‹ Problèmes de morale et de sociologieChapitre 2 sur 30 · VI AVANT-PROPOS DU TRADUCTEUR · texte numérisé non relu

VI AVANT-PROPOS DU TRADUCTEUR

traduction qu'en ont donné M. A. Burdeau, — philosophe lui-même et ministre — et MM. Gazelles, Ril)ol, et Espinas,! dans la Bibliothèque de Philosophie de la librairie F. Alcan; mais il y a une table (h's maliiTes à chaque ouvrage, et, avec un peu de patience, ils s'y retrouveraient bien vite. Il y a aussi un ouvrage très utile, dû à M. Howard Collins, ami et élève du maître, ouwage principalement formé des phrases les plus caractéristiques de Herbert Spencer, qui constitue une sorte de Somme Philosophique de ce dernier, et dont j'ai donné une traduction : le Résumé de la Philosophie de Herùert Spencer (F. Alcan, éditeur), muni d'une table excellente, eût encore amplement suffi à apprendre à chacun le véritable sentiment de M. Spencer à l'égard du socialisme.

Le socialisme, qui chaque jour devient plus envahissant sous la forme qu'il est naturellement condamné à prendre dans un pays épris de réglementation, sous la forme de socialisme d'Etat, est une conséquence presque inévitable du militarisme chronique où nous vivons. Le militarisme peut être en certaines circonstances un mal nécessaire ; ce ne saurait être un idéal, c'est une condition inférieure, naturelle, mais indigne. Elle suppose une cohésion et une subordination sociales très fortes; du moment où la masse est contrainte à contribuer à la défense, il faut bien que ceux qui la mènent — avec sa permission, ce dont elle ne semble pas avoir toujours nettement conscience — contribuent à son entretien. A cela se borne le socialisme d'Herbert Spencer : à recon-

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'<*ialisme. synonyme de n>'i«meiitatiou extrême.

Le socialisme étant U cunMnjuence du militariMne. 1>^ prit anarcbique accompagne uatun*llein('nt rindustriaii-" ' < Ut social de paix et de travail productif op|>o!ié au muiu-

>me. Dans mie société où la i»ubordination forte néces»it«'e l>dr l'étAt de guerre perpétuel n a pa:» de raison d'être, il faut moinsde lois, moins de contraintes ; il en faut le moin'» possible, les droits de chacun s'arrétant là seulement où iU empiéteraient sur la lilK*rté d autrui, et il y a tendance manifeste à la limitation etii la diminution des pouvoirs de VHvtX. à l'anarchie, par consi^quent. Herbert Spencer n'a jamais dissimulé sa profonde anti|Kitliie |>our le militarisme, énumé-

ut avec patience ses maux et m**, influences abaissante»; il

l paiti»an de I industrialisme qui rvprésctile une phase

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