‹ Problêmes d'astronomie nautique et de navigation, précédés de la description et de l'usage des instrumens, et suivis d'un recueil de tables nécessaires a la résolution de ces problêmesChapitre 204 sur 356 · PREMIER VERTICAL · texte numérisé non relu

PREMIER VERTICAL

Pou* d

A. Horaires.

Hauteurs.

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et Orion

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Aldétarso. . . .

16 io 5o

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Arclurus. ....

| et Andromède.

1 Castor

Vaiiatiox de l'angle horaire P, correspondante à un changement dans la hauteur II.

dH

dP

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dP

I dH

dP

Rfgle i. Prenex la déclinaison apparente de l’étoile dans la Connaissance des Temps pour le jour proposé , puis sa différence avec celle (jui est contenue dans la Table I en affectant cette différence du' signe + lorsque la première est plus graude que U seconde' et du signe - lorsqu’elle est plus petite. ’

a. Prenez dans les 5e et 6' colonnes de cette Table , avec leurs signes , les variations de la distance horaire ou dP et de la hauteur ou dfl , pour les multiplier successivement par la différence des déclinaisons ; vous obtiendrex deux produits en ayant égard à la règle des signes , aue vous ajouterez algébriquement aux valeurs de la distance horaire P et de la hauteur. H , contenues dans les 3' et 4° colonnes , les sommes vous donneront la distance horaire de l’étoile et sa hauteur , correspondantes au passage de cet astre au premier vertical.

3. Prenez la différence entre la hauteur vraie , déduite des observations , et la hauteur an premier vertical, puis avec cette différence, vous entrerez dans la Table II pour déterminer la variation correspondante de la dislance horaire , que vous retrancherez de celle qui correspond au premier vertical , si la hauteur vraie était la plus grande , mais que vous lui ajouterez si cette hauteur est la plus petite; le résultat vous donnera la distance horaire au méridien correspondante à la hauteur vraie observée , qui sera l’angle horaire de l’étoile , si les observations ont été faites à l’Ouest du méridien , on dont le complément à a4t sera l’angle horaire lorsque les observations ont été faites  l’Lst.

Des Phobi. êmes. a&*

4- Ajoute* à l'ascension droite apparente de l'étoile , à son angle horaire , la somme (diminuée de a4N si elle surpasse cette quantité ) vous donnera l’ascension droite du méridien, c’est-à-dire le temps sidéral.

5. Prene* dans la Connaissance des Temps , l’ascension droite moyenne du soleil ( à partir . de i838 cet élément j est donné sous la dénomination du temps sidéral au midi moyen de Paris ) pour le midi du jour proposé , que vous retrancherez de l’ascension droite du méridien ( augmentée de ai1* s’il est nécessaire) , le reste sera le T. M. approché du lieu.

6. Détermine* l’heure de Paris T. M. correspondante , l’ayant trouvée, vous la chercherez dans la colonne* de la Table XCVI11 . ce qui vous donnera la correction soustractive qu’il faudra appliquer au T. M. approché de Paris ou à relui du lieu , pour avoir les temps corriges de ces lieux , dont la comparaison avec l’heure de la pendule ou de la montre , fera connaître son avauce ou son retard absolu.

Applications pour Lorient , dont la latitude ISord est de 47° 44’ 46* , et la longitude Ouest de ok 22“ 45*,87.

Exempte 1. Le at M.rv l838 , on • fait «lu obsamtiona 8 rOoeit, de hauteur* d’Aldéb.r.», dont U moyenne a donné pour hanlaur vraie, prêt du premier vertical, »" 8' 56" ; l'heure corretpondante ï la montre élail de 10* 44™ *8* , on demande ton élal tur le T. M. de Parit ainsi que tnr celui dn lieo.

Exempte a. Le 16 Aoât i838, la hauteur traie d'Are* turua . provenant d'obiervaliont faites 11 l'Ouest , prés dn premier vertical , a été trouvée de 37" to 4".5 ; l'heur, correspondante h la montre marine élail de 8* 4™ 36*, 4 , on demande son étal sur le T. M. de Paris , ainsi que sur celui du lieu.

( apparente i6° io*

Décliiut. j d, 1, T,b. I tG 10

diff. - 3"o

. ( apparente 2o° i' 35"a Déclin. 1. j d( u ^ 1 , 30.0

diff. + 5"»

J dP =z- 0.068 X - Table I | j)ûl« horaire de l’#

o.ao 5. 93

«v ■isr^rjs**-

Dût. horaire au premier vertical

Dût. horaire au premier vertical

f [dn= i.4o« x-

T*b,e 1 ( Hauteur

aa°

4“ao 58. 5o

Haut, au premier vertical

1 sa

Hauteur au premier vertical

Haut, vraie obiervée

aa

Hauteur traie observée

Différence

JtQ.lS

Table II , pour a' a ",7

Table II , pour a3' a9",a5

ok

Dût. hor. au premier vertical

Dût. hor. au premier vertical

Ang. bor. corr. i la haut, vraie

Ang. hor. corr. b la hant. vraie

JH apparente d’Aldébaran

afi

A apparente d'Arcturus

JH du méridien

A du méridien

T. sidéral i midi moyen

T. sidéral à midi moyen —

T. M. approché du lieu Longitude

aa

T. M. approché du lien

Longitude de Lorient -f-

aa

T. M. approché de Pari»

T. M. approché de Paris

Table XCVIII

Table XCYll!

T. M. corrigé de Pari»

T. M. corrigé de Pari»

Heare b U montre

Heure h la montre

Suc le T. M. de Pari» , avance

Etat de la montre retard

de Lorient , avance

Pour Lorient , retard

Remarque. La méthode précédente est non seulement remarquable par sa simplicité, mais encore par le grand degré de précision dont elle est susceptible.

Des montres à secondes.

Une montre à secondes est la compagne obligée de la montre marine, elle la supplée dans son absence, et pour un observateur marin on peut dire que ses services sont de tous les instans.

11 n’y a qu’un artiste habile qui, par l’examen détaillé de toutes les parties d’une montre, puisse juger de son mérite et être assuré qu’elle peut marcher constamment avec la même justesse ; nous n’avons donc pas de règles à donner pour faire un bon choix, seulement nous suggérerons des conseils qui pourront aider à y parvenir.

283 Des Problèmes.

Une montre à secondes n’étant point un instrument de fantaisie, son physique et ses dimensions ne seront pas soumis à la mode, ainsi on ne la prendra ni trop petite, ni trop plate, car dans ces formes la bonne exécution offre pins de difficultés , et le mécanisme delà machine ayant moins de solidité, sa délicatesse l'expose à des réparations pins fréquentes qni sont presque toujours hors de la portée d’un horloger médiocre. Comme les usages de la montre ont lieu de jour et de unit, il est préférable que son cadran soit en émail ou d'un blanc mat , ayant des divisions bien distinctes et soit dénué d'orncinens.

Nous ne parlerons que de deux des parties essentielles du mécanisme. i.° De son échappement, qui doit être à vibrations libres, parce que le mouvement d'impulsion se fait sur le balancier, de manière. à n’éprouver qu’un frottement minimum, et sans qu’il soit nécessaire d'employer l'huile , qui entraîne toujours avec elle des résistances variables et nuisibles. (L’échappement est une pièce intermédiaire entre le rouage et le régulateur de la montre qui reçoit le mouvement de la force motrice par la dernière roue , et ensuite modère le mouvement de cette roue même ; on a imaginé uu grand nombre d'échappemens , mais celui qui a prévalu , rhei les premiers artistes , est formé d’un cylindre de rubis creux dans sou milieu , qui sert de tige au balancier horizontal avec une roue pareillement horizontale dont les dentures , dans sou plan , ont une forme particulière , ressemblante à des maillets très-petits , qui fout mouvoir le balancier des deux côtés opposés , avec beaucoup moins de frottrment et de violence que ne le fait la roue de rencontre dans les autres espèces d'échappemens ). a.0 La préférence doit être donnée à la montre dont le cadran des secondes est excentrique , l'aiguille ne battant qu'une fraction de la seconde et n'ayant alors qu’un seul remontoir , à la montre dite à secondes indépendantes,, dont le cadran des secondes est concentrique , l’aiguille battant la seconde entière , parce que celle-ci exige deux remontoirs , l’un pour les heures et les minutes on le mouvement ordinaire de la montre , et l’autre pour les secondes ; ce second système de rouage ajouté à celui de la montre, complique la machine sans nécessité et augmente non seulement les chances de son dérangement , mais encore son prix , d’après le rapport suivant: que toutes choses égales d'ailleurs , le prix d’une montre ne battant qu’une fraction de la seconde , n’est qu'envirou les deux tiers de celui d’une montre à secondes indépendantes.

Nous terminerons ces avis par le suivant : dans l’achat d’une montre à secondes , méfiez-vous des bas prix, laissez de côté les marchands de montres, et ne vous adressez qu’à un horloger habile dont la réputation de probité soit faite depuis longtemps.

De la manière de conduire et de régler une montre à secondes. Pour en tirer le meilleur parti , il faut qu’elle soit portée et qu’elle soit réglée en la portant ; et pour en être satisfait, u'en exiger que l'exactitude relative à sou espèce; n’étant point un chronomètre, elle sera sujette non seulement à déplus grandes variations, mais encore ces variations ne seront assujetties à aucunes règles constantes ; elles sont produites par les changcinrns de température, par les divers mouvemens auxquels la montre est exposée, etc. C’est une erreur de croire que l'on peut avoir une montre n'ayant qu'une ou deux minutes d’écart en quinze jours , l’arrivée d’un pareil résultat ne peut être que l’effet du bazard et non celui de la bonne construction de la montre. Pour uous , qu’une longue expérience a éclairé , nous dirons que toutes les fois qu'une montre à secondes n’aura qu'une fraction de minute et même une minute d'écart par jour , tantôt en avançant et tantôt en retardant, cette montre aura toute la justesse qu'elle peut avoir et sera capable de reudre de bons services.

Il faut remettre la montre à l’heure tous les quatre on cinq jours , avec une bonne pendule ou avec une montre marine. Si elle ne donne que 4 minutes , d’avance ou de retard eu cinq jours , il faut simplement remettre les aiguilles sur l'heure ; mais si elle s'est écartée ne plus de 4 minutes , il faut non seulement remettre les aiguilles , mais toucher en conséquence à l’aiguille de rosette. ( On nomme ainsi un petit cadran numéroté à volonté pour indiquer seulement le côté vers lequel il faut tourner son aiguille pour avancer ou retarder le mouvement d’une moutre , les extrémités de l’arc de ce cadran rontiennent les lettres A et R ). Pour faire avancer une montre, il faut tourner cette aiguille de K en A; et au contraire , pour faire retarder la moutre , il faut tourner l’aiguille de A en /î.

Il ne faut tourner l'aiguille de rosette , à chaque fois , que d'une demi-division du petit cadran, à moins que la moutre n’avance ou ne retarde en a4 heures de 3 à 4 minutes;

Des P u o n l ê m e s. a83

alors on peu» tourner l'aiguille d'une ou de deux divisions. En général , on ne peut trouver la quantité que par un tâtonnement.

On ne doit pas faire tourner les aiguilles à secondes d'une montre , lors donc qu’il s'agit de la remettre à l'heure , il faut arrêter le balaueier au moyen de la dolente, au moment que l'aiguille des secondes est sur la Go"; alors il faut se servir de la clé et faire tourner l'aiguille des minutes par son carré , et cela par le plus court chemin , jusqu'à ce que la montre marque l’heure et la minute qu’il est; et à ce moment retirer la détente ),

Du remontage journalier de la montre à la même heure. Hue montre étant susceptible d'avance ou de retard , selon que la force de son grand ressort est plus ou moins grande : ou a adapté la fusée aux montres, afin de corriger les inégalités du ressort. Mais il est rare que les fusées soieut assez bien faites pour rendre uniforme l’action du ressort sur le rouage ; car il arrive généralement que les montres avancent ou retardent pendant une partie de la durée d'une révolution diurne , après qu'on les a remontées , et qu’elles retardent ou avancent pendant l'autre partie : or , en remontant sa montre au bout de a4 heures , ou la règle en eonséqucuce ; ainsi l’avance de la première partie est compensée par le retard de la seconde ; au lieu que si on la laisse marcher plus de a4 heures, elle continuera à retarder ou à avancer, mais ce retard n'étant pas compensé , cela produira dans la montre une variation qui sera d’autant plus grande qu’on la remontera alternativement, tantôt après des intervalles de a4 heures , de a3 , et eusuile.de i~ , de a8 , de 3o heures , etc.

De la position de la montre. Lorsqu'on porte une montre , elle est à peu près comme si elle était suspendue par son cordon. Ainsi, dès qu’on ne la porte plus, il faut la suspendre à un crochet, et avoir attention que la boite reste immobde, pour que la vibration du balancier ne communique point son mouvement à la montre.

Il faut faire renouveler les huiles et nétoyer sa montre tons les trois ans , ayant soin de ne la confier qu'à un horloger habile , pour ne pas courir les risques d’un dépérissement.

‘problème XXVI 1.

Déterminer la longitude par le moj-en d'une montre marine.

i. La montre marine ne devant jamais être transportée sur le pont, il faudra avant de commencer les observations , lui comparer la montre à secondes , ce qui donnera l’avance ou le retard de celle-ci sur la première.

a. Observei plusieurs séries de hauteurs du soleil dans le» circonstances favorables pour déterminer l’heure du lieu ( Prob. XVII , remarque i , pag. i58), et déterminez à la montre à secondes les temps correspondans ; la somme des hauteurs qui composent chaque série et celle des heures correspondantes , étant divisées par leur nombre , vous donneront une hauteur moyenne ainsi quune heure moyenne.

3. Immédiatement après ces observations vous comparerez de nouveau les deux montres , cela vous fera connaître la variation de la montre à secondes dans l’intervalle de temps écoulé entre les deux comparaisons, de laquelle vous conclurez les corrections proportionnelles à faire aux heures moyennes obtenues.

4. Avec les heures moyennes corrigées de chaque série , et le résultat de la première comparaison des deux montres , vous déterminerez les heures correspondantes à la montre marine , et par le moyen d’un tableau analogue à celui de la page 91 , vous déterminerez le* heures correspondantes T. M. de Paris, suivant la règle donnée page 91 , pour lesquelles vou* calculerez les distances polaires du soleil , ainsi que les T. M. au midi vrai.

Pour chaque série , faites une somme de la hauteur vraie , de la latitude du lieu et de la distance polaire du soleil , et prenez la différence entre la demi-somme et la hauteur vraie ; ensuite aux complémens arilh. du log. cos. de la latitude et du log. sin. de la distance polaire, ajoutez le log. cos. de la demi-somme, le log. sin. de la différence et le log. constaut 5Joio3o; la somme de ces cinq log., diminuée des diiaiues placées à U caractéristique , vous donnera celui du T. V. du lieu , pris dans la Table XXXVIII.

Ajoutez à chacun des T. V. trouvés , le T. M. au midi vrai , vous aurez les T. M. du lieu. Les différences entre ces temps et les T. M. correspondans de Paris, donnés par la montre , vous donneront autant de fois la longitude qu’il y a de séries : elles seront Est ou Ouest selon que les T. M. du lieu surpasseront ou différeront de ceux de Paris,

iooIe

a84 Des Problèmes.

ExtmpU i. Le il Novembre i*36, aa >oir , IbH par 34° sff 8« **limde Nord , el par 17° 3o' de longitude Outil estimée , on a observé , arec un cercle de réflexion , trois séries de six hauteurs du bord inférieur du soleil ; les intlans des observations ont été déterminés h une montre h secondes comparée h la montre marine avant et après les observations ; élévation de l'ail 16 pieds.

La montre marine réglée k Lorient avant le dépari , avançait le 17 Novembre i836, h midi, de ik 10“ 5lt,a4 Mir le temps moyen de Paris , sa marché diurne est de i8*,33 : on demande la longitude.

Comparaison de la montre à secondes à la montre manne .

montre marine 5k 4°" °*

Avant les observations. . , . ... a a

montre h secondes 3 5 17

Premier retard de la montre k secondes

Après les observations. . < . . .

r ( montre k secondes

Deuxième retard de la montre k secondes

aS

Premier retard

Avance de la montre k secondes

dans a4*

dans 1 “

Détermination des heures à la montre

marine correspondante f À chaque

série.

1»® Série,

.• Série.

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