‹ Problèmes de morale et de sociologieChapitre 27 sur 30 · PRÛBLflMF.S DK MOHALE ET DF, SOf.IOI.OGIE · texte numérisé non relu

PRÛBLflMF.S DK MOHALE ET DF, SOf.IOI.OGIE

all('piK^s. J'ajoulerai ici, sculeiiiciil. (iiie des conoo|)lions plus iit'llos (lo ces sujets seraieul oiileuues, si, au lieu de penser eu termes absirails. ou nicltail au preuiier ])lan les processus physiologicpies en (pu'slion. En dehors de la production des changements dans les dimensions des parties parla sélection des varialions fortuites, je ne puis voir (ju"une autre cause qui les produise, — la concurrence pour la nutrition entre les parties. Cette concurrence a pour elïet que les parties achevées sont bien pourvues et croissent, tandis que les parties inactives sont mal pourvues et dépérissent'. Cette concurrence est la cause de « l'économie de croissance » : c'est la cause de la décroissance par le non-usage, et c'est la seule cause concevable de cette décroissance que le D"" Romanes soutient être la suite de la cessation de sélection. Les trois choses sont les aspects d'une seule et même chose. Et maintenant, avant de quitter cette question, une remarque au sujet de l'étrange proposition qu'ont à défendre ceux qui nient que les organes dépérissent par le non-usage. Celte proposition peut se formuler ainsi : — pendant une centaine de générations un organe peut être, en partie, dénué de sang durant toute sa vie, et pourtant, à la centième, il sera produit précisément de la memegrandem' qu'à la première.

Il y a un autre passage de la critique de M. Romanes — celle qui concerne l'influence du premier père sur la progéniture — qui appelle un commentaire. Il met dans la bouche de M. Weismann ce qu'il suppose qu'il faut répondre à mon argument. « D'abord, il mettra le fait en doute. » Eh bien, après les preuves ajoutées ci-dessus, je ne pense pas qu'il le fasse, à moins que, en réalité, sa promptitude

* Voir plus haut l'Essai sur l'Organisme Social, et aussi Principes de Biologie, 247

L INSl FFISANCK DE U « SÊLKCTION NATl IIELI.K »» 375

à hast'i* des ('u^('lu^i<)^s sur (1rs choses <« faciles à iiii.-i;;iiu*r »» lie s'ajTompa^'rH' de (iinl<|ue ré|)ii<:iiaii<'e à accepter un léinni^'ua;;:e (lu'il est (liflicili- île ré\«Mjner en (l(»ute. Secondement. il est supposé répondre que « le plasma j^erminatii du |)n'inier j)ére a. d'une manière ou d'une autre, été en partie mélan^'é avec celui des œufs non mûrs ». et M. Homanes décrit alors conunenl il se peut (pi'il y ait des millions de spermato/oaires. et des milliiTS de milli<uis » des <« ids » qu'ils contiennent autour des ovaires, an\(piels sont dus ceseflets secondaires. Mais, d'une part, iln'explicjue pas jMMinpioi, si cela n'arrive point, la puissance de ce plasma (pii reste est néanmoins telle (ju'elle alTecte non seulement la progéniture immédiate, mais toute progéuiliue subsé(piente. Ce (ju'il y a dinconciliahle dans ces deux implicatiitns, suffirait, je pense, à faire re|)ousser la su|)position. (piand même nous n'aurions pas, quotidiennement, une telle multitude de preuves ipie la surface d'un ovaire de manmiifére n'est pas une spermallié(jue. La troisième réponse (pie propose M. Uomanes, c'est rimpos>iliilité de conccNoir par (piel processus le plasma ^'erminatif d'un père précédent aflecte la constitution de la femelle et la postérité du second père. Je répondrai en lui demandant pounpioi il suppose que Texplication donnée par M. Darwin de l'hérédité par * pangenése >• est la seule explication utilisable en dehors de celle de Weisniann? et pourquoi il me présente ces objections plus particulièrement, feignant dignorer mon hypothèse des unités physiologiques ? Pour- (pioi suppose-l-il que j'abandonne ma propre hypothèse pour adopter celle de Darwin, m'engageant ainsi dans des difficultés que ma |)ropre hypothèse évite? L'hypothèse de la pangenèse de Darw in inqjlique, non seulement (jue la cellule reproductrice doit contenir de nombreuses sortes de gem-

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mules ilérivées «IcsdilÏÏMviUsor^ninos. iii.iis,]ii(' Itvs nombres de ces ^eminiil.-s (IdiN.-nt ;i\.iir ciitiv (mi\ (|m'l(jii«' chose comiiit' lt'> |)ro|»uiliniis (|n ont les <n:j;iii('s ori^Miiaircs ciilrc eux coiiimc •iiMiidnir. La couccplioii entraîne lieancun|. dr sortes dilïérenles, dont les nondues sont en lieaneouii de proportions dilTcrcntcs. et j'ai supposé (pie la dillK nli,'. allcfjuce consistait <mi ce «pie. ponitine rinllnenee d un premier père ffit e(MMnHMii(piee dn jd'tns en cours de croissance à la mère, cela implicpicrail non seulement la transmission des diverses espèces de gemmules dérivées de celui-ci, mais encore le maintien de leurs proportions numéricpies. et (|u"ensuite ces ^'enunules diffusées à travers tout le système de la mère, auraient à être transférées dans ces m^^mes proportions aux œufs cpii se formeraient sul)séqu«Minuent. Il ne s'élève {»as de diflicultés de ce genre si les unités transmettant les caractères héréditaires ne sont (jue d'une seule opèce.

Il me faut m'arréter ici. J'ai été, en réalité, amené à su.sp iidre |)endant un temj)s mon œu\Te personnelle, parce que j'avais conscience de rimporlance de la question discutée. Ainsi que je l'ai déjà soutenu, la réponse correcte à la (piestion de savoir si les caractères acquis sont, ou non, héréditaires, décidera de la correction des croyances non seulement en hiologie et en psychologie, mais aussi eu éducation, en morale et en politique.

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EXTRAIT DU >TUAMT Mii.L. — Mas luémolres, 3» éd. 5 (r.

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