OMAR. — LE CORAN. (LIVRE I
Quant aux causes accidentelles, la principale est l’excavation produite par l’eau, — phénomène qui, en donnant lieu à des cavités , rend saillants les terrains environnants , et en fait des éminences (*).
Omar. — Cosmogonie du Coran. — Ce fut dans le même siècle qu’Omar, surnommé «El Aalem, » ou « le Savant, » écrivit sur « La Retraite de la Mer. » Cet auteur parait s'être assuré par la comparaison des cartes de son temps avec celles des astronomes indiens et persans , faites deux mille ans auparavant, que depuis les temps historiques, des changements considérables avaient eu lieu dans la configuration des côtes de l’Asie ; il trouva qu’à certaines époques anciennes , la mer avait été plus étendue. Une autre circonstance , le grand nombre de sources et de marais salés répandus dans l’intérieur de l’Asie, vint encore le confirmer dans cette opinion. En des temps plus récents , Pallas tira de ce phénomène les mêmes conséquences.
M. de Hoff a suggéré l’idée extrêmement probable que ce furent les changements de niveau de la mer Caspienne (dont plusieurs, vraisemblablement, ont
(*) Montes quandoqué fiunt ex causâ cssentiali, quandoquè ex causâ accidentali. Ex essentiali causâ , ut ex veheinenti motu terræ elevatur terra , et fit mons. Accidentali , etc. ( De Congelatione Lapidum , cd. Gedani; 1682.)
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