ET LE RESPECT DE LA PERSONNE
Âpres avoir examiné les diverses Uaéories qui altèrent si gravement le droit naturel, il nous semble utile de résumer celle qui nous a servi de point de repère dans tout le débat, et en dehors de laquelle il ne peut pas y avoir de morale sociale digne de ce nom. Nous ne prétendons pas produire une conception nouvelle, mais simplement extraire de la conscience humaine et de la raison Tidée du droit, telle qu'elle s'y forme naturellement en dehors des systèmes, et la rétablir dans sa précision en face de ces étranges nouveautés de doctrines, qui, en éblouissant les esprits d'un faux éclat emprunté à la science positive, ne font qu'obscurcir les plus claires notions.
Cette définition du droit suppose à sa base la personnalité humaine, replacée à soii vrai rang, nettement distinguée des principes inférieurs qui parais-