U CONTROVERSE ENTRE LES VL'LCANISTES (LlVRK I
lion de ses disciples sur les rapports constants qui se manifestent dans la superposition de certaines masses minérales; mais, ainsi qu’on l’a vu dans le chapitre précédent, plusieurs géologues italiens et autres l'avaient devancé dans la découverte de cette loi générale. Quant aux principales divisions des couches secondaires établies par le célèbre professeur. William Smith, auteur anglais, à l'ouvrage duquel je reviendrai dans un instant, en (il, vers le même temps, de son côté, la base d’une classification des couches Britanniques.
4 Controverse entre les Vulcanisles et les Ncptunisles.
— Si à l’égard du basglle et des diverses autres roches ignées, la théorie de Wcrner avait une certaine originalité, il faut bien convenir aussi que, d’un autre côté, elle ne laissait pas d’étre extrême- » ment erronée. Les basaltes de Saxe et de Hesse sur lesquels ont porté plus particulièrement ses observations, consistaient en masses tabulaires qui Recouvraient la partie supérieure des collines, et n'avaient aucune liaison avec les ‘niveaux des vallées actuelles, comme plusieurs des formations basaltiques de l’Auvergne et du Vivarais. Suivant lui, ces basaltes n’étaient, ainsi que toutes les autres roches de la même famille qui pouvaient se trouver ailleurs, que des précipités chimiques résultant des
r.llAX. iv.) KT LES XliPTUNISTES. (.'{7
matières tenues en dissolution dans l'eau. Npn-seulement il niait qu’ils'fussent les produits de volcans S sous-marins, mais il allait même jusqu’à soutenir que „ dans les premiers ûges du monde il n'y avait pas de volcans du tout. Sa théorie était doublement opposée à la 'doctrine qui admettait l'action permanente des mêmes causes; car. outre qu'il introduisait sans scrupule, dans son système, plusieurs causes imaginaires.
qui . après avoir produit jadis de grandes révolutions dans l'intérieur de la terre, avaient, à la longue, cesse d'agir, il en faisait aussi intervenir de nouvelles, dont l'action n’avait commencé à se manifester que dans les temps modernes. Parmi celles-ci, il faisait tigurer au premier rang les feux souterrains, qu’il considérait .'. avec raison 'comme étant la cause de changement la plus énergique.
Dès l’annèg 17(18, et avant, par conséquent, que NVerner eût commence ses études minéralogiques, Haspc avait reconnu d’une manière très-positive l'ori-^ ginc ignée des basaltes de liesse. D une autre part, Arduinf» avait', ainsi que nous l’avons déjà vu, signalé l’analogie qui existèrent re les nombreuses variétés des trappsdu Vicentin et les produitsvolcaniques, et de celte analogie il avait conclu que la formation de ces trapps devait être attribuée à d’anciennes éruptions sous-marines. En 17(10, Desinarest , conjointement avecrortis, étudia le Vicentin, et confirma les opinions
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