‹ Problèmes de morale et de sociologieChapitre 3 sur 30 · VIII AVANT-PROPOS DU TRADUCTEUR · texte numérisé non relu

VIII AVANT-PROPOS DU TRADUCTEUR

d'évolution plus élevée à tous les points de vue, et verrait volontiers réduire lés pouvoirs déjà excessifs de l'Etat. Voilà en quel sens on peut considérer l'illustre philosophe comme tendant vers l'anarchie, et on voit par là combien il est en réalité éloigné du socialisme qui, en dépit de tous les efforts pour l'assimiler à Tanarchisme, en diffère profondément, répond à des aspirations tout opposées, et suppose des méthodes nécessairement antagonisliques. Logiquement etétymologiquement, les deux systèmes s'excluent mutuellement.

L'un dit : aide-toi. L'autre : le Ciel doit t'aider. Et le Ciel, aujourd'hui, c'est l'Etat providentiel et paternel. De là le protectionnisme qui n'est absolument que du socialisme, et du pire puisqu'il favorise le petit nombre aux dépens du plus grand, quelques producteurs aux dépens de tous les consommateurs.

Réclamant à grands cris la liberté et l'égalité, le socialisme ne sait qu'établir des privilèges et des catégories arlificiellement favorisées. Se disant démocrate, il ne fait qu'établir une aristocratie. Cela est d'une étrange logique.

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