‹ Problème de la classification des sciences d'Aristote à St. ThomasChapitre 18 sur 24 · JI. SCIENCES FICTIVES OU ARTS MÉCANIQUES · texte numérisé non relu

JI. SCIENCES FICTIVES OU ARTS MÉCANIQUES

lis se divisent aussi en spéculatifs ou pratiques, selon qu'on les considère par rapport à la fin spéciale à chacun d'eux, comme si l'on disait de l'agriculture qu'elle est un art pratique ; de la dialectique, qu'elle est un art théorique^. En se plaçant à ce point de vue, on peut aussi diviser la médecine en pratique et spéculative. Mais cette division n'est pas fondée sur la i\]\ L>"énérale, car la méciecine tout entière est renfermée sous la division de la science pratique. On ne peul adopter pour la médecine et les arts la division eu .«spéculatifs et pratiques, à moins qu'on désigne par là ce qui^ dans la médecine, p. ex., a une application |)lus éloignée ou plus prochaine àî'opération-^ « Unde, conclut saint Thomas, non oportet ut si alicujus activa? scientiaiî aliqua pars dicatur theorica, quod propter hoc il la pars sub speculativa scientia ponatur*. >•

Saint Thomas cite encore, parmi les arts non libéraux, outre la médecine, l'alchimie, puis il ajoute «et hujusmodi^\ » On chercherait en vain des détails sur ces ditïérents arts mécaniques. Saint Thomas ne parait pas s'en éti/e fort préoccupé.

^ Suni. th'ol., q. XLVII, a. XI, ad y.

'2 Coni. in lit. Boctii de Triii., q. V, a. I, ad 4'-'«, p. J28.

■^ Cf. IbicL, p. 528.

^ Cf. Ibid., p. 528.

•"• Coin, in Ub. liostii de Trin., q, V, a. I, ad 5"-", p. 528.

Quand aux arts libéraux, il fait observer qu'ils ne divisent pas « sufficienter » la Philosophie théorique'. Us ne sont que des études préparatoires à la Philosophie. Saint Thomas mentionne la division en (( trivium et quadrivium >», mais ne s'y arrête pas^.

Tel est l'ensemble du savoir humain, d'après l'illustre docteur scolastique. La division qu'il nous ofl're rappelle celle d'Aristote et d'Albert le Grand. Mais saint Thomas a éclairci plusieurs questions, auxquelles ses maîtres n'avaient pas réussi à donner une réponse convenable et définitive .

Profitant des recherches de ses prédécesseurs, saint Thomas y a joint le fruit de ses propres travaux ; c'est ainsi qu'il est parvenu adonner au problème de la classification des sciences la solution que l'on cherchait depuis bien des siècles.

Aristote en avait posé les principes généraux. Plusieurs des subdivisions établies par le Philosophe de Stagire furent adoptées par Albert-le-Grand et saint Thomas, sans aucune modification. Cependant, en plus d'un point, la division d'Aristote présentait des difficultés et devait donner lieu à des discussions. Après avoir rappelé les différentes opinions émises au sujet de la classification adoptée par Aristote, nous avons montré quelle nous semblait être la véritable répartition aristotélicienne. Passant ensuite aux successeurs d'Aristote, nous avons indiqué ce que devint cette mê-

^ Coin, in lib. Boetii de Trin., q. V, a. I, p. 528. '2 Ihid., p. 528.

me classificalion dans les écoles grecq-ies, ou la Philosophie spéeulative fui complètement abaiulomiée.

Puis, dans la seconde partie d(! notre étude, nous avons interrogé saint Augustin et les écrivains du haul moyen âge. Après avoir constaté l'état de confusion (ie& esprits durant cette période, par rapport au problème de la Classification des sciences, nous avons vu s'ouvrir une période nouvelle avec Scot Erigène qui ne fut point suivi.

Avec le Xlle siècle commence la troisième partie de notre travail. D'Abélard à la fin du XII^ siècle, de nombreuses classifications sont données.

Au X1II« siècle, Albert le Grand reprend la classification d'Aristote et saint Thomas donne à ce problème la solution la plus logique et In plus parfaite qu'il ait reçue.

P. 6, ligne 14, lisez : XIIK" s. : — note 2, 1. : Manlii.

P. 18, 1, 10, 1. : peut être.

P. 20, 1. 18, 1. : le rôle.

P. 21, note, 1. 10, 1. : Ethik. ; — et 1. 11, 1. : verweisung.

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