‹ Problèmes de l'Ouest africainChapitre 9 sur 35 · IMPORTATIONS · texte numérisé non relu

IMPORTATIONS

Noix de Kolas (venant des arrières pays de la côte occidcn- livres.

talc) 10.000

Ivoire (venant de l'Adamaoua) . 10.000

Sel (venant de l'intérieur) S. 000

Soie commune {vlâ Tripoli).... 7.000 Vêtements arabes (venant de

Tunis et de Tripoli) 5.000

Perles (Italie vlâ Tripoli) 5.000

Lames de sabre (venant de l'Allemagne, vid Tripoli) 5.000

Marchandises de Manchester

[ciâ Tripoli) 1 .000

Mousselines (Angleterre cid Tripoli) '1.000

Huile de rose [vid Tripoli) 5 .000

Cuivre (du Ouadaï et du Bahr-

el-Ghazal) 2.000

Tissus de laine (ciâ Tripoli)... 1.500 Epices et clous de girofle {ciâ

Tripoli) 1.500

Sucre (venant de France, ciâ

Tripoli) 1.200

Etains 1.000

Vêtements égyptiens 1 .000

Aiguilles (venant d'Allemagne,

ciâ Tripoli) 800

Papier commun (venant d'Allemagne, ciâ Tripoli) 500

Piasoirs (venant de .Syrie) 300

Total 71.S00

A quoi l'on pourrait ajouter un commerce de transit qui s'accomplit par Kano entre le Bornou et le Nupé, et qui est frappé d'un droit de passage d'environ 1000 livres. Le total remarquable de 124,300 livres se trouve ainsi atteint.

Dans ces dernières années le commerce de Kano, aussi bien pour les importations que pour les exportations, a subi quelques cliangements, et il est destiné à se modifier bien plus encore à l'avenir. Ainsi, l'achat et la vente des esclaves appartiennent au passé ou y appartiendront bientôt^ Les importations d'ivoire en provenance de l'Adamaoua ne sont plus du tout ce qu'elles étaient au temps de Barth. Le commerce du sel indigène a perdu beaucoup de son importance, dans l'impossibilité oii se trouve cet article de lutter avec le sel européen. Mais, à part cette exception, — le sel, — l'importation croissante de marcbandises européennes dans le Niger et la Bénoué depuis 1880, c'est-à-dire depuis l'extension du commerce anglais vers le liaul fleuve et ses affluents, ne semble pas avoir influé de manière quelconque sur les opérations des caravanes de Kano avec les ports tripolitains par les oasis de Bilma, de Fezzan et de Mourzouk. En 1897, par exemple, le consul anglais de Tripoli estimait à 46,000 livres les marchandises acheminées par caravanes à traversi le désert jusqu'à Sokoto. (A la place de Sokoto il faut lire l'Etat de Sokoto, dont la ville de Kano est le centre commercial et industriel, en même temps que le terminus atteint par les caravanes de Tripoli, tandis que le commerce de la ville même de Sokoto est insignifiant.) Ces chifïres, si on les compare aux tableaux dressés par Barth des marchandises importées de Tripoli, sont actuellement supérieurs aux évaluations totales que donnait l'explorateur allemand un demi-siècle plus tôt. C'est là un fait trèa important, et en l'ayant bien présent à l'esprit nous éviterons de tomber dans une erreur qui pourrait avoir des conséquences funestes. Aussi la comparaison des articles importés en 1851 et 1897 estelle instructive en tant que prouvant les habitudes conservatrices de l'Afrique et l'origine ancienne de son commerce :

LISTE DU Ij' nAHTH (1851)

Soie commune, vi;tements arabes, lames do sabre, marchandises de Manchester, mousseline, huile de rose, tissus de laine, sucre, épiées et clous de girofle, aiguilles, papier.

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