‹ Problêmes d'astronomie nautique et de navigation, précédés de la description et de l'usage des instrumens, et suivis d'un recueil de tables nécessaires a la résolution de ces problêmesChapitre 323 sur 356 · ET USAGE DES TABLES · texte numérisé non relu

ET USAGE DES TABLES

Table I. Conversion des degrés en heures et réciproquement.

Celle Table est composée de trois parties : la première contient le nombre d'heures et de minutes, pour un nombre dç negré* compris exclusivement entre o et 181 ; la seconde partie donne les minutes et secondes d'heure , pour un nombre de minutes de degré ; et la troisième partie contient le nombre de secondes et centièmes d'heures correspondant à un nombre de secondes de degré ; cette troisième partie donnera aussi les décimales de seconde d'heure correspondantes aux décimales de seconde de degré , pour les obtenir il suffit de rendre les valeurs contenues daus cette troisième partie , dix fois ou cent fois plus petites.

i. Pour effectuer la conversion des degrés en heures, prenci successivement les valeurs des diverses parties de la quantité donnée, la somme de ces valeurs vous donnera les heures demandées. Si le nombre de degrés surpassait 180, il faudrait le décomposer eu parties couteuues daus la Table.

Exemple i. Convertir 154° «7* l8",a5 , en tienrea , minâtes , secondes et décimales.

Exemple 2. Convenir °* 57",49 » en henrex •

minutes , secondes et dëcinules.

Pour i54°

Pour i!»4 17 18. 35

jok 16* o»

Pour »8o°

Pour 24 i o 67.49

16 ao 3. 8337

a. Pour opérer la conversion «les heures en degrés , prenez successivement dans l’intérieur de la Table les valeurs des diverses parties de la quantité donnée, la somme de ces valeurs vous donnera les degrés demandés, eu observant que si vous avex des décimales de secondes , pour obtenir leur valeur , il faut rendre les nombres contenus dans la troisième partie , dix fois , cent fois , etc. plus petits.

Exemple 1. Convertir 10* 34 1,1 4a*i53 en degrés , minâtes, secondes et décimales.

Four

Tour 10 34 4^. 5a

Exemple a. Convertir DO* 18“ minutes , secondes et décimales.

Pour la*

Ponr ao 18 26.44

a6\44 en degrél, 180®

ia4 o 36‘ o o 36" o o 0.6

Table II. Dépression et distance de l’horizon visuel.

La hauteur observée d'un astre étant toujours sa distance angulaire à l’horizon de la mer ou apparent, c'est à l’angle, qui mesure de combien l'horizon apparent parait’abaissé au-dessous du plan perpendiculaire à la verticale du lieu, nommé horizou mathématique ou vrai, que l’on a donné le nom de dépression de l'horizon.

Soit AB ( fis . 'vj ) une partie de la section de la surface de la terre, supposée sphérique, par le vertical de l’astre S; AD = e l’élévation de l’œil de l’observateur (ou plus exactement, lors de l’observation, la hauteur. du plus élevé des deux miroirs de l’instrument) au-dessus du plan tangent à la surface de la mer , la ligne Dit menée parallèlement à la tangente à la surface au point A , représentera l'horizon vrai: DU tangente au point K déterminera la position de l’boriion visuel et par conséquent l’angle tlüli = d sera la

ioogle

446 Explication it üsaoe

dépression que l'on aurait sans l'efTet de la réfraction atmosphérique. D'où il suit que si du point D on observe la hauteur de l’astre S eu faisant coïncider son image réfléchie avec le ternie E de l’horison visuel, l'angle SUE , sera la hauteur observée, plus grande que celle qui a lieu au dessus de Dll , et qui est mesurée par l'angle SDH , de la quantité HUE — d. Ainsi la dépréssion doit être retranchée de la hauteur observée, pour obtenir la hauteur de l'astre au dessus de l'horiion vrai.

Soit R le rayon 77? ou 7.7 de la terre, supposée sphérique, l'on aura d = ET tl comme ayant même complément EUT; cela posé, dans le triangle UET rectangle eu E, on a

i : cos. d : : R + t : R d’où i - cos. d : cos. d ! : e : R qui revient à

a siu.* J4 d tang. d : sin. d;:e :R ou 3 siu.* 54 d tang. d : 3 sin. 54 d cos. 54 d R réduisant on aura

tang. 54 d tang. d : i : : e : R

d est un petit angle puisque e est très-petit en comparaison de R, ainsi on pourra écrire 54 tang. d au lieu de tang. 54 d ; nous aurons doue finalement

tan,

Mais on doit s'attendre que ce n'est point cette dépression qui doit servir à corriger la hauteur observée , parce que dans l’etat ordinaire de l’atmosphère , l'expérience a fait connaître que la densité de la couche uni repose immédiatement à la suifaro (le la mer, est généralement plus grande que celle qui se trouve à la hauteur de l'oeil do l’observateur et qu’à de petites élévations la densité de l’air varie suivant une progression arithmétique proportionnellement aux différences de hauteurs. Dr ces différences dp densité il résulte qu un rayon de lumière qui traverse obliquement l’atmosphère pour se rendre à l’oeil , décrit une courbe ou trajectoire , située dan» un plan vertical ; puisque cr plan partage symétriquement eu deu* parties égales (Joules les couches atmuspnériqucs. Alors l'oeil situé en I) reçoit l’impression du dernier point visible de la mer , par une courbe partant de ce point ; c'est ce(. effet que l’on nomme réfraction terrestre , qui n’est qu’une portion de la réfraction atmosphérique qui se produit depuis ce point jusqu’à l'observateur.

La dépression vraie d , déterminée par l'équation (t), diminuera donc par l’effet d« U réfraction et deviendra HUE' = d' et le poiut visible oq la courbe touchera la surface de la mer , s'éloignera du point U et se trouvera en u.

Il faut doue déduire d' de d , pour avoir les hauteurs des astre» au-dessus de l’horiion' vrai, pour y parvenir nous observerons que la courbe ou trajectoire 1)0' « , dont il est impossible de connaître la nature, est heureusement toujours asse» petite pour quelle puisse être assimilée à un arc de cercle , ou , ce qui est de même , que celte courbe peut être remplacée par son cercle osculateur ; ainsi l’angle de réfraction k'Uu formé par une corde et une tangente, a pour mesure la moitié de l’arc Du aoutendu par cette corde. Pour un point O intermédiaire, la réfraction serait représentée par l’angle tW, qui aurait aussi pour mesure la moitié de DW , il suit de là que la réfraction terrestre en U est proportionnelle aux arcs Du , DW.

Maintenant nous remarquerons que les arrs de distance 40, Au, faisant partie d’un grand cercle de U terre, seront à peu près dans le même rapport que les arcs correspondaus DW et Ha de la trajectoire, ainsi ou en peut conclure que la réfraction terrestre est proportionnelle à l'angle formé par les verticales DT et uT des extrémité» de la courbe de réfraction , d’où il suit que VUE étant I» réfraction Correspondante à l'amplitude de l’arc terrestre AE — d, non» aurons en général E'UE ai uü; n étant ira «neftcieol que l’expérience fait connaître, et qui est constant pour un meme étal de l'atmosphère.

Nous aurons donc d^fT.-*-nd d’où d — - . .... * ; mun.

substituant cctlc valeur dans l'équation (i) elle deviendra > . - > n1.

tang. d - tang. ^ ^ =V ^ de laquelle ou ù»e tang. d' = (i-b) ^ = Cl n) Ÿ 3 /

des Tables.

ou en convertissant tan*, d1 en secondes et en se rappelant que V a =

i' ou la dépression apparente = — — — coL i’ V ~ (2). Cette

im. 400 H

sia. 45o Cette formule

à' ou la dépression apparente = — — —1 C0L 1* ✓ — (2). Cette formule

SIO. i^JO II

est due à Delambre.

Pour la mettre en Table, nous observerons que des observations de Delambre ont fait connaître qu'en France la valeur moyenne de n «= 0,07876 ainsi 1-0 = 0,9212.4.

(Il a trouvé que «=0,02.. .. n = o,i5, en ne prenant que les valeurs positives); que le rayon de la terre supposée sphérique ou H = 8266380 toises , dout le logarithme est de 6,5i4o6oi.

f log. 92124 4^643728 \

1 log. coL 1" 5.3 1 44^5 1 I

Nous aurons donc { c. log. sin. o.i5o5i5o > = 2.172282Q = log. . ** C0^JL

] , ,0 a / i sin. 45“ Z R

i c. log. ^/t 6.7429700 1

t C. log. IOÛOOO 5.0000000 J ,

C t - n ) cot 1" sin. 45“ VH

Comme l'élévation e sera donnée en pieds , il nons reste a retrancher du logarithme précédent 2.1722829, celui de la racine quarrée de 6, qui est 0.8890756 pour avoir te logarithme constant au moyen duquel toutes les dépressions seront calculées.

Ainsi log. d' = 1.7832073 + log. y/e ou d' = 60", 7026 Ve C’est avec cette formule que les dépressions de la Table 11 ont été calculées , de plus,

on peut en conclure que Ut dépressions sont entr'elles sensiblement comme les racines

qu arrêts des élé rations.

Si l'on détermine le logarithme constant pour les limites de la valeur de n on trouvera que Pour n = 0,03 on aura log. d' = 1.8100606 + log. Ve ce qui donne d1 = G4'\5/44 Ve

t n = o,i5 log. d’ — 1.7482534 + log. Ve d! = 56", 0084 Ve

Nons pouvons en conclure qu’en France , la dépression apparente , pour une élévation de a5 pieds , peut différer ou surpasser celle que donne la Table H d'environ 30".

La réfraction atmosphérique étant un élément capricieux dont les elTets sont impossibles à apprécier, il en résulte qu'à la mer les dépressions réelles sont presque toujours supérieures on inférieures à celles des Tables, par conséquent les mesures des hauteurs sont affectées d’erreurs tantôt positives tantôt négatives, qui ne peuvent être déterminées; elfes sont telles qu'elles peuvent monter jusqu'à près de 4 miuutes , aussi dans les relâches quelles que soient les localités , les observations dés hauteurs doivent toujours y être faites au moyen de l'horizon artificiel. Des essais infructueux pour y remédier ont été faits depuis quarante ans et jusqu’à ce jour la seule méthode à employer pour obtenir les hauteurs vraies , résultantes d’observations faites à la nier , à la précision d’une fraction de minute, c’est de déterminer par des observations directes (ainsi que nous l’avons dit page 44), la dépression réelle immédiatement avant on après l<» mesures des hauteurs et même d'après les variations sensibles qu'elle peut éprouver d'nn instant à l'autre , de la déterminer dans ces deux circonstances , pour n’employer à la correction de la hauteur observée que la moyenne arithmétique. Dans cette détermination on pourrait douter sur le plus ou moins do degré d’exactitude du résultat, parce qu’on j suppose qu’à tons les points de la circonférence de l’boriion visuel les effets de la réfraction atmosphérique , pour un même instant , sont absolument les mêmes , mais jusqu'à présent rien ne peut faire présumer , qu'en pleine mer , cette supposition puisse conduire à des erreurs.

La rolonnedes distances en milles a été calculée, d'après la transmission de la lumière, en convertissant la dépression en minutes et fractions décimales, pnis prenant ces minutes pour des milles et tes augmentant des 1 y4 millièmes ou sensiblement des sept quarantièmes , la somme a donné la distance en milles , à laquelle on peut porter sa vue , ou par un calcul plus facile, cela revient à retrancher le logarithme constant 1.7084884 de celui de la dépression , le reste sera le logarithme dé la distance correspondante exprimée en milles.

Exemple. Un homme étant en vigie sur les barres de perroquet , aperçoit à l'horizon le feu c fou phare ; ou demanda à quelle distance ou est du phare , sachant que sou feu

Explication et usage

esl élevé de 3oo pieds au-dessus du niveau de la mer et que l'élévation de l’homme est de aoo pieds.

Si l’œil de l'observateur ^ la il â la surface de la mer, la Table II ferait connaître que la distance cherchée est de 20m,C; mais étant élevé de aoo pieds au- dessus du niveau de la mer , son rayon visuel augmentera , d’après la Table , de iti'",8 : donc si l’on ajoute ce dernier uombre de milles au premier , la somme d?",4 sera la distance demandée.

Remarque. S’il arrivait que l’élévation surpassât la limite supérieure de la Table II, e’est-à dire 3»o pieds , les principes prérédens serv iraient à calculer directement.la dépression et la distance à laquelle la vue peut se porter.

Exemple. L’élévation étant de 1200 pieds; ou demande la dépression de l’horiion visuel , ainsi que la distance en milles.

Calcul de la Dépression.

Calcul de la distance.

Logarithme constant I .7839073

Moitié' du logarithme de taoo l.53<^r)o6

Log. de Ja dépreuion 3.3297979

Dépression aioj ',8 * » ou 35' a", 8

Logarithme de la de'preuion Log. constant i retrancher ou

Log. de la distança Distance en milles

Table III. Correction addi/ice à faire à la hauteur observée du bord inférieur du soleil, et soustractive de celle d’une étoile , pour obtenir la hauteur vraie. ’

Cette Table ne fera connaître la correction que par approximation , aussi ne faudra-t-il en faire usage nue dans les cas dans lesquels il suffit d'obtenir des hauteurs vraies approchées. (Vojet la remarque de la page iaa). •••

Exetop/e I. L* hauteur observée cio bord inférieur du soleil, corrigée de U rçcÜfiralign de l'instrument étant de 3o° et l'clévalien de l'oeil de po pieds, 00 demande la hauteur vraie df ct»Ure. 4 ij, , A;

Haulctir observée 3o° ©‘ o"

TaU. III arec W) H ao pieds •+■ 9’, 9 ou+ o 9 54

Hauteur vraie du centre du soleit 3o 9 54

Exemple 2, La hauteur observée d’une étoile., corr^e de la rectification de l'instrument, étant de i3" 3o* et

l'élésalion de l'ceil de 18 pieds,. on demande la hau-

leur «Taie. f >1|tf

Hauteur observée * 11*’ 3o* 1 &*

Tab. III avec i3° 3o* et i8pieds ^ 8.a5 — ,é,

Hauteur vraie de l'étoile

Table IV. Correction soustractive pour la déviation du plan dans lequel

on observe le contact. •• • - • • «...

•I *c * *1*9111 .*jw

Dans la mesure de la distance angulaire de deux astres, ou de deux points quelconques , l’axe de vision dans le contact de» deux images doit être parallèle an plan de l'instrumeut pour qu’il puisse donner la distance réelle observée. Pour remplir telle condition, deux fils parallèles sont placés dans la limette, au loyer commun de l’oculaire «t de lîubjectif, et à égale distance de l’axe; alors il faut que le contact se fasse dans le: milieu de. Pi«tervallc des deux fils, Dans le cas on l'axe tic, vision ne serait pas parallèle au plat, de l’instrument , on estimerait à quelle distance de Tuu ou l'autre fil Iç contact a été observ é , et comme la distance angulaire des fils est comme t page n ), on éif conclut la quantité dont, l’axe de vision a été incline au plan de l'instrument.; la quantité dp. l'inclinaison

La Table IV donne la correction saus/racticei, faire â latxgle marqué par l'instrument , pour obtenir la distance réelle; elle, a été construite ■ par lu» pi iucipes exposés préctr demment page la, fig. 5» i» >< ■»;. • . ..■>•■ <m •) mm».. <• !«•> > it-»mnsd ub

Exemple. Dans nn angle- observé 'dé ioo", lé point de ebntarl rféH'drOX'iinsçie-sm^té aperçu à une distance do fil le pin» péoehè égîiP’aU' tiers de kl «hstAnre des dewt lils , ln détermination de celte distance , fait* d'après ce qui a été dit) page u j t» fathrcptiiiaplrc qu’elle était de a" s 120' , d’.uu il résulte que le Contact a été. pus à 4f«

ses Tables. 449

1 80' de l’autre , et comme il aurait dd être pris au milieu de riutervalle de ces fils , c’est-à-dire à 60' de chaque fil , la déviation est doue de ao'.

Cela posé , angle observé îoo* o' o"

Correction Table IV pour loo° et 20' + o o 9

Distance angulaire corrigée 99 % 5i.

Table V. Réfraction astronomique , pour 0m,760 du Baromètre , et -f- 10° du Thermomètre centigrade ; et Tables VI et VII pour les corrections relatives au poids et à la température de l'atmosphère.

On appelle réfraction , la déviation qu’éprouve un rayon de lumière en passant obliquement d’un milieu dans un autre.

Le rayon lumineux qui vient d’un astre à notre œil , traverse d’abord en ligne directe l’espace immense dans lequel roulent les corps célestes ; arrivé à l’atmosphcre il se meut dans des milieux de différentes densités qui ie détournent de sa première direction, et lui font décrire dans l’atmosphère une ligue courbe ou trajectoire comprise dans le plan du vertical de l’astre, dont la convexité est tournée vers le zénith. La courbure est d’autant plus grande , que les couches de l’atmosphère ont plus de densité et qu’il y entre pins obliquement; il nous parvient donc ainsi dans une direction différente de celle qu’il avait en partant de l’astre. Nous le jugeons à l’extrémité du rayon prolongé en Vigne droite qui vient nous en apporter l’image ; nous le voyons donc plus élevé qu’il ne l’est réellement.

L’expérience a fait connaître nue la réfraction diminue depuis l’horizon jusqu’au zénith , où elle est nulle ; qu’elle dépend de l’ctat de l’atmosphère , déterminé par le baromètre et le thermomètre dans le lieu de l’observateur. On trouve la valeur de la réfraction en mesurant directement la hauteur d’un astre dont la parallaxe est bien connue ; ensuite 011 cherche par le calcul quelle devait être cette hauteur au moment de l’obsrrvalion : la différence entre la hauteur observée, corrigée de la parallaxe et la hauteur calculée, est l’effet de la réfraction.

Puisque la réfraction fait voir les astres plus élevés qu’ils ne le sont, mais toujours dans le plan du vertical dans lequel ils se trouvent , elle doit être toujours retranchée de la hauteur observée.

La Table V est extraite de celles qui ont été publiées par le Bureau des Longitudes ; elle donne les réfractions pour un état moyen de l’atmosphère , c’est à-dire pour om,7tjo du baromètre, et + 10° du thermomètre centigrade, refraction dont les marius peuvent généralement sc contenter.

La première colonne contient la hauteur apparente ; la seconde contient seulement la réfraction commune à tous les astres , et sert pour les hauteurs des étoiles ; la troisième sert pour le soleil et donne la réfraction qui convient a sa hauteur, diminuée de sa parallaxe moyenne ; l’étendue de cette Table fait que I on n a ]amais à prendre de partie* proportionnelles.

Les Tables VI et VII contiennent les corrections relatives au poids et à la température de l’atmosphère. La première donne la correction correspondante à la hauteur apparente de l’astre placée dans la première colonne à gauche cl a la hauteur du baromètre exprimée en millimètres; lorsque cette hauteur est comprise entre 704 et 7Ü0 , elle se trouve daus la ligne horizontale supérieure , alors la correctmn donnée par la Table VI doit être retranchée des réfractions moyennes données par la laide V et aioutée à la parallaxe moins la réfraction que donne la labié XXVI ; nia, s si la hauteur du baromètre est comprise entre 7Ü0 et 8.0, el|e se trouve dans U ligne horizontale inférieure , et la correction donnée par la Table doit être ajoutée aux réfractions moyennes de la Table V cl retranchée des nombres de la laide XXV I.

1 S Table VU donne la correction à faire à la réfraction moyenne , connaissant la hauteur apparente de l’astre placée dans la première colonne à gauche de celte labié

45o Explication et usage

et h la température exprimée par le thermomètre centigrade ; lorsque cette température est comprise entre + io° et •+■ 44" » file se trouve dans la ligne horizontale supérieure et la correction donnée par la Table VI! doit être retranchée des réfractions moyennes de la Table V et ajoutée aux nombres de la Table XXVI ; mais si la température est comprise entre — 17", i et + 10", elle se trouve platée dans la ligne horizontale inférieure , alors la correction donnée par la Table doit être ajoutée aux réfractions de la Table V , mais doit être retranchée des nombres de la Table XXVI.

Exempte I.

Pour 5° 3o' de haut. app.

Exemple a.

Pour ia° de < haut. app.

' et 723 millimètres, la Table VI donne — 27"4 *

| et 4- 3b° centigrade, la Table VII donne — 38.3 |

et 740 millimètres , b Table VI donne — 7.0 {

( et 4* 34" ceuligrades 4- 3.4

Ces corrections doivent être appliquées arec leurs signes pour corriger les réfrac-4 lions moyennes dej la Table V , et arec des signes contraires pour corriger les nombre^ de U Table XXVI.

Eximpie 3. La hauteur apparente étant de io°, le baromètre marquait , toiles corrections faites , 740 millimétrés ét le thermomètre 30° centigrades. On demaude la réfraction corrigée.

Table V , réfraction moyenne pour io° 5' ao"o Table Vl . pour io° e( 740 millimètres — 8.4

Table VII, pour jo° et 4* 20 centigrades — 11. 5

Réfraction corrigée

Exemple 4. La hauteur apparente d’une étoile esta J2° , la hauteur vraie du baromètre de o,n,77i epIe thermomètre marquait 4- 3° centigrades. On demandera réfraction corrigée.

Table V, réfract. moy, pour la haut, de ia® 4' 28”$ Table VI, pour ia® et 771 millimèt. 4. 3.1

Table VII, pour ia° et centigrades 4- 8.|j

5 0.1 Réfraction corrigée

Ajoutez à ^ey Exemples, ceux qui sont donnés dans le Problème IX, qui a pcÉir sujet la correction des hauteurs observées.

La Table V ne donne la réfraction moyenne qu’à ta seconde, et cette approximatiïo est suffisante pour tous les calculs d’astronomie nautique. Cependant comme il peut «e présenter des cîrconsuni'B pOUl1 lesquelles il serait nécessaire dobtemr-uue plus grande précision , nous avons donné les Tables suivantes -t calculées par Delambre.

La Table A donne le logarithme de la réfraction moyenne , c’est-à-dire de la réfraction qui aurait lieu aja température de 10 degrés du thermomètre centigrade, et sous la pression atmosphérique de üu1,/(j. Celle labié a pour argumeut la hauteur apparente de l’astre observé.

Pour obtenir le logarithme de la réfraction correspondante à une hauteur apparente donnée et à l état de 1 atmosphère , il faut ajouter au logarithme de la réfraction moyenne , pris dans la Table A , ceux des deux facteurs barométriques et thermométriques donnés

Sar les Tables B ci Ci la somme de ces trois logarithmes sera celui de la réfraction emandée.

Exemple l. La hauteur apparente provenant d’one observation étant de il®., l'étal de l'atmosphere donnait 743 millimétrés an baromètre et 4- 3ow au thermomètre centigrade ; , trouver La réfraction. <

Exemple a. La hauteur apparente d’une étoile «st de 9** t l’état correspondant de l'atmosphère donnait 807 millimètres et — 10 degrés h l'échelle centigrade; trouver la réfraction.

Table A pour il®

log.

a.SjîG

Table A pour q®

log.

a.54Si

L pour 745

i log.

P-SO'ï

B pour 807

log.

O.o-iCo

C pour 4» 3o°

log.

«> . r/OS 1

C pour — 10®

ooîjj

Table XXVII èa5.4

log.

Table XXVII 4nf».o

iiefratfiun demandée

325^4 ou

Réfraction dt mandée

4o6",o ou

Pour ue rien négliger,, il reste a faire à chacune de ces réfractions une correction toujours soustractive , donnée par la Table complémentaire placée à la fin de la Table y*.

La première sera de ^ - o»,.f La seconde de - o\5 ;

- Ainsi les réfraction* définitives seront respectivement 3* 45", o et 6' 45", 5.

des Tables.

Table A. Logarithme de la réfraction pour o“, 760 du Baromètre el + 10° centigrade s.

Tables D cl C. Logarithmes des fadeurs dépendants de la liant, du Bar. et du Therua.

Explication et usage

Table I). Réfractions pour les hauteurs 'vraies.

La Table D a pour argument la hauteur vraie , et sert à passer des hauteurs calculée* aux. hauteurs apparentes correspondantes; comme elle a été calculée pour 760 millimétrés de hauteur barométrique et + io° au thermomètre centigrade ; il faut ajouter au logarithme de la Table U , ceux des facteurs donnés par les1 Tables B et C. ,„n ...

Table VIII. Degrés du thermomètre de Rêaumur en degrés centigrades

et de Fahrenheit. ’ •••«•

En France les observations météorologiques, les Tables de réfractions, celles qui servent à calculer la hauteur des montagnes d'après les observations barométriques, exigent l’emploi du thermomètre centigrade ; d'ailleurs la comparaison des températures évaluées à diverses échelles , demande souvent la conversion de l’une dans les autres.

Les trois principales sont : la division oclogésimale dite de Rraumur; la division centésimale ou centigrade ; et celle dont 1rs Anglais font usage ou de Fahrenheit: la Table Vil! offre la réduction de la division de l'une de ces échelles dans les divisions des deux autrps.

.. „ . | . | ' Exemples. Convertir. ■■ , .1 /I .! :■ I

J 70, G Rcaunur mi degrli. 3â“»7 ceulipadc* «a iVgrci. Fiîirr nhtil rn diprrj.

Fealig. Fahrcn. Rraumur. Falirrn. Rcatimur. cenligr.

Pour i?° o 21,35 70. ï5 Pour 30° o 28,00 g5.oo Pour 68.0 16,00 1 30.09 . I

o 6 0.75 1.35 Y ' oV 7 o .56 i.tli 0.4 0.18 o.aa

Page 1