DU SOULÈVEMENT LENT
( Livre i,
due, donl In partie orientale a été mise à découvert depuis peu. A partir de l'Atlantique, la pente est d’abord très -douce, puis elle le devient un peu moins, jusqu'à ce qu’arrivant à Mendoza, le voyageur se trouve avoir atteint, presque insensiblement, une hauteur de 4,000 pieds (plus de 1.200 mètres). Là, commence tout à coup la région montagneuse qui. s'étendant depuis Mendoza jusqu'aux rivages de la Mer Pacifique, présente une surface de 120 milles i’43 lieues) de large. La hauteur moyenne de la chaîne principale est de 1 5 à 16,000 pieds (4,600 à 4,900 mètres environ), sans compter quelques pics qui sont encçre plus élevés. Or, pour expliquer la cause des principales inégalités de niveau dont nous venons de parler, il suffit de concevoir, à l’ouest de Mendoza, une zone de mouvement plus violent, et à lest du même point une force soulevante décroissant graduellement à mesure qu’on se rapproche de l’Atlantique. En un mot, il suffit d'admettre que la région des Andes fut élevée de quatre pieds (lm22) pendant que les Pampas, situés près de Mendoza, ne le furent que d’un pied (3 décimètres environ), et les plaines voisines des côtes de l’Atlantique, d’un pouce (25 millimètres) seulement. En Europe, on a reconnu qu’au cap Nord, le sol s’élève de cinq pieds (lm 5 environ) par siècle; que plus loin , vers le sud , le mouvement n’est que d’un pied (3 décimètres à peu près); à
CH AP. Xll.) DK CHUT. Cil. DK MONTAGNKS.
Stockholm, de trois pouces (7(5 millimètres); et que plus loin, enfin, il cesse entièrement.
Du non-parallélisme des lignes de volcans en activité. Je terminerai ce chapitre en faisant observer que s’il est vrai que les tremblements de terre et les volcans •soientles effetsd’une seuleet môme cause, ilest extrêmement probable que, pendant un grand nombre de siècles, les tremblements de terre se produisent sur des zones étroites. I)e plus, comme les diverses séries de volcans en activité, tout en étant disposées par rangées, occupent quelquefois des directions perpendiculaires les unes aux autres, il est à croire que, soit par suite de soulèvements, ou d’abaissements, les lignes de convulsions souterraines doivent également s’écarter beaucoup du parallélisme.