant l’une des deux autres? Non, bien certainement; tout ce qu’il pourrait faire serait d’affirmer qu'elle a eu lieu après l'introduction du style grec, et avant que le style gothique fût abandonné. S'il voulait en assigner la date d’une manière plus précise, et soutenir qu’ellç a dû arriver après la période grecque, et avant la période gothique, c’est-àdire à l’époque où le style romain était en usage, la fausseté de son raisonnement serait trop palpable pour n’être pas aperçue immédiatement.
Telle est cependant la nature de l’induction erronée que j’expose en ce moment; car, ainsi que dans l'exemple que je viens de citer, l’érection d’un édifice peut être tout à fait indépendante de la période d’architecture pendant laquelle il a pu être élevé, de même le dépôt de la craie, ou de toute autre série de couches, est sans aucun rapport avec les époques
cüap. xii.) DES CHAINES DE MONTAGNES. i9t
géologiques caractérisées par tels ou tels fossiles.
Il serait, en quelque sorte, superflu de pousser plus loin l’analyse de la théorie du parallélisme, toute la force de l’argument reposant sur l’exactitude des données à l’aide desquelles la contemporanéité ou la non-contemporanéité du soulèvement de deux chaînes distinctes peut être démontrée. En tout cas, cet argument est équivoque , envisagé de la manière dont M. de Beaumont le présente, ce géologue ne faisant intervenir dans le laps de temps qui a pu s’écouler entre le dépôt des couches inclinées et celui des strates horizontales, aucune partie des périodes auxquelles doit être rapportée chacune de ces diverses classes de formations. Il suit de là que tous les faits géologiques cités par M. de Beaumont peuvent être véritables , sans que pourtant on doive nécessairement en conclure la simultanéité, ou la nonsimultanéité du soulèvement de certaines chaînes de montagnes.
On remarquera aussi que les géologues ne s’accordent nullement à l’égard du parallélisme de la direction de toutes les chaînes qui passent pour être contemporaines, et que plusieurs de celles dont on va chercher des exemples jusqu’en Afrique, en Asie, dans l’Inde, et dans l’Amérique du Sud, sont trop peu connues, même géographiquement, pour servir de données positives à une généralisation certaine. t. i. 42
408 m> SOULÈVEMENT LENT (Livre i,
Du soulèvement et de l' abaissement lents de grandes étendues de terrains. — Nous avons déjà vu que des observations récentes ont révélé le fait, aussi surprenant qu’imprévu, que de vastes parties du globe, dont quelques-unes ont plusieurs milliers de milles de circonférence, telles entre autres que la Suède, la côte occidentale de l’Amérique du Sud, et certains archipels de l’Océan Pacifique, éprouvent un mouvement lent et insensible d'exhaussement, tandis que d'autres régions, telles que le Groenland, diverses parties de la Mer Pacifique et de l’Océan Indien, qui renferment un grand nombre d 'atolls ou îles circulaires de coraux, présentent le phénomène contraire, c'est-à-dire, qu elles s’abaissent graduellement.
On ne peut nier que l'origine de tous les continents actuels et des abîmes sous-marins ne soit due à la continuité de mouvements de cette nature, pendant des temps dont nous ne pouvons apprécier la durée. D’un autre côté, la dénudation que les parties découvertes du globe semblent avoir éprouvée en tous lieux, favorise l'opinion qui attribue leur émersion à une suite de mouvements ascendants, prolongée pendant d’incalculables périodes de temps. Ne voit-on pas, en effet, que l’action des vagues et des courants sur les continents qui s’élèvent lentement du sein de l’Océan, est la seule force au moyen de laquelle on puisse concevoir que tant de vallées profondes et de
chap. xii.) DE CERT. CH. Dlî MONTAGNES. '*99
vastes espaces ont été dénudés, comme cela a lieu si incontestablement, par. reflet des eaux courantes? Aussi, une des objections les plus sérieuses que l’on puisse faire à la théorie du soulèvement subit des continents, est qu’elle ne nous permet pas de recourir à cette grande force, si nécessaire à l’explication de la configuration extérieure de toutes les îles et de tous les continents.
De la lenteur avec laquelle peut se produire aussi le soulèvement d’une zone continentale étroite. — Mais, dirat-on, peut-être n’y a-t-il aucune analogie entre le soulèvement lent de vastes plaines ou de grands plateaux, et la manière probable dont toutes les chaînes de montagnes, avec leurs strates inclinées, ont été engendrées. A cela, nous répondrons qu’il existe des chaînes très-considérables, telles que les Andes, dans lesquelles l’action des volcans et des tremblements de terre se manifeste avec une grande énergie, en suivant des lignes déterminées. D’un autre côté, la partie occidentale de l’Amérique du Sud peut avoir été élevée de plusieurs pieds dans l’espace d’un siècle, tandis que les Pampas, situés à l’est, ne l’ont été que de quelques pouces dans le même intervalle de temps. En allant de l’Atlantique à la Mer Pacifique, suivant une ligne qui passe par Mendoza, on traverse une plaine de 800 milles (290 lieues environ) d’éten-