‹ Pro arteChapitre 8 sur 39 · XVIII · texte numérisé non relu

XVIII

vrai, ces études ne seront que des notes, comme une sorte de conversation où les gens du métier reconnaîtront leurs habitudes, où les gens du monde apprendront à mieux connaître les gens du métier et le métier. Mon programme sera d’oublier tout ce qui a été dit sur ce sujet, mon but de soulever des questions, de donner l’envie de réfléchir et d’inspirer, à ceux qui seraient capables de nous rendre un pareil service, la curiosité de les résoudre. Je supposerai d’ailleurs que le lecteur, à qui je m’adresse, est assez semblable à moi pour me suivre sans trop de fatigue, et cependant assez différent pour que j’aie du plaisir à le contredire et que je mette quelque passion à le convaincre.

Ainsi parlait l’écrivain dont la verve (il l’a dit d’un autre) était, en quelque sorte, du bon sens exalté. Cette instruction pour l’éducation des peintres, on peut l’appliquer à l’instruction des littérateurs. Elle est la salutaire méthode pour développer l’intelligence et le goût. Elle condamne les pratiques surannées de la pédagogie. Elle est la seule qui soit de notre temps.

Nous nous y sommes essayé dans ce livre. Nous avons voulu y montrer comment, à propos des lectures, variées par le hasard, auxquelles, en ce

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