DE LA LUNETTE PRISMATIQUE
Rochon a imaginé cette lunette prismatique en 1777 pour mesurer les petits angles j et qui permet de les obtenir avec une précision qu’il paraissait difficile d'atteindre.
La partie la plus importante de cet instrument , est un parallélépipède AGifif . 33), formé par la réunion de deux prismes triangulaires égaux ABCr.tG et ACULtiH de cristal de roche , dont les axes de cristallisation se trouvent dans des directions perpendiculaires , l’un à la fa ce BG et l'autre à la face l)G. On donne à ce parallélipipède la forme d'un cylindre droit dont les bases sont les cercles inscrits dans les deux face#
Co
Des Instrumens
opposées AH et BG. Nous dirons seulement que lorsqu’un faisceau délié ou un rayon lumineux tombe perpendiculairement sur la base BG de ce cylindre , on a remarqué qu'il se divisait dans son intérieur en deux autres rayons qui suivent des routes différentes et donnent ainsi une image double du point lumineux.
C’est ce phénomène que les physiciens désignent par le nom de double réfraction ; dans la marche de ces deux rayons , l’un nommé rayon ordinaire suit la loi de (a réfraction ordinaire , et l'autre appelé rayon extraordinaire suit une loi particulière de déviation dépendante de la direction de l'axe du cristal.
Ce cylindre droit est placé dans l’intérieur du tuyau d'une lunette entre l’objectif et l’oculaire , de manière à ce que son axe coïncide avec l’axe optique de la lunette et peut glisser sur cet axe et indiquer sa position le long d'une règle , divisée en parties «gales, qui se trouve gravée à l’extérieur du tuyau.
Dans une lunette (Jig. 34 contenant ce cylindre prismatique , lé faisceau qui apporte au foyer F de l’objectif l'image du disque U, rencontrant ce cylindre, par exemple, en I" , se divise en deux antres qui produisent au foyer les doux images a et b'. Comme l'angle a P' b' de déviation reste toujours le même , les deux images s'approcheront l’une de l’autre à mesure que le cylindre avancera parallèlement à lui même vers F; arrivé en P les deux images seront tangentes ou en contact , et quand il sera parvenu au foyer F, on ne verra qu'un disque, puisque tous les rayons divergens qui tombent du foyrr sur l’oculaire , ne forment qu’une seule image. C’est lorsque le cylindre se trouve en ce point que correspond le léro de l’échelle tracée sur le tuyau.
Pour obtenir les autres points de l’échelle , supposons que le diamètre du disque soit de 3 mètres 2 centimètres et que sa distance à l’objectif O est de yg3 mètres 85 centimètres , son diamètre apparent , c’est-à-dire l’angle sous lequel il est vu , s'obtiendra par la proportion :
793™ ,85 : 3“ ,02 : : 1 : tang D qui donnera tang D = — ^ 35
log. 3,012 0.47/4*5 C. log. 793,85 7.100261