MAGNETISME
duction magnétique; l'aimantation ainsi développée est dite aimantation induite; les champs magnétiques sont donc inducteurs.
Le sens de Taimantation induite est déterminé par la direction des lignes de force du champ; ainsi un barreau dont Taxe est disposé parallèlement à ces lignes prendra un pôle sud à rextrémité par laquelle ces lignes entrent et un pôle nord à Textrémité par laquelle elles s'échappent.
La présence du barreau dans le champ modifie le champ : le flux qui traverse la région où il est placé se trouve être plus
Fig. 6.
considérable que celui qui la traversait avant l'introduction du barreau magnétique. L'intensité d'aimantation produite est proportionnelle à ce nouveau flux, qui définit l'induction, quand on le rapporte à l'unité de surface; on l'appelle Vinduction magnétique et on le représente par la lettre ilî). Par centimètre carré, i)l> est d'abord égal à H; mais l'intensité
primitive du champ augmente de 47r ^ =47r5, de sorte que l'on a définitivement
L'induction magnétique est donc égale à l'intensité du champ augmentée de ^t: fois l'intensité d'aimantation acquise par le barreau.
L'induction varie avec la perméabilité [l du corps magnétique;
Dl, = /jlH.
ill) Par suite, ft=r — ; la perméabilité est donc égale au rap-
port de rinduction à rintensité du champ : /x est plus grand que Tunilé pour les corps magnétiques (fer, nickel, cobalt, clirome, manganèse, platine) et plus petit que Tunilé pour \e% corps diamagnétiques, tels que le bismuth, Tantimoine, 1 • zinc, le cuivre, etc. Mais ce coefficient jjl est d'un emploi difficile dans les problèmes pratiques, car il n'est pas constant pour un corps déterminé : il varie avec de nombreuses conditions et notamment avec les états magnétiques qui ont . précédé Tétat actuel de la substance.
Quand on place des barreaux de nature différente dans un champ, on constate qu'ils prennent une intensité d'aimantation 5 différente; on exprime ce fait en disant qu'ils n'ont pas la même susceptibilité magnétique. On donne ce nom à un coefficient d^aimantation induite égal au rapport de l'intensité d'aimantation à l'intensité du champ inducteur : on le note par le symbole x et l'on écrit
La susceptibilité est donc égale au rapport de l'intensité d'aimantation à l'intensité du champ.
Pour les corps magnétiques, x est positif, tandis qu'il est négatif pour les diamagnétiques.
Le coefficient x n'est pas plus constant que fx et il varie pour un même barreau, avec l'intensité H du champ; après avoir atteint un maximum, il décroît ensuite rapidement. Cette variation explique la saturation magnétique des noyaux de fer des électro-aimants.
On démontre sans peine que
(5) |UL — :l -h AtTX.
Quand on introduit un barreau formé d'une substance magnétique dans un champ, il s'oriente de manière que ses lignes de force se superposent à celles du champ. Le flux qui traverse le barreau a alors pour valeur 9=i|ulHS, si le champ est uniforme et le barreau long et mince, ^H étant l'intensité du champ et S la section du barreau. On voit donc que la perméabilité est assimilable à une sorte de conducti-