XIX
temps, nous consacrons presque tous une part de nos loisirs, on peut susciter les problèmes littéraires, rechercher les règles, formuler les principes, aboutir à une éducation complète dans l’art d’écrire. Nous avons, sans programme arrêté, fait une série de leçons dont les prétextes ont été les livres que les circonstances nous ont amenés plutôt que nous ne les avons choisis, ce qui est bien le sort commun au milieu de la prodigieuse production des librairies en ce siècle. Et, malgré ce triage à l’aventure, nous croyons avoir dit tout ce qu’il est essentiel de connaître, en ce brillant et charmant domaine, pour un homme de notre temps et de notre pays.
Si beaucoup de remarques et d’aperçus nous sont personnels, nous avons été d’avis que pour faire bien apprécier une oeuvre de littérature, il fallait citer souvent et mettre ainsi, en quelque sorte, des illustrations dans notre texte. Nous avons tenu à ne pas mériter le reproche qu’on lait souvent aux critiques, d’écrire plus pour se faire valoir eux-mêmes que pour faire connaître l’auteur dont ils s’occupent. Nous n’imaginons pas de bon traité de littérature sans ces reproductions fréquentes qui mettent en bonne lumière la pièce dont on fait l’anatomie.