‹ Principles De GeologieChapitre 37 sur 159 · AVICENNE · texte numérisé non relu

AVICENNE

traduits en arabe ; en même temps que d’un autre côté , Al-Mamoun , fils du fameux Haroun-Al-Raschid , contemporain de Charlemagne, recevait à sa cour de Bagdad, avec les marques de la plus flatteuse distinction , les astronomes et tous les savants étrangers qui s’y présentaient. Ce calife et plusieurs de ses successeurs trouvèrent beaucoup d’opposition et de jalousie de la part des docteurs de la loi mahométane, qui voulaient que les musulmans bornassent leurs études au Coran, redoutant les effets que pouvait produire le goût trop généralement répandu des sciences physiques (*).

Avicenne. — Presque tous les ouvrages des anciens écrivains arabes sont perdus. Parmi ceux du x* siècle, dont quelques-uns ont été conservés, nous citerons un petit traité d’Avicenne le physicien, «Sur la formation et la classification des minéraux , » ouvrage dans lequel cet auteur a fait preuve d’un talent vraiment incontestable. Son second chapitre, « Sur la cause des montagnes, » est surtout très-digne de remarque. Les montagnes, dit-il, sont dues, les unes à des causes essentielles, et les autres, à des causes accidentelles. Comme exemple de causes essentielles, il cite « les tremblements de terre violents, par lesquels le sol se trouve soulevé et changé en montagnes. »

C) Mod. Uni v. Hist., vol. II , ch. iv. sect. 3.

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