POUR AVOIR PÉCHÉ
Mon cœur est un Corylopsis du Japon. Rose Et pailleté d’or fauve, à l’instar des serpents,
Sa rancœur détergeant un relent de Chlorose,
Fait, dans l’Ether baveux, bramer les Ægypans.
Mon âme Vespérale erre et tintinnabule,
Par delà le cuivré des grands envoûtements; Comme un crotale, pris aux lacs du Vestibule,
Ses hululements fous poignent les Nécromans.
Les Encres, les Carmins, flèches, vrillent la cible. Qu’importe, si je suis le Damné qui jouit?
Car un Pétunia me fait immarcessible.
Lys ! Digitale ! Orchis ! Moutarde de Louit !
Et, pour finir ces citations tarabiscotantes et claudicantes, voici le début du Bal décadent :
C’était une danse De la décadence.
On ne dansait pas,
On allait au pas.
Tel est le cas. Nous l’avons exposé en sa vérité. Qu’en faut-il penser, et qu’en faut-il dire? Examinons.