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ou de l'étude des lois de la Nature, telles qu’elles se manifestent aujourd’hui, sont bien loin d’être épuisées. On conçoit, d’après cela , qu’une pareille méthode doive rejeter toutes les théories qui, sans égard pour les analogies existantes , admettent qu’à certaines époques, le globe, et par suite, ses habitants, ont éprouvé des révolutions, de violentes et subites catastrophes, et laissent apercevoir le désir de couper le nœud gordien , plutôt que de le délier avec patience.
A présent, nous avons au moins l’avantage de savoir par expérience qu’une méthode opposée à celle-ci a mis constamment les géologues sur la voie de la vérité, et leur a suggéré des idées qui, bien qu’imparfaites d’abord , ont ensuite été jugées susceptibles d'amélioration, jusqu’à ce qu’enfin elles fussent adoptées généralement. Quant à la méthode qui repose sur la supposition d’un ancien ordre particulier de choses et de causes, autre que celui qui subsiste aujourd’hui, elle a toujours conduit à une multitude de systèmes contradictoires qui, n’offrant aucune chance de modifications , ont été renversés les uns après les autres pour être souvent remplacés par des théories diamétralement contraires.
[ci finit la première partie de cet ouvrage. Les trois autres seront consacrées à l’investigation des changements qui s’accomplissent de nos jours, à la sur-
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face du globe et parmi ses habitants. L’importance que l’élève attachera à ces recherches sera subordonnée à la confiance qu’il aura dans les principes que nous venons d’exposer. S’il croit fermement à la ressemblance ou à l’identité des systèmes de changements terrestres ancien et actuel, il regardera tous les faits recueillis, à l'égard des causes qui agissent chaque jour, comme étant propres à lui donner l’explication de quelques-uns des mystères des temps passés; il reconnaîtra que les événements qui ont eu lieu aux époques les plus reculées, soit dans la création animée , soit dans le monde inorganique , s’éclairent mutuellement, et cette circonstance suppléera aux informations directes dont la science est privée relativement à quelques-uns des points les plus obscurs de l’ordre de choses actuel. Car, ainsi que l’étude de la configuration extérieure des continents d’aujourd'hui, et celle des êtres qui vivent à leur surface, peuvent nous aider à concevoir l’aspect que devaient offrir ceux des périodes anciennes, de même, les dépôts formés dans les mers et les lacs d’autrefois peuvent nous donner une idée de l’action qui, de nos jours, se produit sous les eaux, ainsi que des formes de plusieurs êtres organisés qui, tout en vivant à la même époque que nous, sont hors de la portée de nos moyens d’observer. Les roches produites par le feu souterrain dans les temps anciens, et à de grandes
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profondeurs, dans les entrailles de la terre, nous offrent aussi, quand elles sont soulevées et mises à découvert par une suite de mouvements graduels, l’image des changements que les volcans situés à de grandes distances dans l'intérieur de l’écorce terrestre peuvent occasionner, de nos jours; dans l'es régions inférieures du globe. Ainsi, quoique l’homme séjourne si peu de temps sur la surface de notre terre, qui, elle-même, n’occupe qu’un simple point dans l’espace ; — quoique son existence ne dure qu’un moment, l’inteiligence dont il est doué le met à même, non-seulement d’énumérer le grand nombre de mondes que, sans le secours de l’art . son œil ne pourrait apercevoir, mais aussi de découvrir les traces d’événements qui se sont accomplis un grand nombre de siècles avant la création de sa race; enfin, il parvient à pénétrer jusqu’aux profondeurs les plus cachées de l’océan, ou de l’intérieur de la partie solide du globe, — libre comme le génie auquel le poète attribue la puissance d’animer l’univers,
Ire per omnes
Terrasquc, traclusque maris, cœlurnquc profunduro.