‹ Principles De GeologieChapitre 66 sur 159 · CII.VI". IV · texte numérisé non relu

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tique militaire. Le charme de ses manières et son élo-

quehee çxcitaient l'enthousiasme de ses élèves, au point que plusieurs.^’ entre eux, qui n'avaient eu d'abord d’autre ambition que d’acquérir quelques notions , superficielles de minéralogie, se dévouaient, une fois qu’ils l’avaient entendu, à l’étude de cette science , comme a la principale affaire de leur vie. Ce fut ainsi qu’en peu d’années une petite école des mines, jusqu’abjrs inconnue en Europe, s’életyi au rang d’une g ra litre université, où des hommes déjà distingués dans la science se rendaient des pays les plus éloig nés pour entendre le grand oracle de la géologie,

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dont ils avaient étudié la langue dans la seule intention do pouvoir le comprendre (*).

Werner avait la plus grande antipathie pouMe travail mécanique de l’écriture; aussi , à l’exception d'un traité important sur la « Formation des Filons, » ne put-il jamais se résoudre à écrire qu’un petit nombre de mémoires, lesquels encore ne contiennent aucun développement de scs opinions générales. Quoiqu'il fût d’une modestie excessive, et que cette modestie allât même quelquefois jusqu’à la timidité, il se livra aux généralisations les plus hardies et les plus tranchantes, et sut inspirer à tous ses disciples une foi implicite dans ses doctrines. Leur admiration

<“) Ou'irr, Éloge <Jo Werner.

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pour son génie, elles sentiments de reconnaissance et d'amitié que tous ils éprouvaient pour lui, étaient sans doute bicri mérités; mais la suprême auto- <

rite qu'il exerça sur les opinions de ses contemporains fut quelquefois préjudiciable aux progrès* de la science, au point de balancer les avantages qu'elle retirait de ses talents. S’il est vrai que l'éloquence soit la première, la seconde et la troisième chose nécessaire à un orateur populaire, il est tout aussi vrai que les voyages sont la première, la seconde et la troisième condition de succès pour ceux qui désirent acquérir des notions étendues et précises sur la structure du globe terrestre. Or, Wcrner n'avait pus voyagé dans des pays éloignés; il s’était borné à explorer une petite portion de l’Allemagne, et de là, l’erreur dans laquelle il tomba et qu'il lit partager aux autres, savoir : que la surface entière de notre planète, et toutes les chaînes de montagnes qui existent dans le monde, n’étaient que la représentation de ce qu’on observait dans son propre pays. Bientôt , le désir de confirmer les généralisations de cet illustre maître, et de découvrir jusque dans les parties les plus éloignées du globe les « formations universelles » qu’il supposait avoir été. à diverses reprises, simultanément précipitées d’un dissolvant commun ,

« fluide chaotique, » sur toute l’étendue de la terre, devint le but principal de l’ambition de tous ses

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élèves. Mais il paraît que le professeur saxon s'était

trompé dans l'interprétation de plusieurs phénomènes des plùs importants , parmi ceux mêmes qu’il avait observés dans le voisinage de Freyberg. Ainsi , par exemple , le porphyre que l'on rencontre a une journée de distance de son école, et auquel il avait donné le nom de porphyre primitif, fut reconnu depuis, non-seulement comme envoyant des dykesel des veines dans les couches de la formation houillère . mais encore, comme recouvrant en masse ces mêmes couches. D'un autre cêté, il demeure avéré aujourd'hui que le granit des montagnes du Hartz, que Werner croyait être le noyau de la chaîne, trnverse les autres couches jusqu’à (îoslar; en même temps que dans l'Erzgebirge, plus près de Freyberg encore , le micaschiste, au lieu de recouvrir le granit, ainsi qu'on l’avait supyosé, vient abuter brusquement contre cette roche. De plus, M. de Seckcndorf a trouve récemment, dans le granit du

Hartz, des fragments de grauwnckc schisteuse, ren- ■ * < fermant des débris organiques (*).

I.e principal mérite du mode d'enseignement de Werner consistait à diriger invariablement l’atlen-

>') C’est, d’une pari, a .MM. Sedgwiek cl Murchison, qui onl explore le pays, et de l’autre, au docteur Charles Hartmann, traducteur du présent ouvragé en allemand , que je suis redevable de la connaissance de ce fait.

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