‹ Pro arteChapitre 7 sur 39 · XVII · texte numérisé non relu

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mait ce qu’il voulait faire et, comme prêt à devenir un professeur d’élite, il croyait n’être qu’un touriste en vacances. Je vais traverser des musées, écrivait-il, et je n’en ferai pas la revue. Je m’arrêterai devant certains hommes, je ne raconterai pas leur vie et ne cataloguerai pas leurs œuvres. Je définirai tout juste, comme je les entends, autant que je puis les saisir, quelques côtés physionomiques de leur génie ou de leur talent. Je n’aborderai pas de trop grosses questions ; j’éviterai les profondeurs, les trous noirs. Petites ou grandes, les voies de l’art sont semées de problèmes qu’il est permis de sonder pour soi comme des vérités, mais qu’il est bon de laisser dans leur nuit comme des mystères. Je dirai seulement, devant quelques œuvres, les surprises, les plaisirs, les étonnements, et non moins précisément les dépits qu’elles m’auront causé. En cela, je ne ferai que traduire avec sincérité les sensations sans conséquences d’un pur dilettante. Il n’y aura ni méthode aucune, ni marche suivie dans ces études. On y trouvera beaucoup de lacunes, des préférences et des omissions sans que ce manque d’équilibre préjuge rien. Il est possible que certaines de mes opinions jurent avec les opinions reçues ; je ne cherche pas, mais je ne fuis pas les révisions d’idées. Au

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